59

Traitement du Covid : le bal des hypocrites

Encore un décryptage que vous n’aurez nulle part ailleurs.

En ce qui concerne le traitement du Covid-19, officiellement, il n’y en a pas. Aucun médicament n’a d’Autorisation de Mise sur le Marché dans cette indication. Cela a été rappelé aux médecins et aux Français, parfois par décret, et le Conseil de l’Ordre des médecins menace quelques médecins contrevenants. Seuls quelques hôpitaux ont le droit de tester certains traitements, et le temps que l’AMM soit délivrée, il y a encore de l’eau qui coulera sous les ponts. Un traitement est toutefois autorisé et conseillé par les autorités, sans AMM ( ! ) : le Doliprane. Voilà la situation aujourd’hui, circulez il n’y a rien à voir.

France entière, 133 000 contaminés officiels à ce jour, 25 500 morts, toujours officiel, soit 19%. Rassurez-vous, ce n’est pas aussi mortel, il y a les non diagnostiqués, les porteurs sains (mais aussi les morts à domicile). Par contre population du Charles de Gaulle, 1 046 contaminés (sur 1 760 marins), zéro mort (encore un hospitalisé). Population des médecins libéraux en activité, 4 500 contaminés, 17 décès, soit 0,37%. Manifestement il y a un truc quelque part.

En fait quand je dis rien à voir, il faut peut-être quand même aller voir du côté de la dernière publication de l’Assurance maladie, concernant les prescriptions, à partir des données de remboursement, publiée le 30 avril. L’étude s’arrête au 19 avril, semaine 16.

Paracétamol, 1,5 millions de délivrances mi-mars (pour semaines 12 et 13), avec un pic de 1 million le 16 mars. Cela fait quand même beaucoup de Covids ! En fait beaucoup de stockage, et 600 000 délivrances / jour en temps normal.

Là où cela devient intéressant, c’est l’association Azithromycine/Plaquénil, + 7 000% en semaine 13 ! Il faut dire qu’elle était peu utilisée avant, et que 7 000% de pas grand-chose, cela ne fait pas grand-chose. Signalons quand même que le pas grand-chose fait 10 000 personnes ayant reçu l’association pendant les 5 premières semaines de confinement.

Le Plaquénil seul n’est pas mal non plus, surtout en Ile de France et PACA, avec un pic de 5 000 délivrances le 18 mars. L’Assurance maladie estime que 41 000 personnes ont acheté du Plaquénil sur les semaines 12 à 16, en plus des délivrances habituelles ( pour lupus et polyarthrite rhumatoïde).

Le Plaquénil ayant été diabolisé, plus intéressant, l’Azithromycine, elle, a augmenté de 70% en semaines 13 et 14, soit 100 000 personnes de plus qu’en temps normal !

Première constatation, 100 000 + 41 000, cela fait beaucoup, plus que le nombre de contaminés ! Manifestement beaucoup se font prescrire séparément Azithromycine et Plaquénil, pour ne pas se faire remarquer. Ils sont démasqués, mais qu’ils en mettent un quand même ! Plus de prescriptions que de malades ? Je ne pense pas qu’il s’agisse de stockage, car je vois mal les médecins prescrire à des non malades, le réservant une fois malades. L’explication est dans le nombre de malades présentant des symptômes mais non testés, les médecins ayant de très grandes difficultés à faire tester hors Samu et hôpitaux.

Manifestement les médecins font leur devoir et traitent, avec ce qu’ils peuvent. Il faut y ajouter nombre d’autres antibiotiques et antipaludéens, les médecins utilisant les molécules dont ils ont l’habitude et maîtrisent les effets secondaires. Ils n’arrivent pas, pour la plupart à se résoudre à ne pas donner une petite chance à leurs patients. Ne me dites pas non plus qu’il n’en est rien et que tout ceci a été donné par les pharmaciens sans ordonnances (et remboursé, puisque ce sont des données de remboursement). Ces chiffres sont impressionnants, bien qu’apparemment personne ne soit impressionné vu le peu d’écho. Si la source n’était pas hyper fiable, je dirais que c’est un fake, et personne ne me contredirait. Maintenant nombre de boîtes ou nombre de prescriptions ? Cela n’est pas précisé et peut diviser par 2 ou 3 le nombre de traités. L’étude parle toutefois de personnes.

Maintenant, pour quel résultat ? Difficile de juger car cela se télescope avec les résultats du confinement. Toutefois le confinement agit sur le nombre de malades, le traitement sur la maladie, l’atténuant ?  Le mieux est de démarrer les comparaisons 3 semaines après confinement pour qu’il atteigne un rythme de croisière, soit entre le 5 avril et 5 mai. Entre ces deux dates, le nombre de contaminé a cru, de 70 000 à 133 000, soit + 90 % de malades. Etaient-ils moins malades ? Les hospitalisations sont passées de 29 000 à 25 000, soit – 16%, et surtout les malades en réanimation de 7 000 à 3400, soit divisés par 2 ! Le nombre d’admissions en service de soins intensifs et en réanimation est passé d’une moyenne de 500 par jour, à moins de 100 par jour.

Il faut toutefois ne pas prendre ces chiffres tels quels, car les malades en réanimation y restent 3 à 4 semaines, et les contaminés du jour, s’ils sont hospitalisés, le sont 10-15 jours plus tard. On peut toutefois constater qu’autour du pic du 31 mars-5 avril, correspondant à des contaminations juste avant confinement, les admissions en réanimation étaient de 700 / jour, pour une moyenne de 2 000 nouveaux cas / jour 15 jours plus tôt, alors que pour la période du 1-5 mai, on est à 80-100 admissions en réanimation / jour, pour 3 000 nouveaux cas / jour, 15 jours plus tôt. Vérifiez ci-dessous.

Ce statu quo concernant le traitement du Covid-19 semble arranger tout le monde, mais il serait bon, au nom de l’égalité d’accès aux soins, que tout le monde puisse en profiter en redonnant la liberté et la responsabilité de prescription aux traitants, comme cela se fait dans le monde entier. Ceci d’autant plus que cette étude fait remarquer que « la population ayant acquis sur ordonnance de l’hydroxychloroquine, sans traitement antérieur pour notamment lupus ou polyarthrite rhumatoïde, est socialement nettement plus favorisée ». Je me demande à ce sujet si c’est une opinion politique des rédacteurs, ou si la SS croise les fichiers médicaux avec les avis d’imposition ! Je suis perplexe quant à cette remarque.

Pour plus de renseignements, document téléchargeable sur le site de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament : https://www.ansm.sante.fr/S-informer/Points-d-information-Points-d-information/Usage-des-medicaments-en-ville-durant-l-epidemie-de-Covid-19-point-de-situation-apres-cinq-semaines-de-confinement-Point-d-information pages 10 à 12 reprises ici.

Gérard Maudrux

Gérard Maudrux

59 Commentaires

  1. J#aurais une question:
    Comment se fait-il que l’on exige une AMM pour le Corona virus alors que pour le médiator la liberté de prescrire du medecin avait été invoquée? Dois-je comprendre cela comme un deux poids deux mesures?

    • La Chloro a été largement utilisée (avec peu de succès) dans les DOM-TOM contre toutes les maladies parasitaires récentes, faute de mieux, la dernière en date étant contre le chikungunya, avec la bienveillance des autorités. Pourquoi c’est le contraire ici, effectivement 2 poids 2 mesures.
      Vous citez médiator, il y a pire. Rappelez vous la Thalidomide, des milliers de morts, des dizaines de milliers d’handicapés. Retirée du commerce, puis réintroduite avec AMM en 2008. Voilà qu’en 2015 on lui sort une autorisation de prescription hors AMM (eh oui, c’est possible, cela aurait été possible ici !) pour les lupus résistants.
      Le Covid tue, mais il rend aussi notre administration folle. Alors soyons fous aussi, la Thalidomide me donne une idée : qui dit Thalidomide dit lupus, qui dit lupus dit Chloroquine, qui dit Chloroquine dit Covid. Et s’il y avait un lien ? Et si le traitement du Covid, c’était la Thalidomide ? Qui se dévoue pour le proposer à Messieurs Salomon et Véran ?

      • Je trouve inadmissible et incompréhensible de pas laisser les médecins leur indépendance d’exercice déontologique.

  2. Cher Docteur,
    Pourriez-vous éclairer ma lanterne sur cet « impératif du Doliprane » transmis à tous les médecins. Tout le monde (et vous aussi, et je fais de même) a l’air d’en parler comme d’un « emplâtre sur une jambe de bois ». Il n’y a qu’en France que l’on a cette obsession, anti-aspirine entre autres mais pas seulement, de l’utilisation tous azimuts du Doliprane. Je découvre que les ventes dudit médicament ont augmenté de 20% au 1er trimestre, contribuant à la moitié de l’augmentation du revenu de Sanofi. Réf.:
    https://fr.finance.yahoo.com/actualites/coronavirus-ventes-doliprane-sanofi-senvolent-072509335.html
    Soit, un surplus de vente de 290M€. Le Covid n’est pas perdu pour tout le monde! Il semblerait que les ventes annuelles aillent jusqu’à ou au-delà de 10 milliards€. Je ne sais pas si c’est un médicament miracle pour la santé, mais miracle pour le revenu de Sanofi certainement. Personnellement je n’en prends jamais. Sur la fièvre je prends de l’aspirine (raisonnablement) et sur la douleur, eh bien je supporte. J’ai eu de vraies douleurs insupportables (hernies cervicales par ex.) et alors là le doliprane ou l’eau c’est tout un! Ne pourrions-nous, Covid ou pas, recommander les compresse froides en lieu et place du Doliprane?

    • Je pense tout simplement que comme il n’y avait rien, et que c’est un virus, les gens allaient se rabattre logiquement sur l’aspirine et le paracétamol pour la fièvre et les maux de tête. Comme a cette époque certains pensaient qu’il fallait proscrire les anti-inflammatoires pouvant aggraver les complications du Covid, l’effet anti-inflammatoire de l’aspirine a poussé à orienter vers le Paracétamol et non vers l’aspirine, ce que beaucoup auraient fait (moi le premier). N’y voyez pas d’histoire de gros sous ou d’influence de Sanofi (qui commercialise aussi la Chloro et a même proposé de l’offrir). Par contre là où on nous enfume, c’est la diabolisation de la Chloro qui après 70 ans devient d’un coup extrêmement dangereuse, tout en préconisant le Doliprane, qui d’après les relevés de Vigibase (organisme de pharmacovigilance de l’OMS, recensant les effets secondaires de plus de 100 organismes nationaux dont la France) n’est pas plus anodin que la Chloro (23 019 déclarations en 45 ans pour la Chloro, contre 147 697 pour le Paracétamol !)

  3. « Fait 1 : L’écrasante majorité des gens n’a aucun risque significatif de mourir du COVID-19. »
    « Fait 2 : La protection des personnes âgées et des personnes à risque permet d’éviter la surpopulation des hôpitaux. »
    « Fait 3 : L’immunité des populations est empêchée par les politiques de confinement, qui prolongent le problème. »
    « Fait 4 : Des gens meurent parce que d’autres soins médicaux ne sont pas dispensés… »
    « Fait 5 : Nous avons une population à risque clairement définie qui peut être protégée grâce à des mesures ciblées. »
    C’est l’idée exprimée ici par le Dr. Scott:
    https://thehill.com/opinion/healthcare/494034-the-data-are-in-stop-the-panic-and-end-the-total-isolation
    Il a même pu l’exprimer dans une chaine de TV mainsteam:
    https://www.facebook.com/cnn/posts/10160799274796509

    • C’est ce que font presque tous les médecins maintenant (100 000 prescriptions, et la presse qui ne relève toujours pas !). Après une phase Doliprane, ils traitent, surtout Azithro, et tous constatent qu’ils ont moins, voire plus du tout de cas graves. Le problème est qu’ils n’en laissent pas un sur deux sur le carreau, donc leurs chiffres sont sans valeur pour les fêlés de la normalisation.

      • Première phase de la maladie de novembre à février quasiment pas de surmortalité, la maladie n’est pas identifiée mais les médecins la traite. Il y a des cas graves hospitalisés de temps en temps pour des pneumopathies atypiques mais le nombre de décès est faible.
        À partir de février, l’épidémie est identifiée, elle se développe. Mais les médecins ont l’interdiction de traiter. Augmentation de la mortalité. Le confinement fait exploser l’épidémie en rassemblant infectés et sains. Les cas sévères augmentent puisque le traitement proposé (paracétamol) ne convient pas. Et pas qu’en France d’ailleurs. Plus de cas sévères. Explosions des réas.
        Troisième phase, les généralistes reprennent la main et traitent leurs patient covid. Baisse du nombre de cas sévères, moins d’hospitalisation. Bref, la majorité des décès sont en phase 2. Au moment où l’on a arrêté de traiter et ce dans la majorité des pays développés.

        • « le confinement fait exploser l’épidémie », je vous rejoins sur ce point, cela bouleverse la doxa mais tout tend vers ça. L’italie que j’ai suivi a fait le constat de la surinfection des hôpitaux où tout le monde contaminait tout le monde.
          La focalisation des français se fait sur les mauvais sujets : les masques et les tests qui continuent de manquer, je suis opposé à ce que la France (mon argent) stocke des millions de produits dans l’hypothétique attente d’une pandémie ou autre et je ne reproche pas au gouvernement d’avoir été surpris sur ce sujet.
          En revanche… pourquoi la chloroquine a été classée substance vénéneuse en Janvier 2020 ? Quels sont les conflits d’intérêts entre Buzyn, Levy, Lacombe, le comité « scientifique » de crise, avec Gilead ? (Lacombe au seul exemple émarge très largement chez Gilead). Qui a pris la décision d’écarter la médecine de ville ?
          En fait, dès le départ, l’Etat a fait la seule chose qu’il sait faire en défendant ses positions, notamment en centralisant les malades vers les hôpitaux, écartant ainsi toute concurrence.
          La logistique mise en place ayant consisté à ne pas traiter les patients, ceux-ci arrivant de toute façon trop tard dans la prise en charge. Rappelons le message gouvernemental : « vous avez de la fièvre, restez chez vous et prenez du Doliprane, si vous avez êtes en détresse respiratoire, allez à l’hôpital ». En parallèle, l’accent a été mis sur les services de réa et les respirateurs, dénonçant le fait qu’aucun traitement de la maladie n’était prévu. En résumé, la stratégie s’apparente à des soins palliatifs, le stade curatif ayant été dépassé.
          L’autre reproche, mais hélas aucune surprise sur le sujet, c’est le mensonge, pathologique, des « élites » ainsi que l’infantilisation de la société. Pour ces cuistres, les français sont des cons, indisciplinés, incapables de comprendre quoi que ce soit.
          Pour ceux qui ont un doute sur le fait que le virus à quasiment disparu, par lui même, et non pas grâce aux mesures gouvernementales, quelques points sont révélateurs : 1) pas de liste ville par ville des infections (!) 2) carte de la pandémie ou le vert prédomine atténué par un paramètre circonstanciel sur les lits de réa, 3) le démontage de l’hôpital militaire de Mulhouse a commencé il y a 2 semaines.

          Je me bat pour ça, à la prochaine présidentielle : restez chez vous ! il n’y a rien de démocratique à faire barrage et à voter avec ses pieds ou par réflexe pavlovien, cessez de donner quitus à ces escrocs qui nous gouvernent et qui n’existent que parce que nous le mettons en place. Je reste avec cette phrase de Arendt « le choix du moindre mal est toujours le choix du mal ».

          • « 1) pas de liste ville par ville des infections  »
            Et ça aurait montré l’évolution locale. Et les observations étonnantes des épidémiologistes sur des évolutions différentes d’une région à l’autre.
            La Bretagne avait mal commencé avec plusieurs clusters, mais ça s’est réglé très vite. Alors que dans le grand est le virus continue à circuler. D’autant qu’on sait maintenant que la souche dominante est la souche G et pas la souche italienne. Donc le rassemblement évangélique semble avoir un rôle un peu moins important dans le départ d’épidémie à Mulhouse. D’autant plus qu’avec une enquête épidémiologique ils sont tombés sur un cas en novembre.
            Une équipe anglaise a découvert une corrélation entre carence en sélénium et cas sévères du covid. Et le point commun entre le nord est de la France, la Belgique, la Grande Bretagne et les USA, c’est la malbouffe. Donc il semble que le régime alimentaire aurait un rôle dans la sévérité de la maladie.

  4. Bonjour Dr,
    J’ai lu que dans la législation le décret qui interdit les médecins de prescrire la Chloroquine n’est pas légitime en l’absence du législateur, même en état d’urgence. Si c’était le cas, le décisionnaire doit-il rendre des comptes devant la justice surtout si la Chloroquine s’avère très efficace comme le préconise beaucoup de monde, mais pourquoi les médecins n’ont pas contesté farouchement l’application de ce décret ?
    Vous ne trouvez pas qu’avec ce genre d’agissement l’état a fait de l’ingérence médicale et les médecins qui ont obei à ce décret ont manqué leur serment d’hippocrate, même si les chiffres de la SS montrent que beaucoup médecins on prescri la Chloroquine

  5. Retour d’expérience personnelle (mars, avril, mai). Mes enfants et petits enfants ont constitué un petit cluster familial. Ma petite fille (25 ans) qui travaille en pharmacie au contact constant du public a présenté des signes fort évocateurs d’une atteinte Covid19. Hospitalisée à Toulouse (urgences puis Pneumologie) elle est ressortie rapidement sur la foi d’une recherche virale infructueuse. Motif: « vous serez mieux chez vous qu’exposée dans le Service aux arrivées de malades qui s’annoncent ». Perdu !: les scanners ultérieurs ont montré des images typiques (et entretemps mieux décrites à l’étranger et en France), malgré ce faux négatif . Elle s’est remise lentement. Quelques jours après sa mère a entamé un parcours classique (ni biologie, ni scanner tellement la sémiologie était typique). Sollicitation du service de suivi au téléphone par une de ces unités médico-hospitalières installées sur des terrains de tennis. Traitement symptomatique à domicile. Évolution simple, apparemment. Le petit-fils (30 ans) qui vit au contact de sa mère vient d’entrer en maladie. Toux, dyspnée, douleurs thoraciques. Péricardite. Hospitalisé, puis ressorti rapidement à la maison. Actuellement toujours en souffrance. Réhospitalisation sollicitée et refusée. Décision remise de jour en jour, toujours sous correspondance avec cette consultation hospitalière dite avancée et qui ne traite que par téléphone. Demain, j’attend de savoir ce qu’ils vont décider. Questions sur la thérapeutique ?… Rien, sauf du Paracétamol. Ce centre de « référence » semble agir selon un catéchisme précis, sinon rigide.
    Conclusion 1: en raison de la modicité des recherches para-cliniques plus ou moins à même de confirmer ou non l’impression clinique, on traite au doigt mouillé.
    Conclusion 2: le décompte de cas fondé sur les chiffres d’admissions / sorties en hospitalisation ne peut pas être une base saine de raisonnement médical statistique. Le traitement « administratif » de cette facturation comptable est un facteur confusionnant totalement nuisible à la rigueur indispensable à tout travail épidémiologique. En frisant la paranoïa, on peut même se demander si la politique des admissions hospitalières n’est pas – entre autres – au service des courbes de morbidité publiées par le Ministère de la Santé.

    • Il a 100% raison (j’ai pas tout regardé, 1 heure !). Il peut choquer au début quand il dit que ce n’est pas plus grave que la grippe saisonnière, vu l’asphyxie des services de réanimation que l’on n’a pas avec la saisonnière. Personnellement je rajoute toujours pour crédibiliser le propos, que si les personnes à risque n’étaient pas vaccinées contre la grippe saisonnière, on aurait peut-être le même résultat, et quand il y aura un vaccin antiCovid, et qu’on vaccinera comme la grippe saisonnière, on aura probablement la même mortalité saisonnière.

      • Qu’en pensez-vous?
        Travaillez-vous sur un vaccin ?
        Pr D Raoult -Pas du tout ! Les vaccins ne sont pas toujours la bonne solution. Trouver un vaccin pour une maladie qui n’est pas immunisante… c’est même un défi idiot. Près de 30 milliards de dollars ont été dépensés pour celui contre le VIH, voyez le résultat ! Ce n’est pas une guerre de laboratoire, mais d’intelligence. Quand on ne sait pas gérer une maladie infectieuse, on nous sort le coup du vaccin ! Il est déjà difficile de vacciner correctement contre la grippe, alors contre un nouveau virus… Honnêtement la chance qu’un vaccin pour une maladie émergente devienne un outil de santé publique est proche de zéro. On peut avoir des surprises mais je suis sceptique. (…)

        • J’ai toujours dit que j’étais sceptique quant au vaccin, qui arrivera 1 an trop tard et qui ne couvrira sans doute pas le virus de l’épidémie suivante. Il vaut mieux taper dans la pharmacie existante (Chloro, Azithro, Largactyl, Colchicine, Invermectine,…. et les associations) et rechercher la molécule pouvant inhiber le corona, cela ira plus vite et plus efficace

  6. Une question libre :
    Il y aurait plus de 50 mille personnes guéries du Covid-19 en sortie d’hôpital.
    Pourriez-vous indiquer quels sont les moyens utilisés pour expliquer ces guérisons ?
    Est-ce naturel, sans prise de médicaments ?
    ou
    Quels sont les posologies médicales prescrites aux malades ?

    • Ils sont guéris car tout le monde ne meurt pas. On développe une défense par anticorps en quelques semaines, ce qui conduit à une guérison sans médicaments, mais entre temps, il peut y avoir des effets secondaires graves, et c’est cela qui pose problème. Certains n’ont aucun symptôme = porteurs sains. Certains ont des effets peu graves : toux, fièvre, maux de tête, perte goût,.. pour d’autre c’est plus grave (surtout respiratoires) et nécessitent une hospitalisation, voire une réanimation.Traitement à l’hôpital ? Que du symptomatique : traiter la fièvre, la douleur, l’infection, l’orage inflammatoire par corticoïdes, oxygène en attendant la guérison pour ceux qui ont du mal à respirer, ventilation artificielle pour les cas les plus graves. Aucun traitement spécifique, que du symptomatique.50 000 guéris, sortis sur leurs 2 pieds, parfois après plus d’un mois, mais bientôt 20 000 sortis par décès si on ne prend en compte que les décès à l’hôpital.

      • Merci pour votre réponse.
        Si l’échelle est élargie au delà des hôpitaux, faut-il comprendre que la nature fait son travail pour chaque individu atteint, et que la guérison ne pourra venir que de nos propres défenses immunitaires.
        Cependant, les journalistes et politiciens avaient évoqués des tests cliniques à l’échelle de la France au moins, sous coordination d’un Chu de Lyon. Cela signifie bien que des protocoles et des médicaments sont utilisés pour non seulement soulager, mais bien dans le but d’aider à guérir ces patients dès les premiers symptômes.
        En mettant de côté les aspects administratifs et financiers, auriez-vous des résultats sur ces tests commencés vers mi-mars dernier, et pourriez-vous nous éclairer sur ces essais ?

        • Pour ce qui est des tests, c’est l’étude Discovery, sur 4 traitements, résultats vers le 15 mai. Ce sont des essais de médicaments pour tuer le virus ou l’empêcher d’agir en rentrant dans les cellules pour se multiplier. A ce jour, on a aucune certitude qu’un traitement le fasse, et les traitements symptomatiques permettent de soutenir en attendant les défenses naturelles qui ne sont pas immédiates. Des traitements comme le Plaquénil (traitement du paludisme), agissent sur le virus, avec certitude en laboratoire (in vitro), mais plus difficile à apprécier in vivo de même que beaucoup d’autres traitements toujours à l’essai. Beaucoup d’antibiotiques semblent atténuer la maladie, comme l’Azithromycine, sans savoir si c’est par action directe sur le virus, indirecte sur les troubles engendrés par le virus, ou sur les 2.

  7. Si l’hypothèse du déclenchement de l’épidémie dans le Yunnan en septembre se confirmait, peut on imaginer que le virus soit passé de la chauve souris au cochon ( le Yunnan est connu pour être des centres de l’élevage porcin en Chine). ?

  8. Bonjour,

    Cet article bien dressé soulève des questions, et vos propos à charge contre les institutions entretien de mon point de vue une ambiance détestable… qui pourrait avoir sa raison d’être si vous aviez raison, mais je pense que vous allez trop vite en besogne et que vous manquez de prudence dans vos analyses.

    Citation :
    « France entière, 133 000 contaminés officiels à ce jour, 25 500 morts, toujours officiel, soit 19%. Rassurez-vous, ce n’est pas aussi mortel, il y a les non diagnostiqués, les porteurs sains (mais aussi les morts à domicile). Par contre population du Charles de Gaulle, 1 046 contaminés (sur 1 760 marins), zéro mort (encore un hospitalisé). Population des médecins libéraux en activité, 4 500 contaminés, 17 décès, soit 0,37%. Manifestement il y a un truc quelque part. »

    Ces chiffres donnés tel quel semblent révéler une vérité terrible, révoltante. Encore faut il les comprendre et savoir comment ils sont fabriqués. Les cas « confirmés » sont les cas testés par les autorités sanitaires, ils n’intègrent pas les cas « suspectés » ; or jusqu’au 11 Mai, tout le monde n’est pas testé, et il suffit d’être « suspecté » (et probablement malade) pour être soigné en tant que malade, or ces cas ne sont pas comptés, ce qui devrait notablement votre ratio.
    En ce qui concerne le Charles de Gaulle, il est presque « naturel » que le ratio soit si faible, on s’intéresse là à une population souvent jeune, en bonne santé et sportive, autrement dit une population plutôt très peu affectée par les dommages causés par le virus (petit rappel, ce n’est pas le virus qui tue mais la réaction exagérée de l’organisme souvent due à la vieillesse ou à un état inflammatoire déjà installé (obésité par exemple)).
    En ce qui concerne les médecins, là aussi on s’adresse à une population particulière qui je pense prend un soin spécifique et à se dépister précocément, et à se soigner.

    Bref, un chiffre, une mesure, ne vaut rien si on ne prend pas le soin de préciser de quelle manière il a été construit, et qu’on ne prend pas toutes les précautions nécessaires pour l’utiliser.

    Votre article pourrait être très pertinent et instructif, si vous aviez été plus prudent dans votre analyse, et que vous aviez pris soin au moins de faire les petites remarques et commentaires que j’ai ajouté … et au mieux établir numériquement le biais statistique engendré.

    Respectueusement, Thierry ANDRE

    • C’est vrai qu’il y a les diagnostiqués et les malades, 2 chiffres différents. Pour comparer, il faut garder la même source officielle, le pourcentage de testés ou non est à peu près le même depuis 2 mois (cela va changer en testant tout le monde et on ne pourra plus comparer). Avec les mêmes méthodes de tests, et avec les médecins, frileux au départ, qui traitent plus largement, à nombre de contaminés égal, à 1 mois d’intervalle, le nombre de passage à l’hôpital ou en réa 15 jours après le diagnostic, est divisé par 5. Si on rapporte au nombre de malades réels, et non au nombre de testés, la proportion doit être peu ou prou la même, tant qu’on a pas changé de politique de tests. Mes constatations ne vont pas au delà.

      • Laissez dire. Nous sommes nombreux a vous comprendre. Les résultats de notre pays sont la mais c est insuffisant pour certains fidèles au modèle conforme médiatique.

  9. Bonjour,
    Merci pour votre intéressant blog dont je partage les analyses, surtout vu le retour que j’ai par des amies infirmières hospitalières qui voient ce qui se passe en matière de traitement et qui sont révoltés par la façon dont l’hydroxychloroquine a été diabolisée et discréditée.
    J’ai lu sur la presse US que déconseiller l’aspirine avait peut-être été une erreur. Des gens sous aspirine en anti coagulant seraient moins atteints par le covid et des essais seraient même en cour de traitement du covid 19 avec de l’aspirine dont celui là https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT04365309
    Ne sachant plus que penser, je voudrais votre avis sur l’aspirine ou celui d’autres médecins suivant ce blog.

    • Difficile de vous donner un avis sur le remède miracle qu’est l’aspirine, par ailleurs plus dangereuse que le Plaquénil… Au début, on nous a dit surtout pas, à cause de son effet anti-inflammatoire qui va aggraver la maladie. Ensuite on s’est mis à donner des corticoïdes pour leur action anti-inflammatoire et cela a amélioré les patients en réanimation. Ces derniers temps on s’est beaucoup penché sur les microthromboses de la maladie, en partie responsables des troubles pulmonaires. L’aspirine est antiaggrégant plaquettaire, elle peut donc freiner ce phénomène.Donc pourquoi pas ? Malheureusement tout ceci montre que l’on sait encore peu de choses sur l’action de ce virus. Il semble qu’il y en ait plusieurs, d’où sans doute l’intérêt d’associations médicamenteuses, voies plus prometteuses, alors qu’on ne s’oriente que vers les antiviraux, qui ne sont donnés (sans succès) qu’une fois l’ennemi en place. On acquière de toutes manière une immunité, alors traitons ses effets en attendant.

  10. je pense que le confinement n’a pas servi à grand chose. Pour preuve l’Allemagne qui confine peu, le Luxembourg qui confine moyennement, la Suède qui ne confine pas. Elles ont de meilleurs résultats que la France.
    Il faut rechercher d’autres causes aux meilleurs résultats en France.
    Expérience en hausse, circulation d’information, plus de masques, distanciation physique, le stock de personnes fragiles bien entamé (logistique).
    Rien de très glorieux.

  11. Comme toujours….merci Mr Maudrux
    Pour le paracétamol,il peut parfois déstabiliser les plaquettes sanguines et les G blancs puisqu’il peut induire en effets secondaires:thrombopénie et leuconeutropenie exceptionnelles.
    Les plaquettes préforment et synthétisent l’histamine.Si le corps de X ne supporte pas le paracétamol la plaquette sentinelle le fait savoir par les autres effets secondaires qui sont surtout histaminiques ,pouvant aller jusqu’au syndrome de Kounis traité par thrombolyse…et qui actuellement peut évoquer un Covid foudroyant?
    Cependant si le doliprane est bien toléré,la mineure thrombopenie et la mineure vasodilatation histaminique peuvent être bénéfique ?
    Tous les traitements rapportés comme efficaces sur le blog sont potentiellement thrombopéniants.merci à Vous.(même artèmisia)

  12. Pour information, le paracétamol est un inhibiteur de la cyclo-oxygénase, donc…un anti-inflammatoire ! Certes, il a une petite sélectivité vis-à-vis de la cyclo-oxygénase du système nerveux ce qui l’a fait classer comme antipyrétique et antalgique, mais il partage les effets des AINS classiques y compris la potentiation des AVK et les effets pro-inflammatoires par blocage partiel des neutrophiles. Donc on peut se poser des questions à partir du moment où les AINS ont été fortement déconseillés chez les covid19, et où il y a eu une grosse surconsommation de paracétamol au cours de l’épidémie récente, et où les recommandations que vous mentionnez ne paraissent reposer sur…rien à part une indication par défaut pour faire baisser la fièvre (et on sait par ailleurs que la fièvre est plutôt une bonne chose pour lutter contre les virus, et prescrire du confort c’est prendre un risque d’aggravation de la maladie sous-jacente, on le sait bien). Donc il est légitime de poser la question d’une corrélation entre prise de paracétamol et formes graves de covid19. J’espère que ça va pouvoir se faire…

    • Attention, ce n’est pas Médiapart (le journal) mais un blog hébergé sur la plateforme Médiapart, ce qui est fort différent.

  13. Bonjour, ça va pas vous aider beaucoup mais il semble que ce virus vienne des Usa ou du moins de l’Occident et non de Chine, comme le disent trop souvent les médias et les politiciens américains. Les chinois demandent des explications afin de mieux soigner les patients atteints.
    « Coronavirus: Les exercices DEFENDER-Europe 20 de l’Otan menacent l’Europe : l’hypothèse des bases militaires comme sources du virus ? Les bases militaires correspondent aux « clusters » les plus durs en Europe ..Italie, Allemagne, Espagne et France ?
    https://www.observateurcontinental.fr/?module=articles&action=view&id=1436
    Rajout ..Jean do Merchet :
    https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/covid-19-si-patients-zero-provenaient-jeux-olympiques-militaires-217024
    L’hypothèse se confirme et semble logique a de plus en plus de commentateurs .Pierre Haski violemment anti-chinois accusent des complotistes chinois, ou les populistes de vouloir ré-écrire l’histoire..
    Cette militaire à Wuhan aux JO a été soigné pour « malaria » ou pneumonie selon les chinois. Les occidentaux accusent les complotistes de l’avoir pisté .https://www.franceinter.fr/monde/coronavirus-aux-etats-unis-la-rumeur-qui-brise-des-vies.
    La Chine demande des explications afin de mieux soigner les malades sans politiser le débat face aux dénégations occidentales actuelles cela va être dur a prouver .
    Bien à vous .
    Ah c’est sur que ça changera rien pour vous, médecins » mais cette sale guerre des labos est dangereuse pour la santé publique..

    • L’épidémie a commencé dans le Yunnan en septembre selon l’institut Pasteur. Elle vient donc bien de Chine.
      À moins que l’on puisse faire un rapprochement avec l’épidémie de Brescia en 2018 qui semble partager des symptômes communs avec le covid.

  14. bonjour,
    un petit commentaire : à la fin de votre article, 15 jours avant le pic du 1er avril, les nouveaux cas covid-19 détectés sont plutôt entre 850 et 1400 (au lieu de 3000 comme repris dans votre texte) ou alors il y a quelque chose que je n’ai pas bien comprise.
    Bien cordialement.

    • Vous avez parfaitement raison. J’ai eu du mal à isoler des bonnes périodes avec plateau plutôt que grosse pente ascendante ou descendante, 1 avril et Mai, 5 avril et mai pour avoir 1 mois de décalage. j’ai dû mélanger deux essais. J’ai donc corrigé, en prenant la période de 5 jours au lieu d’un jour : 31 mars/4-5 avril pour le sommet de la courbe d’admissions, et 1-5 mai. Cela augmente d’ailleurs ce que je voulais montrer, on est à 700 réas correspondant à 2 000 nouveaux cas, et 100 réas pour 3 000 admissions !

  15. Intéressant, merci beaucoup !

    Sur votre remarque à la fin « Je me demande […] si la SS croise les fichiers médicaux avec les avis d’imposition », je pense que la CNAM utilise l’indice de défavorisation sociale FDep. C’est un indice par commune (qui recoupe effectivement les déclarations d’impôts).

  16. Cette histoire de virus est foireuse de A à Z
    Le bal des faux culs … Confinement, déconfinement, carte à 2 couleurs puis à 3 et pourquoi pas 5 … annonce dite officielle démentie, masques, pas masques … Ils foutent la trouille au mères de famille en brandissant le syndrome de Kawasaki … Quelle est la mère qui osera envoyer son gamin à l’école ???
    Bizarre, curieux, étrange …. les enfants ne sont pas revenus à l’école …
    Les ARS dictent ce que le médecin doit faire, ces petits ronds de cuir sont tellement inspirés par leur science infuse que bientôt ce sera un fonctionnaire ARS qui tiendra le bistouri
    Cette affaire est le faux nez de quelque chose mais je ne sais pas encore quoi mais toutes les dictatures ont débutées par une énorme crise sociale. Le quelque chose serait l’avènement d’une dictature de l’oligarchie mondiale que cela ne m’étonnerait pas avec des gens comme Trump derrière à la manoeuvre …. avec, CIA, NSA …
    Vigilance, vigilance ce n’est pas le moment de perdre son sens critique et de gober les fakenews qui nous sont si abondamment fournies, jusqu’à la nausée, par tous les médias aux ordres de sa majesté Jupiter

  17. Eh oui, si les médecins ne peuvent pas faire l’objet de condamnation pour exercice illégal de la médecine, il semblerait que pour le CNOM ils puissent faire l’objet de condamnation pour exercice illégal de la guérison.

  18. Essai Discovery Enquête : Le 5 sur 5 C à vous https://youtu.be/tfQzzA9N7-0
    .. attitude des journaleux et autres professeurs …. juste immonde !! En cette période on doit parler de sauver des vies humaines !! pas d expérience scientifique non réussie parceque les gens n ont pas voulu servir de cobaye .. quelle honte !! Écœurant !

    • Tout a fait d’accord. J’avais déja signalé sur ce site l’attitude honteuse de P. Cohen crachant sa haine de Raoult, et le traitant de charlatan. Je ne regarde plus cette émission, tant elle déforme la réalité au profit de LEUR idéologie (Bobo Parisianisme ? chacun apréciera)

    • La vidéo est inaccessible… dans votre pays (je précise que je réside en Bretagne)

      • Bonjour
        Cette vidéo est excellente, pour la voir en France, il faut passer par un proxy. Par ex. https://www.croxyproxy.com/_fr/
        Bien sur, c’est cynique, mais entendre la responsable de l’essai dire qu’elle n’a pas pu inclure assez de patients parce qu’ils avaient été traités au préalable par l’hydroxychloroquine ou parce qu’ils (ou leurs médecins) refusaient un autre traitement est assez réjouissant. Les médecins de ville ont fait leur boulot …

  19. Pourrait-on en conclure qu’on peut déconfiner totalement, en soignant tot les malades, sans attendre la détresse respiratoire avec ces associations d’antibiotiques macrolides comme le fait votre consoeur d’Isère, le docteur Palliard-Franco, sans même parler d’HCQ ? et les admissions en réa, devenues bien plus rares seraient parfaitement controlables. Question subsidiaire : n’aurions nous pas pu le faire disons début avril , voire avant ?

    • Malgré les traitements il y a quand même des détresses respiratoires, Raoult à l’IHU a aujourd’hui 17 morts (0.2%) c’est peu mais une partie des patients ne sont pas traités et se retrouve à la Timone où la mortalité est de l’ordre de 8% (chiffres de Raoult d’aujourd’hui) comme on n’a pas le nombre de guéris on est obligé de comparer avec les mêmes critères sur la France entière où ce taux de mortalité hospitalière (depuis l’origine) est de 17%, la meilleure région étant PACA avec quand même 12%. Même en considérant que Raoult ne soigne que des gens « qui auraient guéri avec du Doliprane » on ne peut que constater que cela semble influer nettement sur le résultat de la Timone avec ses patients non traités. Ce qui n’a selon moi aucune autre explication logique que le fait de tester tout le monde et traiter ce qui le peuvent (ou le veulent) influe très positivement sur la gravité globale de la maladie. De là à conclure qu’on pouvait évité le confinement en traitant plus largement (y compris les cas suspects en l’absence de tests), c’est ma conviction, c’est apparemment également la conviction de la députée LREM qui vient d’être virée pour ne pas avoir votée la loi de déconfinement, principalement parce qu’aucune stratégie de traitement n’y est indiquée (elle est aussi à l’origine d’une des pétition pour la liberté de traitement par les médecins généralistes)..

    • Ma voisine, centenaire valide et toute sa tête vivant à domicile , a fait le CoviD le 25 Mars, mise sous Augmentin + Azithromycine pendant 6 jours par son MT, remise sur «  pieds « ! Au 14 eme jours douleurs thoraciques baso thoracique gauche, devient « jaune-grise » , mise sous Tramadol par MT pour calmer la douleur : j’interviens devant son état et la met sous Azythro + Rocephine 2 semaines ( reco d’Isere…) ET réussi à avoir un scanner ( zone dépolies + atélectasie ) corticoïdes locaux ; Guérison 4 jours plus tard. A 6 semaines, tout va bien !

  20. S’il se confirmait qu’il y avait bien eu une première vague d’octobre à janvier comme le laisse entendre certains témoignages ( et également l’un des scénario de l’institut Pasteur), il est étonnant que le virus se soit propagé dans l’indifférence générale et sans surmortalité. Le fait que les médecins aient été libres de leur prescription a-t-il changé la donne ?
    En tout cas en Italie depuis que les généralistes ont repris la main, début avril, les chiffres de baisse de la mortalité et des hospitalisations sont encore plus impressionnant que chez nous.
    Bien voir qu’en Suède par exemple 90% des décès ont été en dans des établissements d’hébergement collectif (maisons de retraite et foyers de réfugiés).

Répondre à J-M ANGLERAUD Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec * Pour information, Dr Maudrux ne répondra pas aux commentaires anonymes.