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Covid : Allemagne – France : 2 – 0

7 800 morts en Allemagne, 27 500 en France, alors qu’à population égale, il devrait y avoir 34 000 morts en Allemagne. Nous en avons presque 4,5 fois plus, pourquoi ? Cet écart de mortalité est capital, sa compréhension devant conduire à des règles à appliquer pour diviser par 4 la mortalité de la maladie.

Beaucoup se posent la question, j’ai relevé une trentaine d’articles de presse sur le sujet. La presse a une explication, elle est unanime : « l’Allemagne teste à grande échelle, voilà pourquoi elle a moins de morts ». Permettez de ne pas être d’accord avec ce diagnostic erroné. Tester plus, permet de diagnostiquer plus de malades (ce n’est même pas le cas), de les isoler pour qu’ils contaminent moins, empêchant l’épidémie de s’étendre, mais tester n’est pas traiter, et n’influe en rien l’évolution et la gravité de la maladie. Ce n’est pas parce qu’on teste plus, qu’on a moins de morts à population touchée égale.

Moins de morts car moins de malades avec l’application précoce de la méthode Coréenne qui repère au plus tôt les contaminés pour les isoler et les suivre ? Pas évident du tout. 142 000 positifs en France, pour 67 millions d’habitants, cela ferait 176 000 pour 83 millions d’habitants en Allemagne, où on décompte 173 000 positifs, soit strictement autant qu’en France à population égale, ni plus, ni moins. En testant 4 fois plus depuis 3 mois, aucune influence sur le nombre de contaminés ! En fait ce parallèle est un peu faussé : si on testait plus en France, on ferait plus de diagnostics, nous avons donc en réalité un peu plus de contaminés. Ce qui n’arrange pas pour autant notre politique, au contraire, car plus de contaminés, cela signifierait un échec de nos mesures et du confinement plus coercitif qu’en Allemagne.

Nous avons un confinement bien plus strict que les Allemands, mais le bilan après 4 mois d’évolution (premier cas le 24 janvier en France, le 27 janvier en Allemagne) n’est pas plus favorable avec ces 4,5 fois plus de morts, et plus de contaminés. Pire, l’Allemagne qui a semi-confiné 2 semaines après nous, a commencé à en sortir 2 semaines avant. Un exemple de la différence de traitement des restrictions France/ Allemagne : en France, nombre de cultures fruitières et maraîchères sont restées sur pieds, faute de travailleurs saisonniers pour faire le travail (un appel au peuple a été fait en France, qui n’a couvert que 10% des besoins) ; en Allemagne, début avril, on a pris la décision de faire venir par avion 80 000 saisonniers pour éviter une crise dans ce secteur. Attitude que nos épidémiologistes qualifieraient d’irresponsable, cela ne semble pas avoir eu d’impact sur l’évolution de l’épidémie !

Alors avec 4 mois de recul, confinement ou pas, léger ou strict, on constate que n’est pas cela qui influence le nombre de contaminés ou non. L’examen des autres pays le montre également, et on peut même se demander si confiner, in fine, n’a pas aggravé les choses. Une étude espagnole semble aussi montrer que ceux qui sont sortis pour travailler sont moins touchés que ceux qui sont restés enfermés. Exit cette explication que l’on peut prendre dans un sens ou dans l’autre, pour comparer nos taux de décès.

Alors si le nombre de tests, le confinement strict, n’ont aucune influence sur la mortalité très inférieure, quelle en est la raison ? On a parlé d’infrastructures supérieures, 24 000 lits de réanimation au lieu de 5 à 6 000. En quoi le nombre de lits diminuerait la gravité de la maladie ? Avec autant de contaminés, en passant notre capacité de 5 à 15 000, juste suffisant, en quoi en avoir 10 000 de plus aurait diminué nos décès ? La supériorité de l’Allemagne ne s’arrête pas aux lits : il y a eu disponibilité quasi immédiate des masques, des tests, des respirateurs, par la production locale. Il y a le personnel soignant aussi : 4,3 médecins / 1000 habitants en Allemagne pour 3,4 en France, 12,9 infirmières / 1 000 en Allemagne contre 10,8 en France. Par contre la France est très riche dans un domaine, celui des administratifs : 35% du personnel dans les hôpitaux chez nous contre 24% en Allemagne. La réactivité est également infiniment plus grande en Allemagne qui n’a pas autant de ministères, de directions de la SS, de Comités, de Hauts comité, d’Agences, de Conseils, de Hauts conseils, de Cnamts, de Cpam, d’ARS,… Mais est-ce que tout ceci a une influence sur l’évolution favorable ou non de la maladie ? Un frein, une pagaille pour la mise en œuvre, oui, un surcoût, oui, mais pour l’évolution individuelle de chaque patient ?  Je ne le pense pas, encore moins dans un rapport de 1 à 4.

Personnellement, comme je ne vois pas d’autres facteurs possibles comme l’origine ethnique ou le climat, mais peut-être, à la marge, une population un peu plus jeune, je n’ai qu’une explication crédible à cette différence : la manière dont on traite ces patients quand ils ont des symptômes. Soit c’est le traitement en ville qui en envoie moins à l’hôpital, soit c’est le traitement fait dans hôpitaux qui a plus de succès que chez nous. Pourquoi d’un côté du Rhin la mortalité des contaminés est de 19,4%, de l’autre 4,5% ? 

Que font les allemands aux patients contaminés pour qu’ils ne meurent pas ? Manifestement les généralistes et les réanimateurs semblent plus compétents que les nôtres. Triste constat pour nous qui pensions avoir la meilleure médecine au monde ! Et là surprise, personne ne s’y intéresse. J’ai consulté des pages et des pages de tous les articles traitant du Covid en Allemagne et évoquant la différence France-Allemagne : aucun, strictement aucun (ou je suis passé à côté mais c’est bien caché), ne se pose la question du traitement en Allemagne. Apparemment secret d’Etat, même en Allemagne.

En pratique, la question du traitement ne se pose pas en Allemagne, les médecins sont totalement libres, ni consignes, ni interdits, et il n’y a pas de débat chloroquine dans ce pays, sans pour autant qu’elle soit prescrite plus ou moins. Je suppose que face à ces toux et pneumonies atypiques les antibiotiques sont en première ligne, alors que chez nous, pour un virus, « c’est pas automatique », la préférence allant au Doliprane.

Une enquête serait intéressante, même chose dans les hôpitaux, comment sont traités les patients en réanimation. Chez nous il y a eu beaucoup d’errements et de revirements, et chaque équipe a ses méthodes.

Une telle différence dans les évolutions de la maladie a forcément une explication, encore faut-il qu’elle soit crédible et indiscutable. Nous avons encore tout à apprendre avec ce coronavirus.

Gérard Maudrux

Gérard Maudrux

70 Commentaires

  1. Bonjour à tous
    je souhaiterais aider le Pr RAOULT à faire cesser les attaques tendancieuses contre sa préconisation d’AZT + HCQ en phase précoce
    puisque personne ne veut comprendre que c’est seulement en phase précoce qu’il faut intervenir
    on pourrait comparer le traitement aux extincteurs qui combattent efficacement les incendies naissants mais sont incapables de lutter contre les incendies développés
    ce niveau de comparaison simpliste, accessible à tous cerveaux de bonne foi, n’aiderait-il pas à lutter contre les embrouilleurs en tous genres ?
    merci de votre attention

  2. Vous n’aurez malheureusement jamais de réponses définitives sur la question des différences relevées (réelle, biaisées, interprétées, incomparables, …) entre régions, pays, protocoles de prise en charge, traitements. Il est malheureusement impossible d’interpréter des chiffres dans des contextes non maîtrisés et de surcroît quand la variable la plus importante est le comportement individuel. L’immunité de troupeau ne doit pas nous faire oublier que nous ne nous comportons pas comme des moutons. Et en matière sanitaire, le rapport entre patient et les structures de santé, la confiance dans les consignes données est extrêmement variable par région, pays, tranche d’âge, classe sociale etc… Comme nous ne sommes pas enclins à considérer le côté fondamentalement probabiliste des raisons que l’on pourrait avancer et l’absence totale de reconnaissance d’une ou plusieurs autorités dans le domaine (votre concierge est à l’évidence aussi qualifiée que D. Raoult) ne laisse pas grand espoir d’arriver à des conclusions utiles pour l’avenir.
    C’est ce qui permet de comprendre la quasi unanimité pour la création d’un vaccin qui apparaît comme le seul réel moyen d’éliminer un danger hypothétique (si le COVID-19 revient Q3, Q4, 20Q1 etc…).

    Quant aux politiques de tout poil qui beuglent, prophétiques et condescendants, que « rien ne sera plus comme avant » et « le monde après COVID sera différent du monde d’avant », il serait bon de leur demander si leur vraie mission ne serait pas de faire de cette épidémie une parenthèse la moins douloureuse possible… Personne ne leur a donné blanc-seing pour transformer en profondeur nos sociétés. Est-ce qu’après une catastrophe naturelle on demande un changement radical de société ?

    L’ensemble des dysfonctionnements relevés pourrait (si la pression populaire s’exerce) faire l’objet d’enquêtes et donner des suites judiciaires et politiques. Il est peut-être temps d’essayer la démocratie (les partis l’empêchent) et de considérer qu’il est possible de remplacer les représentants du peuple par des « logiciens » dont la tâche essentielle serait de mettre en oeuvre les options approuvées par un peuple sondable à souhait par les réseaux sociaux, en dirigeant les strates administratives avec la logique comme compas en lieu et place de l’idéologie. L’impossibilité de connaître l’opinion de tous qui entraîne la désignation de représentants appartient au passé. Les politiques ont leur nouveau forum, les réseaux sociaux et nous avons grand besoin que leurs opinions s’y confrontent et produisent des plans, programmes qui seront alors approuvés.
    L’exécution de ces derniers ne peut être confiée à des personnes cooptées par des partis, mais à des cadres répondant de leurs actes et tenus à un niveau de performance.

  3. Tout est dit pour expliquer la différence d’approche entre la France et l’Allemagne, dans cette communication surréaliste de Jérôme Salomon hier dans son point presse quotidien sur la situation sanitaire : « Se faire tester au moindre doute c’est entrer dans un parcours de prise en charge médicale qui permettra au plus grand nombre d’être détecté vite, d’être détecté à temps. » Ce message officiel validant le dépistage systématique date du 19 mai ! ! ! C’est ce que préconise Didier Raoult depuis le début, et ce qu’il a fait, « à temps » en ce qui le concerne, pour éviter que l’épidémie ne sature les services de réa de Marseille ! ! !
    Mais maintenant que le virus ne circule presque plus, il devient officiellement impératif de tester « au moindre doute » à travers toute la France ! ! ! Une guerre de retard avec l’Allemagne, comme toujours … Eux ont testé à temps, quand le virus circulait, et ils ont pris les mesures nécessaires pour isoler les patients et les traiter ; nous, nous avons confiné malades et bien portants ensemble avec du paracétamol, et éventuellement du rivotril s’ils avaient plus de 70 ans et étaient inéligibles à l’entrée en réa (car nous n’avons bien sûr pas pratiqué de sélection dans l’accès aux soins à l’intérieur des hôpitaux, en tout cas officiellement, mais seulement la sélection dans l’accès aux hôpitaux eux-mêmes à travers les appels au 15).

  4. Toute tentative pour analyser un match qui n’est pas fini est prématurée, illusoire, et j’oserai dire, un peu présomptueuse ! Il y a plein de données qui nous échappent.

    • Pourquoi personne n’évoque la possibilité que les chiffres allemands ne soient pas exacts? Mon beau frère travaille dans un organisme de gestions d’ehpad privé, son homologue allemand lui a dit qu’il y a eu une nette augmentation de la mortalité dans leurs établissements, mais les morts ne sont pas testés et surtout pas comptabilisés en covid potentiels car cela nuirait à leur image. Mensonge par omission?

  5. On est les champions de la polémique, nous Français !!! Comment peut-on comparer ce qui est difficilement comparable, c’est absurde. Il faudrait évaluer et comparer le nombre de ressortissants « chinois » vivant en France, le nombre de ressortissants « français » vivant ou travaillant en Chine, le nombre de touristes chinois venus à Paris en fin d’année (n’y voyait aucune stigmatisation) !!!
    On est très fort pour la critique au lieu de penser à relever le pays.
    Est-ce qu’on se pose la question sur les difficultés que cela entraîné chez les jeunes médecins ? Ne pourrait-on pas créer un prélèvement exceptionnel chez les médecins les mieux rémunérés afin d’aider les jeunes en difficulté (j’ai 64 ans), plutôt que d’attendre de l’Etat ou de la CARMF. Ne faudrait-il pas mieux repenser la médecine de ville, l’installation des jeunes médecins, plutôt que de réagir en individualistes ?
    J’en reviens à notre gouvernement, pour ma part je pense qu’ils ont fait au mieux et avec les moyens qu’ils avaient à leur disposition….et que leur avait laissé les gouvernements précédents. Depuis les gilets jaunes on leur demande de régler tous les problèmes, que ceux d’avant n’avait en rien traité. Je pense que les Français devraient se retrousser les manches…et être moins individualiste et corporatiste. On manque tous d’un peu d’humilité…

  6. Coucou cher Gérard MAUDRUX.
    C’est moins pire que début avril, où j’avais comptabilisé Allemagne-France = 5 – 0 !
    https://blogs.mediapart.fr/agnes-gouinguenet/blog/080420/coronavirus-au-08042020-allemagne-bat-france-50
    C’est certainement multifactoriel, mais j’avais noté deux paramètres à ce moment-là :
    – L’Allemagne n’a jamais fait de tests « post-mortem » contrairement à la France et à l’Italie (donc on peut dire que quelqu’un est mort de SRAS-COV2, alors qu’il est porteur sain et mort d’autre chose …).
    – L’Allemagne a, à sa tête et depuis plus de 10 ans … le couple MERKEL -SAUER; tous les deux sont des scientifiques de très haut niveau. Donc pas de bla-bla-bla littéraro-machin chez ces gens-là, mais la réalité telle qu’elle est de fait. Donc efficacité bien supérieure au coq gaulois, qui fait une roue grotesque en se prenant pour un paon. « Rien dans la tête, tout dans la crête » ! Hélas …
    La France se couvre de ridicule dans cette affaire, et c’est désolant.
    Portez-vous bien, et continuez à vous rebeller ! Votre blog est un ballon d’oxygène en « Hippocrato-land ». Merciiiiii.
    Agnès GOUINGUENET.

    • Mais en France aussi les réponses ont été différentes selon les régions. Un certain nombre a créé des centres covid dans les communautés de communes pour permettre aux personnes infectées de consulter des médecins sans contaminer les cabinets médicaux. Ce sont les régions qui eu le moins de cas. Celles qui ont maîtrisé le plus vite les foyers épidémiques.
      Les autres avec une réponse plus hospitalocentrés ont les plus mauvais résultats en terme de mortalité.

  7. « …La situation nous dépasse, feignons d’en être les instigateurs… »

    Bonjour,

    Après avoir été pris par la « patrouille » en plein confinement en autorisant celle présentée comme sa maitresse à lui rendre visite(s), le pape de la modélisation mathématique des épidémies, du confinement et de leurs conséquences; écouté par les plus grands gouvernements de la planète….a tout naturellement démissionné du comité scientifique de son pays. Il s’agit de Neil Ferguson de l’Impérial Collège de Londres.
    Mais comment se fait-il que ce Morpheus des temps modernes ait pu faire avaler aussi facilement et de façon répétée la pilule bleue de l’illusion à autant de décideurs ? Seul Didier Raoult semble avoir choisi la rouge et ne pas renoncer à ses convictions et à la réalité, car rappelons quand même les erreurs passées de cet Oracle londonien depuis 2001 avec ses égarements concernant la Mdie de la vache folle, grippe aviaire H5N1 en 2005, H1N1 en 2009 et ses millions de doses vaccinales commandées, Ebola en 2014, et maintenant en 2020 où près de 500.000 décès dus au coronavirus étaient prédits si on ne confinait pas…révisés à la baisse à 20.000 par l’auteur lui-même quelques temps après. On nous a tous forcés à avaler, un pistolet sur la tempe (le mot n’est pas trop fort), la pilule bleue. La suite nous a appris que les pays qui ont le plus confiné sont ceux qui ont subi le plus de pertes. Un raccourci un peu trop facile, sûrement, tant les déterminants sont multiples. Il est quand même bon de le noter.
    Mais la question qui se pose est: Pour quelle(s) raison(s) à aucun moment aucun dirigeant ou aucun scientifique n’a t-il remis en question les prédictions de ce Monsieur avant de confiner aussi brutalement ? Et pourquoi a t-on continué à les utiliser ?
    Etre consensuel avant tout dans ce parisianisme corseté de certitudes, ne pas faire de vagues et préférer avoir tort à plusieurs et ne pas être repéré qu’avoir raison tout seul et devenir une cible. Une des raisons mais il y en a tant d’autres…

    • Impressionnant les + et – de 60 ans. On l’a accusé d’avoir une série avec un âge moyen inférieur, d’où la moindre mortalité générale, il n’y a qu’a prendre que les moins de 60 ans et comparer avec ailleurs pour démolir cette critique.

      • Il y aurait quand même une petite correction à faire sur les chiffres qu’il présente, pour les comparer de manière équitable avec d’autres régions, et malheureusement il n’en donne pas les éléments. En effet il n’inclut pas dans son compte rendu, ceux qui ne peuvent recevoir son traitement pour diverses raisons (ils ne présentent que ceux qui n’ont eu que moins de 3 jours de traitement et c’est déjà presque le double de morts, certes âgées), et ce n’est sûrement pas négligeable car dans son étude sur 1061 patients cela représentait environ 25% des patients toutes causes confondues. Ces patients sont rejetés dans le bilan de la Timone qui bien que nettement meilleur que dans bien d’autres régions présente une mortalité de 8,6% d’après les chiffres qu’il présente sur le site de l’IHU, on est alors loin des 0,5% des patients qu’il a pu traiter avec son protocole (à Paris c’est globalement 24% de mortalité à l’hôpital).
        Il y a malheureusement toujours un biais à l’avantage de son traitement dans les chiffres qu’il présente, c’est le reproche que certains lui font depuis le début, et ils n’ont pas tout à fait tort sur ce point. Par exemple ici j’aurais aimé savoir combien de patients de moins de 60 ans n’ont pas pu être traité car incompatibles et combien sont morts. Cela ne l’aurait pas descendu au niveau de Paris, mais peut-être à celui de la Bretagne, meilleure région sur ce point (7 morts de moins de 60 ans sur 378 patients, moins de 2%)

        • Je n’ai pas fait de commentaire sur la présentation des régions, car beaucoup de résultats sont faussés. Paris accueille beaucoup français dans ses hôpitaux, il n’y a pas que des parisiens. Il faudrait le code postal des décès pour les remettre dans leur région. Et puis il y a Toulouse, qui fait mieux que Marseille,…

  8. Deux données que n’envisagent pas M Maudrux me semblent devoir être étudiées: 1° il se pourrait que la façon de rédiger les certificats de décès induise un biais (du type Covid considéré cause principale en France et comme comorbidité en Allemagne: hypothèse à étudier), 2° il me semble que les personnes âgées sont fortement polymédicamentées en France et beaucoup moins en Allemagne. Pour des raisons d’effets cytophysiologiques, je suspecterais+++ les statines de vulnérabiliser les personnes qui en prennent aux formes graves de covid. Je n’ai pas trouvé de données récentes sur les consommations de statines par pays (en 2004 l’Allemagne en consommait beaucoup moins que Grande Bretagne, France, Espagne, Italie, l’Afrique en consomme très peu. Il ne doit pas être très compliqué, en rétrospectif, de comparer par tranche d’âge et par sexe, combien de patients étaient traités et combien non traités par statines, parmi ceux qui sont morts et parmi ceux qui ont guéri

  9. Didier Raoult, ce matin, parle d’un épisode de folie/psychose pour la France en ce début de 2020.
    https://www.youtube.com/watch?v=16bUAC1K-rU
    Un des éléments d’explication pour les différences considérables de mortalité entre le club des 5 (France Italie Espagne UK Belgique) et le reste du monde est peut-être dans le degré de panique/folie suivant les pays.
    La presse (controversée) et les journalistes (intrigants) auraient favorisé la folie.
    Il semblerait même que cela soit un comportement fréquent (rémunérateur?) dans la presse.

    • Le problème de l’Italie c’est qu’en Lombardie quand les malades du covid sont arrivés les services de réa étaient plein à 97% comme tous les hivers. Il y a un problème dans cette région avec des épidémies de pneumopathies. Souvent liés à la pollution de l’air. Donc la panique se comprend aisèment

  10. Très intéressant, masi vu le peu de traitements efficaces, je vois mal une différence significative de qualité de soins entre l allemagne et la france pour le covid…Le plus probable est simplement que le nombre de cas en métropole soit au moins 3 ou 4 fois plus important, et c est logique puis qu’on ne compte pas les nombreux asymptomatiques( peu de tests)…

    • On a une disparité en France entre le nord est et le reste du pays.
      Des régions comme Nouvelle Aquitaine ou Bretagne ont mis en place des centres covid dans toutes les communautés de communes et il n’y a pas eu de saturation du système de soin. Donc dans les régions où le généraliste a été privilégié par de saturation, donc moins d’hospitalisation.
      Ces choix n’ont pas été fait ou l’on été plus tardivement dans l’est de la France ou en région parisienne.
      Les Allemands ont sans doute eux aussi privilégié le généralistes. D’ailleurs c’est ce qu’ont fait aussi les Coréens. Il y a sans doute matière à réflexion.

  11. Je vois deux explications à la mortalité 4 fois supérieure outre-Rhin: une très probable, le confinement couplé à un trop petit nombre de tests qui a conduit à des micro-épidémies hospitalières, dans les EHPAD et dans toutes les collectivités ou lieux de rassemblement. Une autre hypothétique, la consommation de paracétamol qui a été monstrueuse (1 million de boîtes par jour) alors que l’innocuité de ce produit dans la covid19 n’a pas été établie (au contraire on peut craindre que cet anti-inflammatoire ne soit nocif, ne serait-ce qu’en faisant baisser la fièvre dont on sait bien que c’est un puissant moyen de lutte antivirale). Mais je ne sais pas quelle a été la consommation de paracétamol en Allemagne… Jean Cabane, interniste

  12. Ce point me laisse depuis plusieurs semaines aussi perplexe que vous.

    J’avais 2 hypothèses :

    1) Ils ne comptent peut-être pas comme nous ? Quid des comorbidités ?…
    Bien souvent, en matière d’indicateurs, le diable est dans le détail.

    2) En plein pic, aurions-nous par hasard traité au Rivotril, plutôt qu’au Plaquenil ??? En bref, services submergés + doctrine « pas de traitement » = on élimine quand on ne sait plus quoi faire ?…
    On trouve ici : https://www.worldometers.info/coronavirus/country/france/
    la courbe des « % de guérisons versus % de décès « . Elle ne semble pas militer pour cette 2ème hypothèse, mais elle a quand même une drôle d’allure.

  13. La question du Dr Maudrux, telle que je l’ai lue, est pourquoi y a t’il aussi peu d’études croisées pour comprendre les écarts qui semblent apparaître en différents endroits du globe ? Il a illustré cette question en prenant des exemples localisés, mais pas pour apporter une réponse. Dans les commentaires, je lis surtout un évitement à la question posée.

    • Je reste sur l’interrogatif, n’ayant peut-être pas personnellement la bonne explication, le traitement, manquant d’éléments factuels que j’avance toujours dans les autres sujets.
      La différence d’organisation et la régionalisation en Allemagne que certains avancent, même si je la préfère de loin au système français inefficace, ne me paraît pas justifier un écart de 1 à 4. Je n’ai toujours que le traitement, mais n’en ai pas la preuve, un commentaire semble le confirmer aussi.
      Maintenant d’un pays à l’autre, il y a tellement de facteurs différents, que la comparaison est difficile, malheureusement, et cela ne nous aide pas.

  14. Je pense que notre difficulté de compréhension des résultats allemands par rapport à la France tient beaucoup à notre vision trop globalisée des résultats par pays. Si l’on analyse les résultats par région, on constate que la Bavière, Land de près de 20 millions d’habitants et terre des marques Audi et BMW, a une proportion de décès par million semblable à la région Auvergne Rhône-Alpes et à la région PACA, et bien pire que la Nouvelle Aquitaine, L’Occitanie, la Normandie ou la Bretagne sans que l’on puisse en conclure que le système de santé de ces régions soit supérieur.
    La France, contrairement à l’Allemagne, souffre d’une très grande concentration du pouvoir économique à Paris où se trouvent quasiment tous les sièges sociaux des grandes entreprises, et qui reçoit aussi une grande majorité des visiteurs étrangers.
    L’Allemagne en revanche est beaucoup plus décentralisée, avec ses gros groupes industriels répartis de façon plus homogène sur tout le territoire.
    C’est pourquoi on trouve en France un énorme foyer d’infection qui est vite devenu incontrôlé en région parisienne, cluster qui ne s’est formé dans les mêmes proportions dans aucune ville allemande et qui a donc pu être plus facilement contrôlé. De même, la France a eu la malchance d’accueillir un très grand rassemblement évangélique en début de pandémie à Mulhouse qui a disséminé plus de 1000 personnes infectées dans le Grand Est, en Ile de France et même en Corse. L’Allemagne, elle, a eu la chance d’être préservée de ce genre d’évènement dévastateur.
    En comparant la France et l’Allemagne, on peut donc surtout conclure que les deux pays ont eu des résultats face au Covid très semblables dans un très grand nombre de régions, l’exception étant le Grand Paris et le quart nord-est de la France pour des raisons de forte concentration économique ou d’évènement contaminateur exceptionnel.
    Autre sujet, l’effet confinement, la démonstration la plus parlante est le cas de la Suède. On a trop souvent tendance à penser que la Suède a eu les mêmes résultats sans confinement que des pays qui ont confiné comme la France, la Belgique, l’Espagne ou l’Italie. Pourtant, cette comparaison n’est pas valable car les conditions de démographie, de densité de population, d’habitat et de climat n’ont rien à voir. La bonne comparaison est de d’observer la Suède par rapport à ses voisins proches comme la Norvège, la Finlande et le Danemark qui eux ont confiné. Et là, on constate une mortalité par million en Suède multipliée par 4 par rapport au Danemark, 8 (Finlande) et 10 (Norvège). Clairement, la Scandinavie a démontré la grande efficacité du confinement pour réduire la mortalité de l’infection

    • Il est clair que les pays qui ont confiné au premier cas ont de bons résultats (Dannemark, Norvège, Portugal ou Grèce). Mais ces pays ont plus testé que nous. Ont eu des masques tout de suite.
      Le confinement ça ne marche que quand le virus ne circule pas encore. Or en France des recherches récents montre qu’il circulait depuis novembre dans le grand est et depuis décembre en Île de France. Donc depuis bien plus tôt qu’on le pensait. C’est ce qui explique la brutalité de l’épidémie dans ces régions.

  15. D’un côté en France dans les régions de l’ouest, les Régions ont mis en place en coordination avec les communautés de commune des centre Covid pour permettre le traitement des malades du covid par les médecins traitants et jamais les structures sanitaires n’ont été débordées. En Bretagne, il y a eu des moments assez dur pour les soignants mais jamais autant que dans le nord est. Et d’ailleurs la période difficile a duré beaucoup moins longtemps mais les clusters ont été réglé beaucoup plus rapidement que dans l’est. Réponse sanitaire différente qui inclue le généraliste dès le début, là où dans les régions les plus touchées on a fait le choix d’une réponse hospitalo-centrée.
    D’autre part il y a des facteurs climatiques, alimentaires et environnementaux qui semblent expliquer les divergences.
    Une équipe de Cambridge a découvert des corrélations entre les formes sévères et des carences alimentaires en sélénium.
    Une autre équipe de recherche a découvert que l’exposition aux ultraviolet permettait de faire diminuer la charge virale ( ce qui explique pourquoi le virus se diffuse moins en Afrique sans doute).
    L’université de Bologne a fait la corrélation entre formes sévères et mauvaise qualité de l’air. D’autres équipe font la corrélation avec la présence forte de dioxyde d’azote dans l’air.
    Tous ces facteurs expliquent les divergences entre régions et pays.

    • Bonsoir,
      Quand vous dites : « ….pour permettre le traitement des malades du covid par les médecins traitants et jamais les structures sanitaires n’ont été débordées… » De quel traitement parlez-vous exactement ?
      Merci

  16. Bonjour,
    la bise ! les Français se font la bise pour se saluer pas les Allemands ! et la poignée de main c’est une pratique plutôt latine. Les Anglo-saxon c’est plus rare il me semble.

  17. « Tester n’est pas traiter » dites-vous. Si, un peu, dans la mesure où le moment de démarrage du traitement compte dans le traitement. Il n’y a pas de traitement miracle en Allemagne, mais un timing miracle en quelque sorte. Ce qui confirmerait ce qui a été dit, à savoir que c’est le moment initial du traitement qui est décisif, sa précocité.
    Sinon, il faudrait savoir avec précision le nombre de morts sur le nombre de réanimations réelles, pas le nombre de lits de soins intensifs

    • Devant les symptômes, on traite, on n’attend pas le résultat, et s’il est négatif, on traite quand même, car beaucoup de faux négatifs (y compris à après hospitalisation et images pulmonaires typiques). Tester ou non ne change pas le début du traitement, de plus on traite le patient, pas le résultat du test. Quand je vois une cystite, je traite et demande un examen. Quand je reçois le résultat, je vois si je garde ou adapte le traitement, qui est démarré dès les premiers symptômes.

  18. Je n’ai pas regardé l’âge moyen de la population allemande, mais elle ne doit pas être plus jeune que la française, moins d’enfants depuis déjà de nombreuses années, ce qui agrandit encore la différence.
    Si cela se trouve, il y a 4 fois plus de contaminés en France, grâce aux transports publics bondés, des rues moins larges, donc concentration de virus plus grande en France. Plus d’individus qui crachent au sol leurs miasmes en France.
    Dans une moindre mesure, on mange plus de saucisses en Allemagne, trop de sucres en France.

    • L’Allemagne a plus de villes moyennes que la France. Donc plus de concentration d’habitants. Donc ils devraient être plus touchés à ce niveau.

      • Si cela se trouve, ils ont tout simplement compris qu’il fallait se laver les mains en rentrant au domicile et désinfecter les portes et poignées. Cela pourrait faire la différence comme ne pas se gratter le nez et les yeux avec des mains sales. Sinon, bien des villes avaient été bombardées, la seule raison ayant été d’empêcher des mouvements de chars. Ces villes ont souvent été reconstruites avec des avenues plus larges. Et probablement le fait que l’industrie allemande est plus tournée vers l’automobile fait que celle-ci est plus utilisée. Combien de surfaces contaminantes dans un bus, que vous êtes obligé de toucher?
        On ne sait pas grand chose de la typologie des gens infectés.

  19. Je reste persuadée qu’il existe un lien avec la part de notre génome venant des néandertaliens, . C’est lui qui a déterminé notre système HLA. Il existe un dossier intéressant sur wikipédia. Et j’ai trouvé aussi celui-ci: https://planet-vie.ens.fr/thematiques/evolution/lignee-humaine/les-dernieres-etapes-de-l-evolution-humaine-et-le-peuplement . L’Afrique n’est finalement pas tellement touchée. Mais je n’ai pas trouvé de carte précise sur la répartition actuelle de la part antique des gênes humains que ce soit Néandertaliens ou Denisoviens. Il y a visiblement plusieurs facteurs de dispersion du virus.

  20. « Nous en avons presque 4,5 fois plus, pourquoi ? »… Il semblerait que les chiffres officiels des morts du Covid en France ne soient pas fiables, bon nombre de personnes mortes d’autre chose ayant été utilisées pour grossir artificiellement les effectifs. Et ça continue de plus belle. C’est voulu.

  21. Si l’on regarde les résultats ceux qui ont confiné à mort, sont les 5 premiers
    https://www.mediterranee-infection.com/covid-19/
    Pays Nombre de cas Nombre de décès Population Mortalité/1 000 000 habitants
    Belgium 54 644 8 959 11 589 623 773,0
    Spain 230 183 27 459 46 754 778 587,3
    Italy 223 885 31 610 60 461 826 522,8
    United Kingdom 238 004 34 078 67 886 011 502,0
    France 179 630 27 532 65 273 511 421,8
    Sweden 29 207 3 646 10 099 265 361,0
    Netherlands 43 880 5 662 17 134 872 330,4
    Ireland 23 956 1 518 4 937 786 307,4
    United States 1 443 397 87 568 331 002 651 264,6
    Switzerland 30 514 1 878 8 654 622 217,0
    Canada 75 963 5 680 37 742 154 150,5
    Ecuador 31 467 2 594 17 643 054 147,0
    Portugal 28 583 1 190 10 196 709 116,7
    Germany 175 233 7 897 83 783 942 94,3
    Denmark 10 989 537 5 792 202 92,7
    Iran 116 635 6 902 83 992 949 82,2

  22. Juste une hypothèse : est-ce que la pression à diagnostiquer Covid est la même en Allemagne qu’en France. Il me semble qu’il n’y a plus d’autres pathologies actuellement. Dernièrement un patiente est hospitalisée pour surinfection bronchique et diagnostiquée Covid sur une imagerie TDM dite douteuse et ce malgré 3 tests PCR négatifs dont le dernier pendant l’hospitalisation ! 0 n peur penser que les mesures prises en France ne sont défendables que si la maladie est grave et que cela pousse au surdiagnostic.

  23. En Allemagne, j’y ai de amis ,les médecins sont libres de traiter leurs patients, avce ce qu’ils jugent efficace et Plaquenil et antibiotiques et d’autres molécules antistaminiques etc, on été donné dés les premiers symptômes dès les premiers cas ,donc moins de cas morbides et moins d’hospitalisation, ils ont testé des le début les gens, ici rien,maintenant que l’épidémie est finie ils veulent tester,mais qui, !!!confiner est la pire des choses tout médecin le sait en cas de virus, tous confiné a cause du VIH ou de la grippe asiatique, c’est du mensonge du début jusqu’a la fin, c’est grave .

  24. En France, dans les hôpitaux, nous avons un nombre incalculable d’administratifs dont certains sont à mon avis comptabilisés comme « soignants » ce qui diminue encore la proportion des soignants. Et combien dans ces administratifs ont fait l’ENA (Ecole des Normes Absurdes). Nous avons un pays où les normes sont impératives, où il faut faire des études contre placébo quitte à laisser mourir des patients, où la médecine libérale et les cliniques sont considérées comme incapable de soigner,on l’a vu avec cette crise sanitaire. Hélas nos responsables politiques vont être jugés comme responsables mais non coupables. Cela ne vous rappelle rien???

  25. On a toujours pas identifié le chaînon entre la chauve souris et l’humain. Puisqu’il semblerait établi qu’il n’y a jamais eu de pangolin vendu à Wuhan.

    Mais il y a eu une épidémie de peste équine en Thaïlande. On peut pense que cette épidémie s’est propagé dans le sud est asiatique : Cambodge, Laos, Vietnam, Myanmar. Puis ensuite le virus arrive en Chine où il y a moins de chevaux et il mute et trouve un nouveau porteur : l’humain.
    Dans ce scénario le virus s’attaque à nouveau à son hôte de prédilection, le cheval dès qu’il le peut. Une recherche sur Google m’a permis de découvrir qu’il y a en ce moment une épidémie de grippe équine. Et si c’était le covid en fait ?
    Il y a plus d’élevage de chevaux dans l’ouest de la France que dans l’est. Et surtout ça pourrait expliquer qu’un pays comme l’Autriche, où les élévage de chevaux sont nombreux soit moins touché.
    Ce scénario est il plausible ?

  26. les tests ne sont pas tous valables pour détecter la maladie que dans les 3 jours des symptômes,apres le virus est parti ,et c’est la réaction inflammatoire énorme qui commence, et les capillaires et vaisseaux et arteres,qui font des caillots partout par manque d’oxygène ,ca vous rappelle pas le VIH,,mais ils testent les gens en réalité ou en fin de parcours de vie, en réalité ,c’est bidon, ils n’ont plus le Covid ,tout les morts en maison de retraite seraient Covid,c’est un mensonge, ils incinèrent sans demander aux parents et impossible de faire une autopsie, c’est dingue,il faut gonfler les chiffres officiels, pour nous préparer a rester pétrifié de peur et attendre leur vaccin, qui ne peux exister,car après vous etes immunisé et les virus n’ont pas de vaccin,et chacun pourrait se tester lui même avec les test sanguin des doigts ,qui sont très bons et surtout pas passer par le flicage organisé, et les « brigades » envoyées et payées par Amelie et ARs et Microsoft ;qui au final va avoir les résultats de ces pseudos enquêtes et les fournir a OMS et autres boite privée,, nous a la fin du Covid qui est presque éteint comme le dit si bien Pr Raoult!Ils nous prennent pour des débiles et on attend que les médecins se révoltent et remettre la Loi sur la table afin de continuer a être là pour aider a la guérison et non des mouchards payés 22*par signalement suspicion Covid ,et sans traitements!!

  27. L’Allemagne ne compte pas 25 000 lits de réa. Il s’agit là du total « réa-réveil », ce que nous appelons soins intensifs. (En anglais IC pour intensive care: il n’existe pas dans cette langue de distinction entre les deux). À ce compte, la France dispose d’environ 10 000 lits « IC » en année normale, ce qui … relativise grandement les « miracles » de réorganisation faits à l’hôpital.
    Il y a plus grave: le nombre de décès « en réa » baisse à un rythme SUPÉRIEUR à la baisse du nombre TOTAL de décès. Une seule explication, d’ailleurs confirmée par les urgentistes eux-mêmes: un tri sévère est fait AVANT l’entrée en réa: pas de plus de 70 ans, pas de transfert depuis un EPAD. Les chiffres sont induscutables: l’âge moyen des entrés en réa est passé en un mois de 75-80 ans à… 65. D’autre part, la proportion de décès EHPAD/réa est passée dans le même temps de 25 à plus de 40%. En d’autres termes, il suffit de ne pas accepter de patients en réa… pour faire baisser leur nombre. Et les réanimateurs peuvent dire sans mentir qu’ils n’ont pas « fait de tri ». Le tri existe bel et bien, mais en amont: au Centre 15, en général.
    Les chiffres publiés (et non plus racontés par Salomon le soir) deviennent d’ailleurs de plus en plus incohérents entre eux: 118 décès le 15 mars à l’hôpital pour (???) 104 si on les additionne avec les décès en EHPAD et EMS. On a même des décès « négatifs » (???): MOINS 15 morts le 13 mai, MOINS 13 le 15, pour (quand même) PLUS 228 le 14. (Chiffres publiés par SPF et ANSP).Une chatte n’y retrouverait pas ses petits: À moins de croire à la « resuscitation » (comme disent les anglo-saxons, en lieu et place de réanimation ?).
    Une hypothèse parmi d’autres pour le bon résultat en Allemagne ? D’après les sociologues, nous nous adressons, en France, à notre interlocuteur, en nous tenant le plus souvent à moins 60 cm de distance. En Allemagne: 80cm à 1 mètre. Cela peut participer (un peu) à limiter la transmission virale.

    • Je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de patients Ehpad passés en réa, il y 1 mois ou 2, et plus que maintenant. Je ne constate pas de baisse spectaculaire des décès en hôpital. En comparant 2 courbes Wiki, celle des nouveaux cas quotidiens et celle des décès quotidiens, si on les décale de 2-3 semaines (suppose qu’en moyenne le décès a lieu 2-3 semaines près l’entrée), les proportions restent les mêmes. Nouvelles entrées, des bosses hebdomadaires de 3 000, puis 2000, 1500 et 1000 (en laissant les deux dernières), les courbes des décès hospitaliers évoluent dans les mêmes proportions. Vous avez raison, les publications journalières sont de plus en plus incohérentes d’un jour sur l’autre, ne permettant pas d’imaginer favorable ou défavorable sur tel ou tel point. Ce que vous pensez un jour devient faux le lendemain.

  28. Le vrai scandale, ou le premier, depuis le début c’est qu’on a supprimé la liberté de prescrire aux médecins généralistes et accessoirement aux pharmaciens de délivrer les ordonnances.
    A priori certains ont passé outre.
    Et accessoirement on a refusé de fait aux malades la liberté de choisir un traitement, alors que le décideur final c’est lui.c’est son droit le plus total de dire ça oui, ça non, c’est du ressort de la relation médecin patient, comme un avocat avec un client, pas d’une administration.
    Si on analyse bien les propos officiels, on se rend que le malade est devenu un objet statistique.
    A priori le premier concerné c’est un peu lui, il a peut-être son mot à dire, surtout que potentiellement nous sommes tous des patients en puissance. Et je n’ai pas envie qu’un ministre me dise ce qui est bien pour moi..
    C’est pourtant simple la médecine, , une personne malade va voir son médecin pour qu’il règle son problème.et lui fait ce qu’il peut avec ce qu’il a à disposition.
    Si on écoute certains médecins de plâteaux Tv et autres bureaucrates, c’est revenez dans six mois quand on aura les résultats des études.
    Comment peut-on accepter cette folie.

  29. En testant plus en France, on se serait aperçu que l’on avait beaucoup plus de personnes contaminés. Rappel : en France, les personnes contacts asymptomatiques ou paucisymptomatiques, non soignants, n’ont pas été testées jusqu’en mai !
    Reste à savoir pourquoi nous avons été plus contaminés en France qu’en Allemagne…

    • D’après les dernières données le patient zéro en Alsace aurait développé la maladie en novembre. Le patient zéro en Île de France en décembre. Les contaminations sont arrivées tôt avec une première vague épidémique à l’automne restée invisible aux yeux des autorités sanitaires ( expliqués par un fort nombre de personnes peu symptômatiques et aussi une confusion avec les symptômes de la grippe).
      Peut être que l’Allemagne n’a pas eu de cas avant janvier ? Ça expliquerait l’écart.

  30. Merci Monsieur Maudrux pour votre travail très éclairant.
    Cet écart de mortalité est effectivement difficile à expliquer autrement que par la qualité et le type de soins prodigués en France et en Allemagne. Cependant, j’émets une hypothèse : ne pourrait-on pas expliquer une partie de cet écart par le fait que parmi les 173 000 personnes testées positif en Allemagne, une partie de celles-ci sont des personnes asymptomatiques alors qu’en France, tous les positifs sont symptomatiques et à un stade avancé de la maladie puisque l’on ne teste que les personnes ayant des symptômes clairement identifiés, contrairement à l’Allemagne ? Si cette hypothèse est juste, la comparaison devient de fait moins pertinente, me semble-t-il. Qu’en pensez-vous ?

    • Vous avez raison, tout les chiffres que l’on peut avancer dans cette histoire ont une marge d’erreur non négligeable. Les allemands majorent leurs positifs avec des asymptomatiques, nous les minorons avec moins de tests, il y a aussi les décès de ville, post mortem ou non, etc. C’est aussi l’échec des données par des organismes pléthoriques et coûteux. D’un autre côté majorer leurs positifs, montre aussi les mauvais résultats du confinement, car s’ils avaient les mêmes « contaminés » avec notre « label », ils en auraient beaucoup moins que nous. Ceci dit, il y a ces marges d’erreurs, même à 20, 30%, aucune ne justifie ce rapport de 1 à 4,5.

  31. peut être une information de l ‘institut Robert Koch : en Allemagne, etude sur 50 patients hospitalisés: 25 en ARDS tous mis sous respiration artificielle dont 8 en ECMO….
    serait ce faisable en France ? en dehors des problèmes matériels et logistiques,les obstacles:formation à l ‘intubation « partagée » entre anesthésistes et urgentistes , usage de l ‘ECMO « réservé » aux cardiologues…

    • Nos « réanimés » semblent dépasser 50% de mortalité, si les leurs sont à 10-15% (je n’en ai aucune idée), cela explique 4 fois moins de décès. Je sais qu’ils utilisent plus l’oxygénothérapie extra corporelle (question de matériel ?)

      • Il serait bon de s’intéresser aux disparité entre région en France. Les écarts sont énormes entre le nord est le reste du pays.
        Antoine Flahaut explique le faible nombre de cas dans l’ouet par une sur représentation des asymptomatiques et tend à sous entendre que cela prouverait une plus faible contagiosité de ces asymptomatiques.

        • Je ne crois pas que cela apporte quelque chose, à conditions sanitaires équivalentes entre régions (ce qui n’est pas le cas en Allemagne avec l’autonomie des régions). Vous avez des clusters comme en Alsace qui ont disséminé comme une tache d’huile, d’ou la concentration Est, puis l’Oise. Ensuite, c’est un problème de circulation des populations. Tout passe par Paris, donc Paris est plus touché. Puis vous avez l’axe PLM, gros axe de circulation depuis des siècles, qui avec l’Alsace, concentre le plus de cas. Plus vous vous éloignez de cet axe, moins vous avez de contaminations. Regardez Toulouse, super. Entre Marseille et Toulouse, vous avez Nîmes, bon, et Montpellier, très mauvais, car drainant une population plus rassemblée, alors que Nîmes draine Barjac ou Pont Saint Esprit. Si c’est mieux à la pointe de la Bretagne qu’à Lyon ou Marseille, c’est une question de circulation des personnes, inutile de chercher autre chose.

          • Il y a eu aussi des clusters en Bretagne, en Corse et dans le Lot et Garonne, Ils ont été géré beaucoup plus rapidement que ceux du nord ouest. La Bretagne était mal partie avec plusieurs clusters au départ.
            Je suis persuadé qu’il y a un autre élément que l’on a pas identifié.

  32. les medias ne s’interessent a l’allemagne que pour fustiger son « egoisme »à ne pas vouloir payer pour l’indemnisation de nos intermittents

  33. L’épidémiologistes danois Peter Gotzsche affirme que dans les cas de pays comme la France et l’Italie se sont les hôpitaux qui sont devenus des lieux d’infection. En Italie le covid est devenu une maladie nosocomiale dans les deux premières semaines de l’épidémie avec des hôpitaux entièrement contaminés.
    Mais dans une moindre mesure entasser ensemble des personnes contaminées dans un hôpital fait augmenter leur charge virale donc les expose à des formes plus sévères. Donc accueillir aux urgences des personnes contaminées sans aucune précaution c’est sans doute les condamner à mort. Là on a l’explication pour l’Italie et l’Espagne. Mais il semblerait que la France dans la panique du début de l’épidémie ait eu se problème ( la contamination massive de l’hôpital de la Charité sur Loire).

    • C’est possible. Je viens d’apprendre le décès par covid d’une personne qui à été hospitalisée pour un problème cardiaque puis qui est rentré chez lui avant d’etre plus tard récupéré par le samu pour décéder 3 jours plus tard. Il a été très vraisemblablement contaminé à l’occasion de ce premier séjour et à contaminé son épouse au retour chez lui.

  34. que pensez vous du point de vue épidémiologiste anthropologue Jean Dominique Michel qui pense qu’une partie de la surmortalité des pays latin (france italie espagne) découle du confinement généralise plutôt que sélectif strict sur les personnes contagieuse et a risque ?
    https://www.youtube.com/watch?v=4MqArCjrkmI
    en résumer les actifs qui se sont contaminés au travers de leurs interactions sociales (travail, transport en commun …) ont rendu visite a leurs familles et parents pendant le confinement et les ont exposé a des contagions potentielles prolongés
    vous effleurer cette idée sans la développer
    bien a vous

    • Je n’ai pas développé la contagiosité et les bienfaits ou non du confinement, sinon évoqué comme vous le dites pour signaler que la tendance actuelle, au vu des pays qui confinent ou non est de constater l’échec. Le confinement, la contagiosité agit sur le nombre de malades, ma question ici est de chercher pourquoi l’évolution individuelle de ces malades, quel que soit leur nombre, est si différente avec 4 fois moins de morts. Concernant Dominique Michel, du bon sens et de l’expérience dans tous ses propos, à l’opposé du mauvais sens et de l’inexpérience de nos experts.

  35. La commission des affaires sociales a interrogé Didier Raoult qui répond par écrit.
    https://stopcovid19.today/wp-content/uploads/2020/05/rapport-08.05.2020-reponses-questionnaire-covid19-1.pdf
    La lecture permet de penser que la future commission d’enquête du Sénat, prévu fin juin, a déjà quelques pistes pour diriger ses recherches.
    Par ailleurs, le Sénat est relativement indépendant des éminences qui ont piloté la réponse française à l’épidémie, les auditions seront donc … intéressantes.
    Rien n’interdira au Sénat de comparer avec l’Allemagne comme votre article le fait, mais aussi avec l’Europe extérieure au club des 5 (France, Italie, Espagne, UK, Belgique, soit 250 millions d’européens).
    La mortalité de 230 millions d’habitants de cette autre Europe est en moyenne 4 fois plus faible que le club des 5 : l’Allemagne n’est donc pas une exception.

    • Enfin un article vraiment intéressant.
      Depuis le 15 mars je n’ai pas trouvé d’explication à cet écart de mortalité qui persiste inchangé.
      Je surveille aussi la Suède, qui n’ pas confiné, mais dont la mortalité augmente progressivement et tend à rejoindre la nôtre !!!

    • merci pour ce lien, réponses de Raoult,sont libres et hauts dessus du lot et très interessantes, son livre sur vaccin est excellent, cet homme est vraiment intégre, et le niveau au dessus des médiatiques experts nullissimes,c’est le meilleur au monde c’est simple, c’est pour cela que on ne l’écoute pas ici en France!!

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