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Chloroquine : le cirque continue.

Notre Ministre de la santé veut en finir une fois pour toutes avec la polémique, et faire interdire définitivement l’usage de ce produit pour le coronavirus. Pour cela il vient de saisir le Haut Conseil de la Santé Publique, suite à un article du Lancet.

J’ai l’impression que notre Ministre ne lit que les titres des articles, pas le contenu. Un peu court pour décider ! Rappelez-vous déjà il y a un mois, il conseillait à des parlementaires de lire une étude américaine, la citant, montrant que l’Hydroxychloroquine ne marchait pas. Article époustouflant, sur des vétérans de guerre, patients très âgés et à risques, hors indication avec patients tous hospitalisés, dans un état grave, les auteurs reconnaissant d’ailleurs avoir donné l’association HCQ/AZT aux patients les plus graves : « Cependant, lhydroxychloroquine, avec ou sans azithromycine, était plus susceptible dêtre prescriteaux patients atteints dune maladie plus grave ». Notre Ministre n’a pas insisté et n’a pas saisi le Haut Conseil pour ne pas se ridiculiser un peu plus. Article : https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.04.16.20065920v1.full.pdf .

Maintenant il s’appuie sur un article du Lancet, qui n’est pas une étude, mais une compilation de résultats exclusivement hospitaliers, donc hors indication, et très hétérogènes (671 hôpitaux sur 5 continents), sans test d’hétérogénéité, incluant des séries comme celle des vétérans, donnant des doses élevées à des cas très graves, citée plus haut

Je ne détaillerai pas cette étude, ne retenant que 2 points importants, pour ne retenir que la conclusion des auteurs.

  1. Traitements démarrés en moyenne 10 à 12 jours après les premiers symptômes, et non lors de la première consultation en ville (hospitalisation en moyenne 7-8 jours après premiers symptômes, 1-2 jours pour le diagnostic, puis traitement sous les 48H selon l’étude, total 10-12j). 
  2. Patients tous hospitalisés, alors que depuis 2 mois tout le monde sait que l’HCQ ne marche pas sur les complications nécessitant l’hospitalisation. 

En ce qui concerne la conclusion, je ne donnerai pas d’interprétation personnelle et me contenterai de celle, très honnête, des auteurs, avant dernier paragraphe de l’article : « Nevertheless, a cause-and-effect relationship between drug therapy and survival should not be inferred. These data do not apply to the use of any treatment regimen used in the ambulatory, out-of-hospital setting. »

En clair : Ces constatations ne s’appliquent pas aux patients traités en ambulatoire, en dehors de l’hôpital. L’auteur vient de le confirmer clairement dans une interview à France Soir.

Si Monsieur Véran, si les membres du Haut Conseil sont objectifs et logiques, si leurs conclusions ne sont pas dictées par d’autres considérations que médicales, ils devraient interdire la Chloroquine dans les hôpitaux, et l’autoriser en ville.

En effet il y a une piste intéressante dans cet article qui n’a pas été mise en avant, qui rejoint les constatations et mises en garde de l’Agence du Médicament : est-ce que la gravité et les complications de la maladie ne potentialisent pas les effets secondaires de la Chloroquine, puisque chez les hospitalisés, on constaterait plus d’effets indésirables du traitement que depuis des décennies. Est-ce que son autorisation en hôpitaux plutôt qu’en ville n’est pas une énième erreur dans la gestion de cette épidémie ?

Il manque une chose, dont nos autorités ne veulent pas, préférant entretenir le doute et la polémique : une étude sérieuse de la prescription en première intention, par les généralistes, dès les premiers symptômes, afin de vérifier le bien-fondé ou non des constatations du Pr Raoult. Pourquoi ne le fait-on pas ? Est-ce que certains ne veulent pas que l’on sache s’ils ont eu tort ou non ? Les opposants au Pr Raoult disent qu’il a tout faux, mais tous refusent de le prouver, alors que c’était facile de le faire en 15 jours, juste en étudiant le nombre d’hospitalisations.

C’est en cours depuis 10 jours par le NIH aux USA (https://www.nih.gov/news-events/news-releases/nih-begins-clinical-trial-hydroxychloroquine-azithromycin-treat-covid-19), et cela a été fait dans une étude au Brésil qui n’a pas fait autant de bruit que les publications à charge : 636 patients avec symptômes Covid, traités au tout début de la maladie. Un groupe (412) avec protocole, un groupe sans protocole (224). 1,9% d’hospitalisations dans le groupe traité 5,4% dans le groupe témoin, soit 3 fois plus, avec des courbes montrant que plus c’est prescrit tôt, plus c’est efficace. Article : https://pgibertie.files.wordpress.com/2020/04/2020.04.15-journal-manuscript-final.pdf 

Résultat, le Brésil autorise les médecins à prescrire face à la maladie, avec une mise en garde bien précise : le médecin doit informer le patient que le traitement peut être inefficace, et les effets secondaires possibles doivent lui être bien précisés.

Une telle attitude mettrait fin à ce cirque : celui qui n’en veut pas n’en prend pas, celui qui en veut en prend, celui qui ne veut pas prescrire ne prescrit pas, celui qui veut prescrire en prescrit. Et si on rendait les gens responsables d’eux-mêmes ? Et si on laissait les médecins faire leur travail ?On l’a vu, quand l’Etat veut faire de la médecine à leur place et se charge d’être responsable à notre place, c’est un échec total.

Gérard Maudrux

Gérard Maudrux

70 Commentaires

  1. – Big data non publié au Lancet.
    – A l’instar du Lancet, ce n’est pas réellement rewievé:
    – Relativement au Lancet, il y a bien plus que 96 000 patients et bien moins de biais (mais il y en a).
    – Les données ne semblent pas inventées mais seulement choisies avec malice.
    http://www.scmsa.eu/archives/covid_mortalite_pays_2020_05_29b.pdf

    Enfin, il ne semble pas que le PDG de la SCM soit allergique à la loi alors que c’est moins clair pour celui de Surgisphere Corporation:
    https://www.the-scientist.com/news-opinion/disputed-hydroxychloroquine-study-brings-scrutiny-to-surgisphere-67595

  2. Bonjour et merci pour cette article.
    Au sujet de l article du Lancet, les données patients montraient si je ne me trompe pas, la même prévalence de l HTA, surpoids, traitement antiviral.. quelque soit le continent. Il me semble que ce n est pas le cas en population générale. Quelles commentaires et réflexions vous suggèrent ces caractéristiques patients ?
    S. El khaddari

    • J’avais remarqué que l’alignement de chiffres quasi identiques à 0,2% près sur toutes les lignes était un peu trop beau pour être vrai.

    • 120 chercheurs d’une vingtaine de pays ont rendu publique une lettre au directeur du Lancet, demandant de rendre publique la procédure d’évaluation de l’article, pensant que l’étude a été manipulée

  3. Qui as lu le Décret n° 2020-630 du 26 mai 2020 modifiant le décret n° 2020-548 du 11 mai 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire? (article 1). il abroge les dispositions précédentes.
    En réalité il remet l’usage du Plaquenil dans le droit commun des médicaments prescrit sur ordonnance !

    • Cette idée que vous êtes plusieurs à émettre est intéressante. Le nouveau décret abroge les restrictions du précédent. Donc quid de prescrire en mettant hors AMM ?

      • Je ne suis pas médecin, mais simplement habitué à décrypter les lois et réglements.
        Il n’y a plus aucune particularité spécifique sur ce médicament. Si vous avez le droit de prescrire un médicament hors AMM dans le code de la santé publique, c’est aussi possible pour le Plaquenil.

        • Plus exactement si le code de la santé publique ne l’interdit pas, c’est possible.

        • Sous la responsabilité du prescripteur, et avec le consentement éclairé du patient. C’est tout ce que nous réclamons.

          • Hors sujet :
            Il est triste de constater que la question devient celle du droit de prescrire la chloroquine ou n’importe quoi d’autre et non plus la question de savoir si la chloroquine est efficace ou dangereuse
            L’aveuglement est entériné est administré
            On est dans le monde de la foi et des gourous et on s’en accomode

          • Vous croyez que les médecins prescrivent sans raisons ?

  4. Au cirque, Il est peu usuel que le tigre mange le dompteur:
    « Le Lancet demande des comptes aux auteurs de toute urgence. Ceux-ci se défendent en expliquant qu’un des 5 hôpitaux australiens était en fait un hôpital asiatique. Toujours des écarts inexpliqués. La magie du big data !  »

    https://twitter.com/raoult_didier/status/1265914256215678978

    Il y a un danger à publier un article: il risque d’être lu en détail par des professionnels qui vont tout vérifier.

    • Dommage que Véran n’est pas fait les mêmes tests avec les hôpitaux français pourtant 9,3% de mortalité pour le groupe de contrôle cela devrait le faire s’interroger sur le doliprane, lui qui gère l’hôpital dont le bilan à ce jour est à 21% après être passé par 25% (au moment de la fin de l’étude Lancet),

  5. La reculade du gouvernement:
    Aujourd’hui, soyez heureux car vous venez de remporter la victoire!
    Au contraire de ce que titrent vos journaux, le décret n°2020-630 du 26 mai, en abrogeant l’article 19 du décret n°2020-548 du 11 mai, fait disparaître les dispositions qui encadraient la prescription de l’hydroxychloroquine. La situation redevient donc normale. Les pharmaciens d’officine n’ont plus interdiction de délivrer l’hydroxychloroquine à un client porteur d’une ordonnance venant d’un généraliste. Celui-ci retrouve donc la pleine efficacité de son libre droit de prescription hors AMM, garanti par l’article L5121-12-1 du Code de la santé publique. N’oubliez pas de porter la mention « Hors AMM » sur l’ordonnance et d’obtenir bien sûr, de façon loyale, le consentement éclairé de votre malade. Mais ça, vous le saviez.

  6. J’avoue mon étonnement.
    J’imaginais un peu naïvement sans doute que plus personne en mai 2020 ne citerait sérieusement cette étude brésilienne (https://pgibertie.files.wordpress.com/2020/04/2020.04.15-journal-manuscript-final.pdf).
    Je veux dire qu’une étude rétrospective du Lancet soit toujours contestable, je veux bien, mais lorsque l’argutie (je n’ose évoquer un argument) consiste à s’appuyer sur une étude de télémédecine pour laquelle il n’y a non seulement aucun publication (plus d’un mois après le pré-print…) mais qu’en outre dans cette publication il est clairement signalé que l’on ne sait pas de quoi sont atteints ces malades (flu-like symptoms : bien entendu puisqu’il s’agit de télémédecine)… il y a tout de même de quoi s’interroger sur quelqu’un qui sans rire se présente comme médecin.
    Et comme il le dit lui-même, « petite précision comique : « La moitié des publications médicales sont fausses ». Dixit The Lancet https://zerhubarbeblog.net/2015/06/29/la-moitie-des-etudes-biomedicales-seraient-fausses-selon-the-lancet/ » Et les études en bois qui ne sont même pas publiées ? Comique en effet.

    • Je vois qu’il n’y a pas qu’en France qu’on traite par télémédecine, et que l’on traite sur symptômes, sans tests, faute d’avoir ces tests depuis 3 mois.

  7. Bonjour
    certains commentaires montrent l’ignorance de la méthode utilisée dans cet article du Lancet. Ils oublient que la même méthode a été utilisée avec les bases de l’Assurance maladie pour confirmer les effets indésirables du Médiator https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/pds.2044
    Il faut comprendre comment sont faites ces études sur données de vie réelle, et il existe des livres sur la méthode, des guidelines FDA, etc…
    Cette méthode a des avantages, dont les grands nombres, et c’était une base à visée cardiovasculaire, et des inconvénients, le premier étant qu’il n’est pas possible de prouver formellement l’inefficacité. Il faut un essai randomisé, etc.. Mais les résultats sur les effets indésirables sont solides.
    Les FAKE NEWS sont trop fréquentes sur cet article, dont celles de Douste https://www.redactionmedicale.fr/2020/05/covid-19-les-fake-news-de-douste-blazy-parlant-du-lancet-quil-ne-connait-pas-.html
    Cordialement

    • Bonjour . Je ne comprends pas votre dernier argument .Dans cette étude parue dans The Lancet pour tirer une conclusion sur la toxicité d un traitement les auteurs semblent avoir mis dans un même groupe tous ceux qui ont pris les molécules du traitement mais à des dosages différents donc à des niveaux de toxicité différents . Cette approche n est pas Scientifique ni en Médecine, ni en Physique , ni en Chimie .. ni dans aucune autre Science.

      • Les auteurs du Lancet qui sont de grands scientifiques signalent eux même les limites d’une telle étude qui apporte des arguments en faveur d’une toxicité en attendant des études randomisées que malheureusement Raoult n’a pas voulu faire malgré le grand nombre de malades traités sans preuve d’efficacité et sans information loyale

        • C est leur approche pour cette étude qui n est pas rigoureusement scientifique . Personne ne conteste la valeur de ces personnes( contrairement à ce qui a été dit du Pr Raoult) .De plus ce qui est très étonnant c est de ne pas citer ses sources ! Même des étudiants niveau bac (IB )savent qu il faut toujours citer ses sources . ..Au moins cette étude confirme qu il ne faut pas donner ce traitement aux malades graves ..

    • Maisonneuve vous oubliez le principal défaut de cette compilation d’observations publiée par Lancet et qui lui enlève toute valeur ou crédibilité : les malades ont été traités par la chloroquine alors qu’ils étaient DEJA HOSPITALISES ,c’est à dire TROP TARD ! RIEN à voir avec le protocole RAOULT qui préconise de traiter AVANT que les signes cliniques exigent l’hospitalisation . D’ailleurs les auteurs eux même l’écrivent . Et dire que les « autorités « s’en servent pour torpiller un traitement qui parait être efficace quand il es appliqué correctement ! C’est petit , petit , petit !

  8. Bonjour Mr Maudrux,
    Je suis un copain de longue date de Pierre Girard et golfeur comme lui. Il m’a transféré votre blog que je trouve très intéressant. Je partage pleinement votre analyse sur la Chloroquine et souhaite vivement que la vérité sorte ! Je pense personnellement qu’il serait aussi utile de s’intéresser au scandale des médicaments génériques. Il est incroyable d’accepter de commercialiser pour des raisons économiques des médicament fabriqués en Chine avec des excipients non contrôlés et souvent cancérigènes. Le médécin qui prescrit ce type de médicament comme le pharmacien qui le distribue touchent une prime de performance… C’est du business ! Je me suis plus d’une fois heurté à ce problème avec mon généraliste car j’ai eu l’opportunité de travailler avec des experts de la consommation qui ne pouvaient pas accepter que ces médicaments soient commercialisés avec les dangers potentiels pour les patients. Personnellement je n’en prends pas. Avez-vous déjà traité ce sujet ?
    Merci pour vos analyses

    • Je n’ai pas traité ce sujet. Il y a de tout et n’importe quoi, comme des génériques parfois plus chers que le produit de base. Petits arrangements entre labos et autorités. Le plus grave est qu’on n’a pas cherché de juste milieu, car on a détruit l’industrie pharmaceutique française (en bloquant aussi le reste à des prix trop bas). La recherche se paie avec des bénéfices, plus de bénéfice : plus de recherche = plus de labos = fin d’une industrie de pointe = dépendance de l’étranger.

  9. Vidéo de Silvano Trotta :
    https://www.youtube.com/watch?v=KRE6K9QPRpo
    En dehors de ce que l’on peut penser de cet homme, il soulève, en plus des points déja évoqués dans les commentaires, des points importants sur l’hopital qui finance cette étude (50 millions selon le docteur Guerin, interviewé puis COUPEE sur BFM) alors que cet hopital est en grand déficit, composition du conseil d’administration, liens avec les grands labo, etc… , points facilement vérifiables, mais qu’aucun média ne s’est donné la peine de chercher. Encore un fois, on jette une étude qui va dans le sens souhaité dans la mare médiatique, mais AUCUN regard critique de la part de ceux qui sont censés vérifier l’information avant de la délivrer. Cette classe politico-médiatique me fait de plus en plus honte. Tout éclairage sera le bienvenu

  10. Qui finance actuellement l’OMS et les sociétés savantes médicales ? Les Etats démocratiques, les généreux milliardaires ? Où sont donc les liberté et indépendance de l’OMS et des sociétés savantes, si elles ont besoin de l’argent des autres ?

    • L’argent privé c’est pas bien, l’argent publique c’est pas bien. Il est certain que si vous ne faites rien vous ne risquez pas de subir un conflit d’intérêts

  11. Les conclusions du Lancet sont très honnêtes et beaucoup plus modestes que certains doctrinaires très médiatiques pour lesquels le doute n’a jamais existé et n’existera jamais ,quelque soient les résultats de toutes les études du monde
    Pendant ce temps là, on attend toujours la première étude randomisée positive significative avec le plaquenil

  12. La chlorocoquine nous a séduit et Raoult en a fait tout un raout !
    Mais derrière le spectacle incroyable mais vrai de cette querelle infantile mais pleine de conséquences incroyables et fâcheuses , il y’a une autre molécule qui n’est pas ridicule du tout et qui fait le job s’en se mettre en avant .
    Bien dommage, beau dommage !
    Le macrobolide sera peut-être la tortue de la fable , qui est devenue macabre.

  13. L’OMS en-dessous de tout. Après avoir ignoré les alertes venant de Taiwan dès la fin Décembre, elle suspend les essais avec la Chloroquine.
    Gros ramassis de fonctionnaires.

    • J’aimerais comprendre comment l’épidémie est passée inaperçue dans le Yunnan de septembre à novembre. Puisque si l’on en croit les études épidémiologiques de Pasteur et de l’université de Cambridge, le virus serait apparu dans le Yunnan près de la frontière Vietnamienne.

  14. A l’instant entendu la question posée par une journaliste de Bfm a la Dr Violaine Guerin ( pro protocole Raoult),  » pouvez-vous prouver que votre traitement a guéri vous patients ? »

  15.  » Est-ce que son autorisation en hôpitaux plutôt qu’en ville n’est pas une énième erreur dans la gestion de cette épidémie ?  »
    que peut on attendre des membres d’une profession qui persiste a n’envisager cette affaire qu’en terme :  » d’erreur  » ?

  16. Cette affaire depasse largement le cadre de l HCQ ! On s ‘aperçoit que le Lobby pharmaceutique avec la complicite de sommités medicales mondiales dit le bien et le mal! Je crois que l on va assister à l agonie de la fameuse « medecine basée sur les preuves » qui regne sans partage dans les congres depuis 30 ans. Sauf que la totalite des etudes sont faites avec l argent des labos,il faut donc qu ‘ils en tirent le benefice largement et le plus rapidement possible, en ayant bien sur,le blanc seing des autorisation de mise sur le marche delivrees par les ministeres…
    Corruption à tous les etages!! Content d etre à la retraite et d avoir quitte ce cloaque.

  17. Il faut libérer la route pour que les labos puissent amasser les millards par la suite. Toute information pour abattre la Cloroquine sera utilisée dans ce sens. Il n’y a pas besoin de chercher un seul element objectif.

  18. Il y a une lecture complémentaire qui peut être faite de cette étude du Lancet si l’on considère qu’elle à été réalisée honnêtement (ce que semble considérer Olivier Véran), c’est de s’intéresser au groupe de contrôle : (voir https://www.thelancet.com/action/showPdf?pii=S0140-6736%2820%2931180-6)
    Etude Lancet 81144 patients sortis de l’hôpital dont 7530 morts (9,3%)
    et le comparer au bilan( français au 20 avril date de fin d’étude LANCET. :
    En France au 20 avril 20020 49908 patients sortis de l’hôpital dont 12 505 morts (25%)…
    Comme le traitement du bon Docteur Véran : c’est Doliprane à la maison, et parfois HCQ à l’hôpital, groupe qui dans l’étude du Lancet est affecté d’une mortalité de 29,1%.
    Ne peut-on pas en conclure que cette épidémie est en France gérée de manière catastrophique en conduisant à l’hôpital des patients dans un état apparemment beaucoup plus grave ? Si ces patients avaient été traités en ville comme à Marseille aux premiers symptômes, la mortalité en France ne serait-elle pas bien inférieure ?
    Pour mémoire, en ne considérant que les patients hospitalisés (on oublie donc ceux qui ont été traités à domicile) : au 4 mai L’IHU avait hospitalisé 660 patients dont 36 étaient morts (5,4%), parmi lesquels seulement 16 avaient pu recevoir son traitement HCQ+AZ + de 3 jours, tous de plus de 60 ans, bilan révélé par Raoult dans sa vidéo de comparaison : https://www.youtube.com/watch?v=Sc1-JBX2y70&feature=emb_logo), soit presque 2 fois moins que le groupe de contrôle dl’étude du Lancet., et pour le Lancet 60 ans c’est La MOYENNE d’âge des morts.
    Plus que l’abandon de la chloroquine à l’hôpital, ce serait comme à L’IHU une sélection rigoureuse de ceux qui peuvent en bénéficier sans risque, encore une fois si l’étude Lancet est honnête le traitement à la chloroquine à sans doute parfois été donné sans discernement par certains hôpitaux (voir les pourcentages de cardiaques traités, arythmie par exemple)

  19. À ce sujet, j’ai comme l’impression que l’on assiste à une version améliorée de l’émission du troubadour Artour. Vous savez, ils parlent avec des écarteurs dans la bouche et un gros casque sur les oreilles. Chacun doit répéter la phrase de départ. La phrase d’arrivée est toujours très différente, hilarante si on ose. Une émission pour les neurones fatigués.
    Appliquée ici :
    – le savon de Marseille se ramasse
    devient :
    – le savant de Marseille se ramasse

    Le plus ridicule, c’est TF1 qui annonce hier à midi qu’une étude du Lancet a trouvé que la CQ ne donnait pas de résultat. Notamment un crétin de soit-disant Professeur de Bordeaux qui voulait faire parler de lui, j’ajoute un lamentable criminel sans nom, innommable.
    J’appelle mes parents le soir. La conversation déborde sur le sujet. Visiblement, elle avait écouté les informations.
    Donc si c’est dit sur TF1, c’est que c’est vrai. Je lui explique que c’est inexact, mais rien à faire, pour elle les nouvelles de Marseille sont des fakes news.
    Puis le soir sur la même chaîne, même topo. Sauf qu’une autre intervenante explique que le traitement est efficace pris au début et que quand le patient est hospitalisé il est trop tard. La séquence est claire et nette, concise. En faveur des dires du Professeur de Marseille, le Druide.

    Le problème, c’est toute l’audience qui n’aura pas suivi jusqu’à la fin et en aura retiré que le savant de Marseille est en quelque sorte un savon.
    Du savon, il va en falloir pour nettoyer cette merde des merdias…

    Quand je leur explique que l’intelligence de 5000 experts libres et responsables en réseau est plus grande que celle d’un vulgaire rond de cuir même docteur à l’origine, on ne m’écoute pas. Les gens ont tendance à être crédules, comme si il y avait une seule vérité. Blanc ou noir. Et qu’il fallait choisir.

    C’est pénible.

  20. Merci Dr Maudrux pour nous montrer que ces gens qui veulent nous gouverner n’ont pas de dicernement ni de responsabilité comme vous nous le prouvez encore . Je rappelle encore ce que je disais Céline sur la responsabilité :  « c’est son moteur, son professeur, son rémunérateur, et son vengeur. Sans elle l’homme ne a plus de libre arbitre, il n’est plus . perfectible, il n’est plus un être moral, il n’apprend rien, il n’est rien ! Il tombe dans l’inertie et ne compte plus que comme une unité dans un troupeau. »

  21. tant va la cruche à l’eau, quelle termine mal son mandat! voire tres tres mal !
    les français ne sont pas aussi sots qu’ils le pensent , ou qu’ilsveulent le croire, vivement la suite…!

  22. Ces gens de notre gouvernement ne veulent jamais être responsable cela me révolte et il y a de quoi.
    Surtout vive l’étude Européenne qui n’auras aboutie à rien.
    Et merci à l’ OMS pour son bon travail une merveille de prévenance qui nous coûte bien cher et pour quel résultat !

  23. Au total le Professeur Raoult est donc coupable de ne pas avoir mené une étude correcte.

  24. Merci à tous nouvelle polémique: comment interdire à d’aucuns de gouverner un tel bateau ( TITANIC ) ? 2022 :il est interdit d’interdire, ! On en est loin ! Il ne nous reste plus que l’humour et ou la dérision; pour la dissidence relire SOLJENITSYNE TOCQUEVILLE CARBONIER L’excés de textes tue t-il la médecine ? cf lles décisions récentes du Conseil d Etat ! Sans commentaires ! Merci Dr MAUDRUX pour votre lucidité réconfortante R GAUTHIER Docteur en droit Ingénieur Economiste

  25. Bonjour
    L’étude du Lancet n’est-elle pas au contraire une très bonne étude?
    Démontrant que l’HCQ administrée à des patients hospitalisée est contre indiquée voire dangereuse.
    Ce que l’on savait déjà, mais ce qui est confirmé.
    Mais surtout, surtout souvenez-vous du décret du 27 mars dans lequel «on» a exclusivement réservé l’HCQ aux patients hospitalisés «aux patients atteints de pneumonie oxygéno-requérante ou d’une défaillance d’organe» et par voie de conséquence l’HCQ sera INTERDITE aux patients en début de traitement (là où elle se révèle efficace selon l’IHU)
    (décret du 27 mars https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid =34EB254B4963CEC854F393ADD06A59CD.tplgfr36s_2?cidTexte=JORFTEXT000041746694&idSectionTA=LEGISCTA000041756413&dateTexte=20200327&categorieLien=id#LEGISCTA000041756413)
    C’est à dire que depuis 2 mois le décret impose une administration dangereuse voire mortelle de l’HCQ…
    Contrairement à d’autres protocoles qui la réservent aux stades précoces de la maladie et donc sans danger particulier sous surveillance.

  26. Je reviens sur une question que je me pose depuis plusieurs semaines et que j’ai posé sur ce blog il y a plus d’un mois sans réponse: les patients traités par Plaquenil pour lupus ou polyarthrite rhumatoïde développent il un Covid??? Si quelqu’un a la réponse je serais heureux de la connaitre.
    Si cela continue le Plaquenil va être interdit dans toutes ses indications (anti-malarique, lupus, polyarthrite..)et ce serait une catastrophe sanitaire de plus. Il ne nous restera plus que le Zithromax qui semble avoir une efficacité sur les complications pulmonaires du covid mais là encore pour combien de temps?
    J’aimerais aussi connaître les intérêts financiers de certains « scientifiques » qui cherchent à discréditer Raoult mais heureusement Raoult s’en fout complétement…
    La médecine de ville est complétement mise à l’écart alors que dans cette pandémie elle est en première ligne. Les médecins libéraux ont prescrit, il me semble le protocole de Raoult avec un certain succès si ce n’est un succès certain mais cela n’est pas pris en compte dans le nombre de patients infectés et je ne sait pas par combien il faut mesurer le nombre de ces patients infectés car dans les « statistiques officielles » on ne prend en compte que les patients qui sont passés par l’hôpital PUBLIC???

      • Il y une également cette autre étude ; https://ard.bmj.com/content/early/2020/05/07/annrheumdis-2020-217690#DC1 (avec 80 patients traités pour lupus atteints du Covid 19, dont 51 prennent un antimalarien et 29 non)
        Plus significative, elle montre que les patients ne sont pas protégés par la prise d’antimalarien, ils expliquent d’ailleurs honnêtement que la dose est insuffisante pour donner la concentration donnée par les études in vitro, mais par contre ce qui me semble intéressant, c’est l’ annexe de cette étude, pas du tout mise en avant puisqu’il faut suivre un lien dans y accéder: [annrheumdis-2020-217690supp001.pdf] : et cette annexe montre que 45 patients sur 80 se retrouvent à l’hôpital en proportion similaire entre les 2 groupes mais que ceux qui prenaient un antimalarien ont très sensiblement moins besoin d’assistance respiratoire (33% contre 45%).

      • Concernant le statut des patients traités au Plaquenil independamment du Covid, je signale un article du journal Il Tempo qui n’a pas eu beaucoup d’échos.
        https://www.iltempo.it/salute/2020/04/28/news/coronavirus-farmaci-efficaci-news-danni-cura-annalisa-chiusolo-artrite-terapia-idrossiclorochina-sars-cov2-1321227/
        Je traduis le dernier paragraphe:
        « Enfin, les données recueillies dans le registre de la SIR (Société italienne de rhumatologie) confirment cette hypothèse. La SIR, afin d’évaluer les corrélations possibles entre les patients chroniques
        et les covidiens19 , a interrogé 1 200 rhumatologues dans toute l’Italie pour recueillir des statistiques sur les contagions. Sur un public de 65 000 patients chroniques (lupus et polyarthrite rhumatoïde), qui prennent systématiquement Plaquenil/hydroxychloroquine, seuls 20 patients ont été testés positifs pour le virus. Personne n’est mort, personne n’est en soins intensifs, selon les données recueillies jusqu’à présent. »
        On peut consulter aussi l’article publié dans la revue « International Journal of Antimicrobial Agents » sur l’utilisation de l’hydroxychloroquine en prophylaxie.

    • Je me permet de redire une réflexion que j’avais faite il y a quelques semaine: les patients hospitalisés ont un dossier informatiques qui je l’espère dans la rubrique antécédents mantionne les traitements pris habituellement pour d’autre pathologies. Dans ces conditions il devrait être extremement facile de savoir combien de patients dans la cohorte des hospitalisés prenaient regulierement du plaquenil ou de la nivaquine ( lupus….) et quelle A ete l’évolution de cette population par rapport à la population globale des hospitalisés . On retrouve tout et n’importe quoi dans les critères de gravité mais jamais cet élément précis à mon avis facile à inventorier. L omerta continue

  27. La doctrine officielle est la seule valable et respectable …
    Tout ce qui pourra être écrit dit ou filmé afin de jeter le discrédit sur cette chloroquine sera retenu afin de justifier un comportement inique de ce « gouvernement »
    Heureusement qu’il existe les ARS pépinière de génies incontournables qui font la pluie et le beau temps mais qui surtout doivent mater tous ces médecins d’un incompétence crasse
    Ce qui gêne les bureaucrates c’est que nous avons le sens de responsabilités et que nous nous faisons fonctionner notre cervelle

  28. Bonsoir,
    Comme Michel j’ai parcouru cette étude observationnelle rétrospective sans tirage au sort (c’est pas le top du top en EBM…). En plus de tout ce qui sera dit j’ai remarqué une chose. Les auteurs parlent de patients traités au Remdesivir. Ils avaient donc la possibilité de faire en même temps pour le même prix une étude sur l’efficacité et les effets secondaires de ce traitement déclaré comme très prometteur par Fauci. C’est ballot, ils ont perdu une belle occasion de démontrer que le Remdesivir est très efficace et parfaitement supporté….

  29. Le problème est là, il faut laisser les médecins prescrire te surtout le patient a la liberté d’accepter, renoncer ou exiger un traitement, c’est quand même lui le premier concerné, c’est un dialogue avec son médecin, ce n’est pas un fonctionnaire qui doit gérer nos vies.
    Ca s’appelle la liberté, la responsabilté individuelle.

      • Pourquoi avoir laissé faire le Professeur Raoult et son équipe, s’ils étaient si dangereux ? L’HCQ n’est pas un médicament nouveau, contrairement au Mediator en 1976 et à la Thalidomide en 1950.

  30. Envisager qu’un medecin généraliste ait des neurones, quelques compétences, et le sens des responsabilités ? quelle horreur ! :-)))

  31. Merci M. Maudrux pour cette mise au pont très claire, (j’ai parcouru l’étude du Lancet). Mais compte tenu de la démarche du gouvernement, de son engagement à légiférer pour interdire l’usage du traitement du professeur Raoult, je crains bien que le débat ne porte pas sur le gain de santé public, mais sur des considérations politiques et économiques. J’espère me tromper!

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