84

Chloroquine : le doute organisé : suite

Cela fait des semaines qu’on nous dit que le protocole du Professeur Raoult ne vaut rien et qu’il ne faut pas le prescrire, cherchant même à poursuivre les médecins qui le feraient avant le résultat de tests en cours.

Cela fait des semaines qu’on se plaint que les tests en cours ne servent à rien, car l’administration des produits arrivent trop tard. L’indication est mauvaise, ce qui me permet de mettre en doute la compétence de ceux qui l’utilisent ainsi. Prescrire hors AMM à bon escient est une chose, prescrire hors AMM à mauvais escient en est une autre.

Cela fait des semaines qu’on demande, qu’on propose aux autorités des études, au moins une, avec un nombre important (plus significatif qu’un article bien rédigé), dans la bonne indication : en ambulatoire, au tout début de la maladie, pour diminuer les hospitalisations, après c’est trop tard et cela ne sert à rien.

Cela fait des semaines qu’on nous met sous le nez des publications étrangères, la dernière, vantée par le Ministre qui manifestement ne l’a pas lue, est un monument de bêtise qui ne permet pas d’affirmer que cela ne marche pas au début, mais permet au contraire d’affirmer que cela ne marche pas quand on le prescrit trop tard.

Une étude vient de sortir, brésilienne, dans les conditions que tout le monde réclame sans être entendus, Paris rendant apparemment sourd.

636 patients avec symptômes Covid, traités au tout début de la maladie. Un groupe (412) avec protocole,un groupe (224) sans protocole (224). 3 fois moins d’hospitalisations dans le groupe avec protocole. Pire : plus c’est prescrit tôt, plus c’est efficace.

Voici l’étude (publiée en anglais), la traduction du résumé, et un des tableaux.

https://pgibertie.files.wordpress.com/2020/04/2020.04.15-journal-manuscript-final.pdf

Résumé

Contexte: Cette étude vise à évaluer si la prescription empirique d’hydroxychloroquine et d’azithromycine chez les patients soupçonnés de COVID-19 est associée à un moindre besoin d’hospitalisation Méthodes: Une équipe de télémédecine a évalué les patients ambulatoires suspects COVID-19 présentant des symptômes pseudo-grippaux, si aucune contre-indication n’a été détectée, le traitement avec l’hydroxychloroquine et l’azithromycine a été prescrite après le consentement des sujets. Les patients ont été suivis quotidiennement par des rendez-vous de télémédecine. 

Résultats: Sur les 636 consultations externes symptomatiques, 412 ont commencé un traitement par hydroxychloroquine et azithromycine et 224 ont refusé des médicaments (groupe témoin). Le besoin d’hospitalisation était de 1,9% dans le groupe de traitement et de 5,4% dans le groupe témoin (2,8 fois plus) et le nombre nécessaire pour traiter était de 28 (NNT = 28). Chez ceux qui ont commencé le traitement avant ou après le septième jour de symptômes, le besoin d’hospitalisation était de 1,17% et 3,2%, respectivement. 

Conclusion: Le traitement empirique par l’hydroxychloroquine associée à l’azithromycine pour les cas suspects d’infection au COVID-19 réduit le besoin d’hospitalisation (p <0,001).

Traitement tôt, tard, et sans traitement

Attendons la vérification de cet article et les critiques.

Gérard Maudrux

Gérard Maudrux

84 Commentaires

  1. Sans illusion, mais bon: pour information.
    C’est en anglais, mais c’est le New England Journal of Medicine, LA référence internationale en médecine clinique.
    (https://www.jwatch.org/na51319/2020/04/24/chloroquine-and-hydroxychloroquine-old-drugs-new-covid-19?query=C19 )

    La biographie professionnelle des auteurs (infectiologues et/ou épidémiologistes) et leurs conflits d’intérêts potentiels sont disponibles avec le texte.

    Paragraphe de conclusion:
    « …we are troubled that most of the available information in relation to the use of CQ/HCQ for COVID-19 comes from studies that were either poorly designed or available in only non–peer-reviewed preprints. Placebo-controlled studies evaluating the role of CQ/HCQ as postexposure prophylaxis, in outpatient clinics (mild disease), and in hospitalized patients have now been started. Given the currently available limited efficacy data and the concerns regarding toxicity, we believe that CQ/HCQ should not be used for COVID-19 until controlled clinical trials demonstrate that benefits outweigh potential harms »

    Traduction:
    « Nous somme troublés que l’information disponible en relation avec l’utilisation de CQ/HCQ pour le COVID-19 provienne d’études mal conçues ou disponibles seulement sous forme de pre-prints avant revue. Des études contre placebo évaluant le rôle de CQ/HCQ en prophylaxie après exposition, chez patients externes (maladie peu sévère), et chez des patients hospitalisés ont maintenant démarré. Etant donné les données actuellement limitées concernant son efficacité et les inquiétudes concernant ses risques, nous pensons que CQ/HQ ne devrait pas être utilisé pour le COVID-19 jusqu’à ce que des essais cliniques aient démontré que ses bénéfices sont supérieurs à ses risques ».

    • Tout aussi effaré par la « qualité » des études qui sortent, tant chez les pour que chez les contre HCQ. Il y a eu l’américaine qui prétend comparer 2 groupes, en donnant l’HCQ préférentiellement aux cas les plus graves, conclusion plus de morts dans le groupe HCQ, donc cela ne marche pas. Il y a la toute dernière, chinoise ( https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.04.27.20073379v1 ) 568 cas, 2 groupes, 19% de mortalité avec HCQ, 46% sans. Le hic c’est que l’âge moyen du premier groupe est de 57 ans, pour 76 ans dans le second. Conclusion cela marche, alors qu’il ne font que confirmer que la mortalité est plus élevée chez les plus âgés ! Toutes ces publications n’honorent pas leurs auteurs et entretiennent le doute. Toujours pas de sérieuse en ambulatoire, sans manipulation des 2 groupes, alors que 2 à 3 semaines suffisent pour juger du résultat, ne serait-ce qu’en examinant que le nombre d’hospitalisations, de réas et de décès.

  2. dernière nouvelle pour la chloroquine
    l’armée française se constitue un stock acheté à la chine
    l’italie en doone l’accès libre en pharmacie (piémont)
    et ici les médecins ne peuvent toujours pas la prescrire

  3. Je me suis documenté sur le giec qui est trés controversé…
    Co2 trés augmenté, fonte des glaces élévation du niveau des mers etc
    les preuves de l’élévation thermique ne manquent pas
    on trouve toujours des négationistes comme pour la chloroquine
    ou sont les intérets derrière tout cela !!

    • Les rapports du giec sont etablis conformément aux croyances que font naître les événements planétaires. Si bien que chaque donnée pouvant servir est utilisée sur cette voie. Ecoutez Francois Gervais. Le giec n est plus de la science c est une religion.
      Pour ce qui est du réchauffement climatique du au co2 cela serait possible avec un taux de co2 superieur a 1 ℅ dans l atmosphère, hors le taux malgré l activité humaine intense est de 0.03 ℅ au lieu de 0.025℅. Si avec une différence aussi minime le co2 pouvait engendrer une différence de température de 2 degrés alors ce serait un mal pour un bien puisque nous pourrions utiliser des serres rempli de co2 pour avoir de l énergie thermique et ainsi remplacerions une bonne partie du charbon et du pétrole !! Excusez moi si je me trompe. C est avec un peu de documentation que je tire ces conclusions. Par ailleurs sans contreverse pour moi il faut s inquiété de notre démocratie.

      • Pour ce qui est du traitement du professeur Raoult, je suis de son côté. Il suffit de verrifier les données de l ihu nombre de patients hospitalisés/ nombre de décès. Résultat : la plus faible mortalité au monde.

  4. Le doute organisé ? Mais qui l’organise?…
    J’ai hésité à perdre mon temps (écrire) pour tenter de convaincre des « croyants ». Mais l’indignation est finalement la plus forte.
    En effet, qu’un professionnel ayant une audience telle que la vôtre, et fut-ce avec les meilleures intentions du monde, fasse la promotion d’une étude d’une pareille médiocrité méthodologique laisse sidéré, pour ne pas dire désespéré.
    Juste quelques exemples:
    1. les tests PCR n’étaient pas obligatoires (« The swab laboratory was not mandatory »). L’étude a donc inclus des patients « suspects de COVID » (cf. le titre), mais on ne sait même pas combien l’avaient vraiment, ni même simplement combien ont eu un test dans chaque groupe (traité et non traité), ce qui aurait au moins permis de se faire une idée…
    2. on sait en revanche combien ont eu un scanner : 251 patients (60,9%) dans le groupe traité, mais seulement 54 (24,1%) dans le groupe non traité. Pourquoi ? Pire : le scanner montrait des signes évocateurs de COVID chez 59,7% dans le groupe traité, mais seulement 40,7% dans le groupe non traité. Et quand était fait le scanner ? A l’inclusion ? En cas de dégradation clinique ? Mystère… La seule question intéressante n’est pas de savoir si cette différence « favorise » ou non le groupe traité, mais plutôt : où est le biais qui explique pareille différence?? La comparabilité des 2 groupes en tout cas est à l’évidence médiocre pour ne pas dire plus…
    3. évidemment, pas de tirage au sort : le traitement était donné sur la base du volontariat (« Treatment with hydroxychloroquine associated with azithromycin was suggested and prescribed if consented from patient. »), le groupe non traité étant constitué des patients refusant le traitement. Les raisons pour le refus de traitement ne sont stipulées nulle part, mais là encore, des biais multiples sont plus que probables…
    Enfin, d’autres études, aussi pauvres méthodologiquement, mais ayant au moins passé le test d’un comité de lecture, rapportent des résultats qui ne sont pas du tout en faveur de l’hydroxychloroquine (https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.04.16.20065920v2 ). Pourquoi ne citez-vous que les études (soi-disant) favorables ??
    La lecture critique d’articles est un sujet enseigné dans les facultés de médecine. Je crains que vous n’ayez une note éliminatoire. Encore une fois, je ne doute pas de vos (bonnes) intentions. Mais votre promotion enthousiaste d’une étude douteuse…entretient le doute !

    • Le doute, je l’ai, contrairement à ce que vous pensez, et j’attends des preuves, c’est à dire reproduire les constatations en ambulatoire, et non chez des hospitalisés, ce qui ne semble pas la bonne indication. Alors quand je vois la première étude dans ce sens, je la communique pour information. Vous dites que je ne fais que la promotion d’articles favorables et non des autres ? Ici j’ai informé de cette communication, je la communique en entier que les lecteurs se fassent leur propre opinion (ce que vous avez fait), je n’ai fait aucun commentaire et je termine en disant que j’attends commentaires et vérification de l’étude. Est-ce de l’info non commentée ou de la promo. Comment faire de l’info en étant plus neutre, expliquez moi ? Dès que j’ai eu connaissance de critiques, je l’ai immédiatement communiqué (voir commentaires). Par contre quand vous dites que je ne communique que des études favorables et que vous m’en citez une, je vous signale que cette étude, je l’ai citée dans le billet précédent. Vous en faites la promotion car relue, mais avez vous lu la page 12, où il est écrit que le protocole a été donné préférentiellement aux cas les plus graves ? Comparaison sérieuse ?De plus cette étude ne peut être comparée, car on est totalement hors protocole que l’on souhaite voir vérifier : patient en ambulatoire et non en maladie avancée. Très franchement vos critiques ne collent pas avec les articles que vous avancez.

    • A Philippe Girard :
      Contrairement à ce que vous indiquez, l’étude Magagnoli que vous citez n’a pas encore passé le test d’un comité de lecture. En effet, il est clairement mentionné sur la page de medRxiv : « This article is a preprint and has not been peer-reviewed. It reports new medical research that has yet to be evaluated and so should not be used to guide clinical practice. »
      Cette étude rétrospective présente des biais encore plus importants que l’étude observationnelle de Sao Paulo que vous torpillez allègrement :
      – sélection rétrospective de cas cliniques (sur quelles bases ce choix de cas peut-il être considéré comme objectif ?) ;
      – les comorbidités sont nettement plus fréquentes dans le groupe HCQ, notamment le diabète, facteur péjoratif évident dans le CoViD19 ;
      – 32% du groupe sans HCQ ont été traités à l’AZ ;
      – 19 patients sur 177 appartenant à la cohorte sans HCQ au départ (>10% de l’effectif), ont finalement reçu, après mise sous ventilation mécanique, soit HCQ seule (7 patients) ou ACQ+AZ (12 patients), vraisemblablement parce que leur condition s’était détériorée et que la médication leur a été donnée en dernier recours à titre compassionnel ; il est plus que probable que si ces 19 patients étaient restés dans le groupe témoin, ils auraient fini parmi les décès ; l’honnêteté méthodologique voudrait donc que ces 19 patients soient retirés de l’étude, puisque les raisons ayant mené au changement de traitement ne sont pas connues ;
      – si on considère que les 19 patients transférés du groupe sans HCQ vers les deux autres groupes seraient morts si on les avaient laissés dans le groupe initial, on obtient un taux de mortalité de 22% pour le groupe HCQ, 13% pour le groupe HCQ+AZ, 21% pour le groupe sans HCQ, ce qui montrerait en fait que le protocole de Raoult (HCQ+AZ) est particulièrement efficace, puisque le groupe HCQ+AZ a un taux de mortalité 40% inférieur au groupe sans HCQ, et ce en dépit du fait que 32% de ce groupe ait reçu de l’AZ. Donc cette étude observationnelle pourrait en fait prouver que l’association d’HCQ et AZ potentialise les effets de l’AZ.
      Vous voyez clairement ici le biais de la sélection rétrospective des cas.
      Enfin l’étude de Magnoli est effectuée sur des cas graves, alors que Raoult préconise le traitement HCQ+AZ à l’apparition des symptômes, ce qui est précisément l’étude faite par Sao Paulo. En dépit de ses défauts méthodologiques, propres à toute étude observationnelle, elle permet de penser qu’il vaut mieux traiter les patients volontaires que de ne pas les traiter, parce que les patients du groupe ayant reçu le traitement standard, bien qu’ayant des symptômes moins graves au départ, développent plus de complications que le groupe HCQ+AZ.
      Bien évidemment, nous sommes tous d’accord que l’idéal serait de mener une étude randomisée en double aveugle, au stade de la maladie préconisé par Raoult, c’est à dire à l’apparition des symptômes, mais personne ne veut la faire pour l’instant, et les labos ne se bousculent pas pour en organiser une telle étude portant sur deux molécules qui ne rapportent plus grand chose.
      Et la bataille menée par beaucoup qui s’expriment ici est pour donner le choix au médecin et au patient, comme c’est le cas dans de nombreux pays, la France étant le seul pays à interdire à ses médecins de prescrire ce traitement. Les autres pays font des recommandations, la France, elle, interdit d’utiliser ce protocole en première intention, et le réserve aux hôpitaux. Comme les recommandations toujours en vigueur à ce jour sont de ne rien faire et de n’hospitaliser que si Sp02 < 90% alors qu'on sait qu'en dessous de 95% on commence à être très sérieusement à risque de complications, on a encore pas mal de soucis à se faire si la contagion repart post-confinement …

      • Nous sommes d’accord sur (au moins) 2 points:
        1. pas de hiérarchie dans la médiocrité méthodologique entre les 2 études dont nous parlons (reconnaissez d’ailleurs que je ne l’ai pas fait: « aussi pauvres méthodologiquement »). Leur point commun est qu’on ne peut RIEN en tirer sur la question de l’efficacité du traitement qu’elles le défendent (Esper) ou pas (Magagnoli).
        2. la SEULE façon de savoir, c’est de tirer au sort, pour être certain d’avoir des populations comparables (même sans double aveugle, une étude randomisée « ouverte » serait déjà un immense progrès par rapport à ce dont on dispose à l’heure actuelle…). Vous vous plaignez (à juste titre) de l’absence de telles études, et je suis donc d’accord.
        Mais alors: qu’a fait Mr Raoult depuis plus de 2 mois ???? Alors qu’il en avait largement les moyens (il a inclus des centaines de patients dans des cohortes), un peu de légitimité, et l’antériorité, il n’a fait que persister dans l’impasse de cohortes chaotiques non comparables. Pourquoi? Il répond presque ouvertement: il ne « croit pas » aux essais randomisés (en voila un scientifique !!!). Et cette incrédulité lui permet justement…d’entretenir le doute, et accessoirement de continuer ses monologues surréalistes sur Youtube…
        Je ne sais pas si l’hydroxychloroquine a un quelconque intérêt dans le traitement du COVID.
        Mais je sais que l’hydroxychloroquine est toxique. Restreindre sa prescription à des patients inclus dans des essais me parait donc à la fois raisonnable et éthique. Plusieurs essais randomisés contrôlés (double aveugle ou pas) sont en cours, y compris dans les formes peu graves de COVID (où la question de la toxicité est donc particulièrement sensible). Nous aurons au moins quelques réponses fiables.
        Dans tous les cas, les études (méritent-elles ce nom?…) du type Esper ou Magagnoli ne PEUVENT PAS répondre à la question de l’efficacité d’un traitement (Esper et coll. se permettent d’affirmer dans leur conclusion que le traitement « reduces the need for hospitalization », ce qui est factuellement faux: on n’en sait rien!). On devrait donc s’abstenir de leur faire la moindre publicité (ce que fait malheureusement, même involontairement, ce blog), qui ne fait qu’ajouter de la confusion à la confusion…

  5. Quand la folie prend le dessus sur la raison le malheur n est pas loin. Grippe aviaire, sras, mers, covid 19, le pire est a venir, le pire c est peut-être ce que veulent certains. Nous sommes soit disant trop sur la planète (ce qui est complètement faux) le réchauffement climatique (faux également puisque c est d abord l activité solaire qui regule cela, et aussi parceque les températures sont stables depuis 20 ans!) les conjonctures géopolitiques poussées vers la haine au lieu du pacifisme. Le terrain est en préparation. Le cov 19 est un échantillon peut être. Voilà pourquoi peut-être ne veulent ils pas ,s ils existent ces manipulateurs, de solutions aux problèmes !!!!!!!!??

    • je n’en reviens pas le réchauffement climatique du aux activités humaines n’existe pas ?du style la terre est plate ?

      • Ce n est pas le sujet(renseignez vous bien les rapports du giec meme le disent « pas de réchauffe ment depuis 20ans »)La Terre plate c est comique et quel rapport ??? Oui il y a délibérément une religion créée et diffusée par Dieu télévision !! Je suis loin d être le seul a faire cette conclusion. Pour moi cette histoire de virus plus l histoire du réchauffement climatique plus cette haine qui se propage et qui nous a fait froler une guerre mondiale partant de Syrie sont probablement liés. Je dit probablement !!!

  6. C’est officiel, l’ AIFA, l’agence du médicament en Italie a autorisé le protocole du P.Raoult pour soigner les patients précocement à domicile.
    En espérant que cette info sera enfin relayée en France.

  7. Sur quel site trouve t on l’article brésilien qui n’est pas sur MedRxiv.org et sur Bibliovid

      • A new study from Brazil is reporting significant positive effects of hydroxychloroquine (HCQ) + azithromycin (AZM) on early-stage suspected COVID19 cases. The study was posted as a preliminary manuscript draft on Dropbox a couple of days ago. I just tweeted my thoughts in a long thread, but here is a bit more polished version.

        Update 20 April: It was announced today that the study described below has been suspended because of ethical violations. As pointed out by Natalia Pasternak and Carlos Orsi and Ricardo Parolin Schnekenberg (see Additional Reading links below), the study had already started before the ethical approval had been obtained. This could be figured out by looking at the disclosed study days in the preprint and the trial registration at the Clinical Trials website.
        A preprint, not a peer-reviewed paper

        The first thing to note is that this manuscript was posted on Dropbox, not onto a regular preprint server such as bioRxiv or medRxiv. This is NOT a peer-reviewed paper. It is draft meant for others to comment on.

        • Je traduis : L’étude a été publiée sous forme de brouillon préliminaire sur Dropbox il y a quelques jours. Elle a été suspendue en raison de violations éthiques, ayant déjà commencé avant que l’approbation éthique n’ait été obtenue. Une préimpression, ce manuscrit a été publié sur Dropbox, pas sur un serveur de préimpression ordinaire tel que bioRxiv ou medRxiv. Ce n’est PAS un article évalué par les pairs. Il s’agit d’un projet destiné à être commenté par d’autres.

          Décidément l’histoire se répète, le contenant, sa forme est plus important que le contenu.A suivre.

  8. ou est la vrai raison
    deja on sait que des politiques et pas des moindres proches ou éloignés du gouvernement l’ont utilisés …

  9. mais avons nous assez de chloroquine en FRANCE
    n’est ce pas la vrai raison de l’attitude opposée au traitement ?

    • A priori il y en a assez pour traiter les malades, mais pas assez si tout le monde stocke.

      • Si il y en a assez pour traiter les malades mais pas assez pour que tout le monde en stocke on pourrait autoriser TOUS les médecins à le prescrire ce qui serait déjà un premier pas vers des mesures intelligentes

      • a quel moment accepterez vous l’évidence que la quantité du stock disponible n’est pas la vrais raison de l’attitude des opposant au traitement !
        a quel moment accepterez vous le fait que vous et vos collègues avez été formé par l’industrie pharmaceutique ?
        en générale cela vient après que l’on se soit fait traité de : « nazi », « fasciste », « conspirationniste », « adepte de la terre plate », « chercheur chasseur d’extraterrestre  » . . .
        faite gaffe l’atterrissage est rude !

  10. Tocilizumab est thrombopeniant.
    Azythromycine est thrombopeniante.Est ce qui explique son effet préventif sur asthme,bpco,DdB et mucoviscidose?
    Le facteur plaquettaire4(cxcl4) active le promoteur des il5,régule les lymphoT auxiliaires etc…dans l’asthme sévère.ttt=anti il5=benralizumab.
    Montelukast prescrit par des confrères dans Covid :thrombopenie et délires..
    Enfin ,merci aux confrères du CHRU de Besançon:Covid et embolie pulmonaire.
    Pourvu que nos courageux chercheurs puissent encore explorer la plaquette

  11. Il y a ce soir une avancée thérapeutique de l’AP-HP dans de traitement des cas graves.
    Le Tocilizumab ( Actema 20 mg/ ml) , TCZ, est étudié depuis le début de l’année 2020 par les chinois dans le SRAS COVID 19.
    L’essai français de l’AP-HP a porté sur 129 patients gravement atteints.
    Le TZC est un anticorps monoclonal humanisé qui inhibe l’IL-6.
    Les 2 perfusions coûtent 1500 €.
    Il y a un risque connu d’effet indésirable : l’ostéonécrose de la mâchoire ( ce risque est aussi connu dans le traitement aux biphosphonates.
    Les essais montrent une diminution significative des évolutions défavorables en réa. Il y a une remontée des lymphocytes et baisse de la CRP.

    • En tout cas cela ne se voit pas dans les chiffres de mortalité. Si l’on excepte l’Occitanie aucune région n’a amélioré sa mortalité depuis 1 mois, avec des taux variables selon les régions, mais d’une désespérante constance, les plus chargées étant évidemment les plus mauvaises. La région PACA, et singulièrement le département des Bouches du Rhône bien que restant les meilleurs se sont même dégradées sur cette période. Par contre un paramètre qui a évolué c’est le taux de réanimation qui est passé de 24% en France au 2 Avril à 16% aujourd’hui, ce qui semble indiquer que l’on prend en charge aujourd’hui des patients moins atteints.

    • Oui, c’est plutôt encourageant pour les cas graves.
      Le communiqué de presse officiel indique : « Le critère de jugement primaire était la combinaison du besoin de ventilation (mécanique ou non invasive) ou du décès à J14. » et « Le critère de jugement principal a été atteint chez une proportion significativement plus faible de patients dans le bras tocilizumab. »
      Notons toutefois que ce résultat est donné quand même très tôt, sans la communication d’aucune autre donnée chiffrée que le nombre de patients (129, ce qui ne fait que 65 patients dans chaque bras, donc un nombre statistiquement pas encore très solide) et l’affirmation que le traitement « améliore significativement le pronostic des patients avec pneumonie Covid moyenne ou sévère », sans plus de précision quantifiée quant au degré d’amélioration significative, ni de données quantitatives sur la gravité de l’état initial des patients inclus dans chaque bras. Le résultat à atteindre étant la combinaison du besoin de ventilation ou le décès, on peut en conclure qu’il y a vraisemblablement plus de patients encore vivants dans le bras tocilizumab, et il faut surtout espérer que la proportion de ceux qui peuvent désormais se passer de ventilation est plus importante dans ce bras que dans l’autre, mais il n’est pas actuellement possible de l’affirmer en lisant le communiqué de presse.
      Les détracteurs de Raoult lui reprochent, entre autres, sa propension à publier des résultats rapidement, sans que ceux-ci soient définitifs, mais force est de reconnaître que ce communiqué de l’APHP participe de la même précipitation, avec encore moins de données concrètes que n’en communique l’IHU, donc la circonspection est tout de même de mise, même si l’espoir est permis …
      Précisons également, qu’outre le coût du traitement (deux injections sont parfois nécessaires) et l’effet indésirable connu tout de même très inquiétant (ostéonécrose de la mâchoire), le traitement est une bio-thérapie qui ne se fabrique pas rapidement à grande échelle pour l’instant.
      On peut donc continuer à regretter que l’APHP n’organise toujours pas d’étude randomisée en double aveugle sur le protocole Raoult afin d’évaluer si celui-ci, qui a de plus la qualité d’être d’un coût minime, peut permettre ou pas de diminuer le nombre de cas graves potentiellement admis en réa.

  12. Si on regarde une statistique simple: pourcentage des décès par rapport aux patients hospitalisés ou ayant été hospitalisés, on trouve un pourcentage de 12,6% pour l’ensemble de la France allant de 17,5% pour la Corse à 6,4% pour l’Ile de France.. Ce même ratio pour l’hôpital de la Timone du prof Raoult est de 0,4% (14/3130) cela fait 30 fois plus de décès dans l’ensemble des hôpitaux en France

  13. Le message délivré par le gouvernement dans les médias, est, si ce n’est criminel, au moins stupide!
    « Si vous toussez et que vous avez de la fièvre, vous êtes peut-être malade…. ». Non???? Sans rire???
    « Restez chez vous ! » Ben, oui ! On va pas risquer d’aller chez son médecin pour choper ce p…. de virus.
    « Si ça s’aggrave, faites le 15…. » . Ils auraient pu rajouter « et si vous êtes âgé et/ou en ALD contactez votre notaire et les pompes funèbres! »
    Il ne semble pas entendable, envisageable, que les médecins traitants, à qui les HAS, ARS, SS… reprochent à longueur de temps de prescrire les antibio à tord et à travers, aient (pour une fois?) bien fait de le faire! Et si c’est le cas, faut surtout pas que ça se sache…
    En ville, on traite des gens symptomatiques et dans l’urgence, dans l’administration, on obéit à des recommandations validées par des études longues et sérieuses….
    À propos d’études, il y en a une qui m’intéresserait mais ça ne doit intéresser que moi, c’est l’état bucco-dentaire des patients présentant des complications graves. Il se passe un truc dans un tuyau qui rentre par le nez et la bouche et ressort….plus bas. Il y a un tas d’organes plus ou moins vitaux entre l’entrée et la sortie, dont certains ont l’air de disfonctionner de manière surprenante et il y en a 32 (organes), qui n’interessent personnes! Bon, faut reconnaître que le CNO des gens susceptibles de regarder ce qui se passe à l’entrée du tuyau, les ont jugé trop c…. pour ne pas être confinés avec tout le monde!

  14. Vos confrères italiens des régions nord peuvent prescrire le plaquenil aux patients à domicile pour les soigner précocement et éviter de les hospitaliser.Et cela depuis fin mars.
    En France, aucun média a relayé ces infos.
    Je ne pense pas que les médecins italiens soient des farfelus ou des irresponsables.

    • Une de mes amies m’a parlé d’une idée lumineuse: il faudrait suggérer au comité scientifique créé par Macron de mettre le Pr Raoult en prison parce qu’il paraît intolérable qu’il arrive à guérir des gens, alors que le test sur les 1000 personnes a été refusé, en effet c’est très injuste pour les autres, il faut qu’il arrête de guérir des patients ! Qu’il arrête cela tout de suite !Ce n’est pas normal.
      Merci Dr Maudrux de vos interventions si pertinentes

      • La vérité et l humour font du bien. Heureusement qu un peu de surdité mentale permet de faire très vite comme Raoult, et TCZ c’est pour vérifier qu ils crèvent qd même si c’est trop, mais, mais ça rapporte plus

        • L’humour fait du bien mais il ne fait pas la vérité; Une agence italienne non plus. Mais souhaitez vous être objectif?

  15. Bonjour,
    Je vous avais parlé il y a qqs temps de l’étude interventionnelle COLCORONA (interêt de la colchicine sur l’orage cytokinique) menée sur 6000 patients initiée fin Mars et dont les résultats définitifs seront connus fin Septembre. [https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT04322682]
    Cette étude menée par l’Institut cardiologique de Montréal (ICM) enrole également trois sites, deux aux Etats-Unis et un en Espagne.
    Sans grand espoir de réponse je l’avoue j’ai adressé ce matin un mail au Directeur de l’ICM, chercheur principal de l’étude COLCORONA (Jean-Claude Tardif) afin de savoir si des résultats préliminaires étaient déjà connus vu qu’une première estimation était attendue pour le 24/04/2020.
    Et bien, j’ai eu une réponse quelques heures après de ce confrère m’expliquant que des résultats étaient espérés pour Juin. J’ai apprécié.
    Lisez ou plutôt écoutez [https://www.colcorona.net/] avec attention comment ce chercheur dirige cette étude, appuyé par le Premier ministre du Quebec (François Legault). L’inclusion des patients se fait par simple contact téléphonique 24h/24 (après prise en compte des critères d’inclusion et d’exclusion), le patient reçoit un formulaire dématérialisé de consentement éclairé puis son traitement dans les 4h s’il est inclus dans l’étude. Suivi prévu.
    Il est fait largement appel aux médecins de toute nature afin d’expliquer aux patients tout l’intérêt de cette étude.
    Par opposition que se passe t-il chez nous ? Hospitalo-centrisme, mise à l’écart et humiliation des médecins de ville, avis quotidiens d’experts, mensonges, approximations, conseils bricolage de masques…
    Vous verrez que si la rumeur vient aux oreilles de nos politiques, le STROMECTOL et le COLCHIMAX vont également être interdits de prescription aux médecins de ville.

  16. tout commence par le biais gouvernemental qui dit toutes les heures ,sur
    les ondes ou télé : »si vous avez de la fièvre et de la simple toux,restez chez vous; si vous êtes essoufflé faîtes le 15″ .
    si l’on rajoute les nombreux experts des plateaux télévisuels,souvent
    cafouilleux ou déclamant à corps et à cris « sans double aveugles on ne
    saura pas ce qui marche »; il est évident qu’il est difficile de remonter une
    telle désinformation; et si l’on rajoute la « létalité » d’un tel traitement,rapporté
    dans la presse. et bien on peut dire qu’il s’agit aussi d’un effondrement
    intellectuel. beaucoup oublient qu’il s’agit d’une urgence médicale qui
    justifie l’audace décisionnelle.

  17. Existe t il des publications sur le stress et diffusion pandémique sachant que l’ile de France, entre autre a eu son lot (gilets jaunes puis grève des transports) ?
    Je crois que cela a été démontré pour la peste

    • Cela existe à coup sûr, pas de star pour le moment. Je pense que l’on relèvera aussi plus de suicides, et avec le confinement plus de divorces en sortie et plus de naissances dans 9 mois.

  18. Ce n’est pas gentil de mettre en doute la parole divine et inspirée de Jupiter
    Jupiter qui a dû recevoir des cours accélérés de virologie à ENA et une formation de perfectionnement chez Rothschild ….
    Nous avons du mal à nous y retrouver, nous médecins et ce n’est pas avec ce genre de communication que le grand public commencera à y comprendre quelque chose … à moins que le but ultime soit que personne n’y comprenne rien …. Régner par la peur ….
    Au passage le gouvernement ferait bien de prendre garde car tous les soirs il convoque un « professeur » qui doit relayer la bonne parole de Jupiter
    Au rythme où les têtes nouvelles apparaissent et si le confinement dure il va y avoir un gros problème pour trouver de nouveaux intervenants « crédibles »
    Communication / Manipulation ….

  19. Nous avons tous le sentiment d’un hold up démocratique par un collectif. D’écoles nationales, école nationale d’Administration, nationale de la Magistrature, de Santé publique ENA. ENM ENSP etc…. qui se sont appropriés le droit, la santé, le pouvoir, les châteaux, les voitures de fonction, les hauts revenus etc… sans aucun risque avec des médailles, des légions d’honneur, des presidences bidons, ou se trouve la démocratie? La république ? La responsabilité ? Rien. En plus ces gens n’ont que du mépris comme les petits marquis, pour les sans dents, les officiers de santé, le peuple, nous qui ne sommes que des manants corvéables et punissables à merci. Dites qqchose, c’est outrage à magistrat, essayer de Chercher une solution, vous serez condamné par ces gens jamais condamnés! Ou se trouve l’égalité, la fraternité , la liberté ? Je cherche mais je ne l’ai pas trouvé

    • Vous devrez faire un séjour dans une dictature ou même en Coree Japon Singapour Ou même en Scandinavie ça vous calmerait

      • J ai habité au Japon et en Chine et je suis maintenant en Suède . On critique beaucoup en France ces pays mais je ne sais pas ce qui est pire :ces pays ou faire croire aux français qu ils sont libre de penser alors que les journaleux propagent tous aux heures de grandes écoutes les mêmes infos en mode de la pensée unique ! Ça ressemble parfois même à un lavage de cerveau en distillant en plus de la peur !!Traitement du Pr Raoult pour exemple ..

    • J’ai déjà critiqué. Malades hospitalisés = trop tard (on hospitalise quand ils commencent à avoir des troubles respiratoires, sinon un Covid ne nécessite pas d’hospitalisation), et grosses doses avec effets secondaires.

  20. Bonjour
    C’est très interessant. A quelle dose à été donnée l’ivermectine ? (comme pour un traitement de gale ?) Une dose unique ?

  21. et les deux déces dans le groupe traité, ils ne comptent pas ?
    on les oublie définitivement?
    mais cette etude est effectivement interessante, mais à votre avis , gerard, pourquoi est ce que didier raoult se refuse depuis le début à assurer un suivi à ceux qui ont été testés à l IHU et qui ont refusé le traitement…??
    ça nous aurait aider à trancher le débat, et on saurait si son traitement, pris tot a un interet ou pas ? pourquoi ne l a t il pas fait pour nous montrer qu il a raison et que ses detracteurs ont tort ? c’etait si simple

    • Les deux décès n’ont pas eu lieu pendant la période de traitement mais pendant la période de suivi (5 jours en moyenne +/- 2,7 jours). Un des décès est imputé à un cancer métastasé, l’autre à un syndrome coronaire aigu, généralement plutôt évocateur de la formation d’un caillot (voir p.12 de l’étude). A supposer que ce dernier décès puisse être imputé à un effet secondaire de l’HCQ, ce qui est peu probable, le taux de mortalité pour les 412 patients du bras traité serait de 0,24%, inférieur au taux de létalité supposé du CoVid19 (évalué a minima à 0,5%), alors que les signes cliniques d’infection au CoVid19 sont importants dans le bras bénéficiant du traitement.

  22. Dr Maudrux,
    « Chapeau bas », depuis fort longtemps, j’apprécie votre perspicacité et votre opiniâtreté, rares.
    Connaissez les interventions sur You Tube de Silvano Trotta, que personnellement, je trouve très pertinent?
    Surtout ne lâchez rien.
    Prenez soin de vous

    • Pour répondre au message précédent, les patients consultants chez Raoult y vont … pour avoir le binôme pas pour lui dire j’en veux pas. Il n’est donc pas le mieux placé pour évoquer son bras témoin/refus. Demandez à l’APHP ils ont ce qu’il faut en groupe contrôle.

  23. quel est l’age moyen du 1er et du 2è groupe ? car l’age étant un critère reconnu par tous, imaginons que le groupe non traité (placebo) soit en très grande majorité constitué de personnes plus agées et inversement le groupe traité est constitué d’une population plus jeune eh bien l’étude est à jeter à la poubelle.
    il faut être rigoureux et il faut constituer des bras selon l’âge et le sexe (puisque les hommes sont plus « fragiles » et des bras selon le moment où est donné le traitement (dès le début des symptômes, après trois jours après si jours après neuf jours après le début des symptomes)
    est ce que tous les patients ont été confirmés COVID + par test PCR et controlé chaque jour afin de suivre la charge virale: non
    cette étude est pour moi bien trop imprécise et biaisée
    je ne parle même pas des comorbidités
    alors j’attendrai les résultats d’études suffisamment sérieuses et étayées avant de prendre le risque de prescrire hors AMM à moins que ma RCP me couvre et que je ne risque pas d’être déconventionné ou exclus de l’ordre des médecins.
    je prends acte de cette étude mais elle ne fait que brouiller encore un peu plus les pistes.
    mon problème c’est l’indication du traitement à qui, à quel moment…..

    • Avant de dénigrer l’étude observationnelle brésilienne en émettant des hypothèses « imaginons que … / je ne parle même pas des comorbidités », ayez au moins la rigueur intellectuelle de la lire, cela ne vous prendra pas plus de 25 minutes !
      La table 1 en page 22 de l’étude donne les caractéristiques du groupe traité et du groupe de contrôle. Age moyen et DS : 63,6 (+/- 14,9) pour le groupe traité et de 61 (+/-16) pour le groupe de contrôle. Les comorbidités et les symptômes évocateurs de gravité sont nettement plus importants dans le groupe traité (les patients étaient enrôlés sur la base du volontariat dans ce groupe, et il est donc vraisemblable que les patients se sachant plus à risques de complication aient préféré faire partie du groupe traité).
      Il est précisé en p.12 que 251 patients du groupe traité (61% de cette cohorte) ont été soumis à un scanner des poumons et que 70% d’entre eux avaient des résultats établissant des atteintes évocatrices du CoVid19 (le scanner est pour l’instant le plus sûr moyen de diagnostic du CoVid, celui qui donne le moins de faux positifs) ; 54 des patients du groupe de contrôle (24,1% de cette cohorte) seulement ont été soumis à un scanner, et seulement 47% d’entre eux ont eu des résultats évocateurs d’une infection au CoVid19, avec des atteintes moins graves que dans le groupe traité (voir table 2 en p.23). Il est vraisemblable que moins de patients du groupe de contrôle ont été passés au scanner parce que leurs symptômes étaient moins importants, ainsi que cela a été mentionné ci-avant. Donc il semblerait que le taux d’infection au CoVid19 soit moins important dans le groupe de contrôle que dans le groupe traité (symptômes moindres, images évoquant des atteintes moindres).
      Enfin le pourcentage de femmes dans le groupe total étudié était de 63%, soit 63,6% dans le groupe traité (262/412) et 61% (138/224) dans le groupe de contrôle, un pourcentage de différence non significatif sur les résultats observés, qui comparent les deux bras, traités HCQ + Azit et protocole standard. A partir du moment où la proportion de femmes est à peu près la même dans les deux bras, il n’y a pas de biais dû au sexe des patients.
      J’ai moi-même pris plus de temps pour vous répondre qu’il ne m’en a fallu pour lire l’étude et la comprendre !

      • Merci d’avoir traduit ces précisions montrant que cette étude donne des résultats crédibles, même s’il y en a toujours qui chercheront des petites bêtes.

      • A noter égallement le traitement administré : Hydroxychloroquine 800mg on the first day and 400mg for another 6 days and azithromycin 500mg once daily for five days.
        La dose d’attaque le 1er jour est supèrieure à celle de l’IHU (2 jour à 600 mg sauf erreur puis 400mg pendant 8 jours de mémoire)

  24. Je trouve formidable que cette épidémie puisse révéler plus que cacher la bêtise de ceux qui nous dirigent mais hélas celle surtout de nos confrères irréfléchis, odieux et avides de pouvoir.
    En quoi le trt préconisé par le Pr Raoult élevé depuis toujours à la sauce des maladies infectieuses et tropicales, à l’ombre justement des instituts de recherche des armées et de l’hôpital Houphouet Boigny spécialisé dans le domaine ? pourquoi lui reprocher de faire tant de bruit alors qu’il est en fin de carrière et que je sache il ne s’est jamais donné en spectacle pendant toute celle-ci ! Que les autorités relisent donc le rapport qu’on lui a demandé en 2003 sur le bioterrorisme et les maladies infectieuses et on se rappellera comment il préconisait de prendre le mal à la racine en organisant d’emblée et d’entrée de pays la prévention de l’extension d’une épidémie en pandémie
    D’autre part, on ne parle que d el’hydroxychloroquine et non de l’association avec un antibiotique (ou deux d’ailleurs) alors qu’il préconise depuis toujours la couverture antibiotique de TOUTES les viroses pulmonaires avant qu’elles ne s’aggravent par surinfection bactérienne et j’en passe !!!
    Ce que je déplore aussi c’est que certains jeunes médecins de l’APHM déversent aussi à qui veut les entendre leur fiel de dénigrement, eux qui non seulement ignorent tout de l’histoire et en particulier de la médecine mais encore imaginent qu’elle est née en même temps qu’eux. Elle évolue en s’enrichissant du passé de ses erreurs et de ses réussites sinon elle est juste dépourvue de consistance et se love dans le lobbying !!!

  25. A qui profite le crime car c’en est bien un, vu le nombre de morts que nous indique tous les soir Salomon. Je suis scandalisé!!! Il serait temps de nous débarrasser de ces soit disant « experts » qui veulent faire de la « recherche » ne voient plus de patients, ignorant tous les malades décédés et dénigrant les thérapeutiques qui semblent marcher ou qui donnent de bons résultats. J’espère qu’à la sortie certains devront passer devant les juridictions adéquates. Nous allons être le dernier pays au monde où le Plaquénil va être autorisé et si il est autorisé nous ne pourrons plus en avoir car les autres pays auront épuisé les stocks

  26. Merci de vos blogs toujours plein de bon sens et auxquels j’adhère parfaitement. Une petite remarque peut être idiote à laquelle je n’ai trouvé aucune reponse parmi les multiples publications qui foisonnent actuellement.: dans la population hospitalisée , combien de patients étaient ils sous plaquenil ou nivaquine pour une autre indication , quelle est l’évolution de cette population par rapport à la population des hospitalisés ? Il me semble qu’avec l’outil informatique généralisé ds les hôpitaux ce devrait être très facile à savoir

  27. Bonjour, cette étude brésilienne est une étude observationnelle prospective comme celles de Didier Raoult, basée sur le volontariat, et l’article original en anglais, que j’ai lu et relu entièrement, montre en fait qu’il y a davantage de patients à risque et de formes graves (d’après le scanner thoracique) dans le groupe traité que dans le groupe non traité.
    Donc c’est vrai que les deux groupes ne sont pas homogènes, mais le groupe traité (celui où il y a le moins d’hospitalisations) est aussi celui qui est le plus défavorisé au départ.
    Notre Service de Santé des Armées a commandé de grandes quantité de chloroquine (ce qui a été confirmé par la ministre de la Défense).
    Le Service de Santé des Armées est beaucoup intervenu sous les tropiques et compte dans ses rangs d’excellents médecins, de grands professeurs, des hôpitaux et des instituts renommés dans le monde entier (comme l’hôpital du Val-de-Grâce à Paris et l’institut du Pharo à Marseille, qui sont malheureusement fermés aujourd’hui).
    Ces médecins savent très bien que la chloroquine, bien utilisée, n’est pas dangereuse, et comme les essais avec les autres médicaments (antirétroviraux et remdesivir) sont très décevants, ils ont préféré constituer des réserves stratégiques de chloroquine, et ce n’est pas pour traiter le paludisme à Plasmodium falciparum, qui est devenu résistant presque partout dans le monde, mais bien pour traiter le Covid-19.
    Aujourd’hui, le ministère des Armées a reconnu avoir acheté de la chloroquine en Chine pour constituer un stock « par précaution », si jamais ce traitement était finalement validé par les autorités sanitaires.
    C’est juste dommage et idiot de l’avoir achetée à la Chine (encore) alors que la France est tout-à-fait capable de la produire et l’a fait pendant 70 ans, mais maintenant la situation est bloquée en attendant l’avis des autorités sanitaires, c’est ubuesque !

  28. Bonjour, Gérard
    Pour la 3ème fois je ne comprends pas pourquoi on se désintéresse des patients sous plaquenil depuis des années pour savoir combien d’entre eux sont atteints du Covid-19.Ce serait une preuve d’efficacité.Isn’t it ?

    • L’étude serait intéressante, mais pas facile de conclure. Hospitalisé ? Sur combien de touchés ? Impossible de le savoir. Même dans la population normale, on ne sait pas combien de touchés, alors sur la population sous plaquénil. Même si on testait toute la population sous Plaquénil, comment comparer à la population normale ?

  29. Une autre solution: Ivermectine
    https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=3580524
    Lecteur assidu de votre blog, je vous remercie tous de vos remarques que je partage bien souvent.
    Ne pouvant par force prescrire du Plaquenil, j’ai donc commencé l’épidémie en prescrivant à ma patientèle de médecine générale du Paracetamol (30 fois). J’ai déploré un décès à domicile, une fibrillation auriculaire et une hospitalisation de trois semaines de réanimation. Je suis tombé malade à la troisième semaine mais continuait les consultations. Je peux donc témoigner de l’asthénie intense de la convalescence.
    Par caractère je cherchais une autre solution thérapeutique. Je lis, je cherche… Mon attention est attirée par une observation australienne in vitro sur un effet de l’Ivermectine. C’est une molécule que je connais bien pour avoir traité deux épidémies de gale en maison de retraite et dans un centre de formation en 2019, avec succès et sans effet secondaire.
    Je commence à prescrire en dose unique le 6 avril. J’ai prescris 27 fois (excusez du peu mais dans l’Ouest nous sommes peu touchés)
    Les résultats à 48 heures sont stupéfiants (disparition des signes cliniques).
    Ce week-end je découvre cette publication américaine qui confirme cette hypothèse. Je ne peux donc plus me taire.

    • En l’absence de traitement ayant l’AMM dans l’indication Covid, face à une maladie grave, on est non seulement en droit de traiter mais c’est un devoir, avec la pharmacopée mise sur le marché.

      • oui tout à fait d’accord avec vous mais:
        si un patient décède lié à un rouble du rythme ou une hépatite fulminante et que la famille du patient porte plainte je ne donne pas cher de ma peau devant le juge et en plus sans couverture assurantielle je serai vite sur la paille au civil ou pire me rtrouver au pénal si la famille est virulente.
        en tout cas j’oriente (très sérieusement) les patients vers l’ IHU de MARSEILLE avec plaquette et coordonnées pour une prise en charge « spécialisée » et adaptée avec suivi téléphonique de la réalité et du suivi de la prise en charge.

        • Pas faux. Le médecin est un peu coincé, dommage que le législateur ne le protège pas comme il se doit. Dans notre métier, nous avons l’habitude de prendre des risques mesurés, mais c’est vrai qu’il vaut mieux que cela se passe bien. C’était plus facile il y a 30 ans. Si on ne prend jamais de risque, c’est la tendance, demain c’est le « client » qui en pâtira.

        • Vous ne comprenez pas ! Ce qui est reproché au professeur Raoult c’est la liberté qu’il prend avec L’ÉTHIQUE.
          L’ÉTHIQUE c’est d’attendre qu’un pauvre diable avec un covid grave,sous 12 litres d’oxygène au masque et perfusé aux deux bras réussisse à signer son protocole de consentement éclairé de l’étude DISCOVERY tout en réalisant qu’il va peut-être tirer le placebo !
          Oui c’est ça L’ÉTHIQUE professeur Raoult !

        • C’est exactement la menace que brandit l’ordre des médecins, pour les nombreux généralistes qui ont prescrit autre chose que du doliprane, et qui ont fait publiquement état de leurs résultats encourageants. Mais n’est-il pas possible de demander l’accord du patient après l’avoir éclairé sur les risques potentiels ?
          Personnellement je demanderais directement à mon médecin (au moins l’antibiotique), s’il me soupçonnait de faire un covid19…

    • Merci de cette info. Je viens de voir que les australiens l’ont testé, 99,98% d’efficacité in vitro. Chez vous in vivo, c’est le même score. Dès le début j’ai écrit dans un billet que c’est comme cela que l’on trouvera peut être plus vite qu’avec nos chercheurs : témoignage, crédibilité du témoignage, le vôtre l’est, et reproduction rapide, et au suivant si cela ne marche pas, bingo si c’est vérifié.

    • Bonjour Jean Marc, merci pour votre contribution.
      Avez vous à ce jour (30 Avril) d’autres résultats à nous communiquer concernant votre expérience avec l’Ivermectine ?
      Je pense que nous sommes nombreux à être impatients d’en savoir plus.

  30. Je ne suis pas médecin, ni rien qui me donne une quelconque compétence dans le domaine médical. Ceci dit, je me risque tout de même à commenter cette étude.
    Je note que, d’après le résumé, le groupe de contrôle a été constitué par les personnes qui ont refusé des médicaments. Dans ces conditions, je doute que les deux groupes aient été composés à l’identique (même répartition par sexe, âge, et je ne sais trop quels critères pertinents). Est-ce le cas, et si oui, le résultat peut-il être dû au seul hasard ?
    Si le groupe témoin est constitué par les patients n’ayant rien pris, cette étude me semble prouver au mieux que le protocole Raoult fait mieux que rien, pas qu’il fait mieux qu’un placebo. Si j’ai bien compris, c’est ce qui lui est reproché chez nous.

    • Vous avez raison, c’est aussi sur le volontariat qu’on voulait faire l’étude chez les médecins, plus éthique que tirer au sort 2% de morts. Ceci dit le patient qui a peu de facteurs de risques a tendance à négliger le traitement, celui qui en a un (diabète) ou plusieurs, aura tendance à mettre toutes les chances de son côté et donc acceptera. Le groupe protocole a des patients plus à risques, c’est signalé plus loin dans l’article.

      • Je constate qu’il y a eu des médecins volontaires et refus de la part des autorités.
        Par contre parmi ceux qui dénigrent le travail du Pr Raoult et qui exigent le fameux groupe de contrôle, pas un ne s’est proposé pour faire le cobaye.ils veulent bien faire la guerre mais par procuration.
        « Armons nous et partez »….

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec * Pour information, Dr Maudrux ne répondra pas aux commentaires anonymes.