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La bonne farce du Lancet

Les auteurs de l’article du Lancet ayant provoqué un raz de marée sur la chloroquine (grosse vague qui submerge, fait des dégâts, puis se retire tranquillement), viennent de demander de retirer l’article, en s’excusant.

Des articles médicaux (et autres) de ce genre, il y en a des milliers. Pour se faire connaître, pour être bien noté, pour monter en grade, il faut très souvent publier, même n’importe quoi, car c’est la quantité qui compte, pas la qualité. Et les journaux ont besoin de papiers pour publier, alors ils publient, voilà une réalité peu connue du grand public.

Tous les experts savent cela, et parce qu’ils sont experts, ils savent lire et repérer ces articles, comme le dernier, qualifié de foireux par le Pr Raoult qui en a de suite repéré la qualité, contrairement à d’autres.

A qui peut-on se fier maintenant ? Le problème n’est pas tant la qualité de cet article, ce n’est pas le seul dans le genre, mais la qualité des experts en lecture du Lancet sensés réserver ces articles à d’autres publications, et surtout de l’OMS et de nos Hauts Conseils, Hauts Comités, et Hautes Autorités. Sont-ils vraiment experts ? Nous qui leur faisions confiance depuis des années, voilà qu’on découvre leur incompétence et précipitation, voilà qu’on apprend qu’ils ne savent pas lire ces articles avant de prendre des décisions qui nous concernent. En est-il ainsi pour les autres sujets, car quand on ne sait pas lire, on ne sait pas lire. Même les non experts que nous sommes avaient bien vu nombre d’anomalies, pas eux !

Par son déroulement, qui n’a pas eu lieu le 1 avril, cette affaire est du niveau des avions renifleurs sous Giscard, du grand peintre Joachim-Raphael Boronali (pas d’anagramme avec l’artiste authentique SVP), ou du restaurant The Shed at Dulwich, dont le patron cuisinait bien les algorithmes pour devenir le meilleur restaurant de Londres selon Trip Advisor. On pourrait en rire si la vie de milliers de personnes n’était pas en jeu.

Il y a une semaine, France Soir publiait une remarquable enquête sur les auteurs et la société Surgisphère, à l’origine de l’article du Lancet. La lecture de cette enquête m’avait fait de suite penser non à un article médical, mais à une opération publicitaire pour faire connaître la société, éventuellement un logiciel bidouillé, avec une étude bidon, opération publicitaire qui a dépassé ses auteurs qui ne s’attendaient sans doute pas à ce résultat (qui de plus aura sur eux également le résultat d’un raz de marée).

En effet Surgisphère, responsable de la « collecte » des données, n’avait pratiquement pas d’activité avant mars 2020. Pas de bureaux mais un petit pavillon de banlieue plusieurs fois déménagé, 5 employés dont 4 embauchés 1 mois plus tôt, aucun compétent en big data, et un patron plus connu comme affairiste que médecin.

Le monde entier a douté dès la première heure, sauf nos experts, ceux de l’OMS, et les journalistes en France. Dès qu’il a lu le titre, notre Ministre a demandé au Haut Conseil de revoir les tests en cours. Tous se sont penchés sur l’étude et n’ont rien vu, ils ont fait confiance à des inconnus, et ont tranché en toute incompétence. Ils sont tombés dans le panneau comme des amateurs, aveuglés par un objectif inhibant tout jugement : décrédibiliser ce parasite marseillais qui fait de l’ombre à leur égo. C’était plus leur problème que celui de la santé des français, d’où leur précipitation.

 A cette faute grave, ils vont en rajouter une autre : remettre en route les tests en cours, sans rien modifier. En effet, ils ne savent pas lire, pas interpréter, mais ils ne savent pas réfléchir non plus. Il y a un fond derrière cet article, il n’y a pas que la forme. Le fond, c’est nombre de centres, d’études, qui montrent qu’une fois la maladie évoluée, compliquée au point de devoir hospitaliser, la chloroquine n’est sans doute pas efficace, pire le patient fragilisé semble plus sensible aux effets secondaires. C’est le résultat de la quasi-totalité des études faites dans ces conditions, alors qu’une majorité d’études en ambulatoire, même si elles sont moins nombreuses, montrent tout autre chose.

Non, ils n’en ont pas profité pour réfléchir, ils continuent avec leurs œillères, à soutenir les tests en milieu hospitalier, et non dès les premiers symptômes. Et ils vont continuer à donner des leçons forts de leur (in)compétence et de leur (in)expérience.

Le problème est aussi que pour tous les autres traitements et maladies, ce sont les mêmes experts, les mêmes décideurs. Certains démissionneraient pour moins que ça.

Au passage, une dernière étude pour apporter de l’eau à leur moulin, parue dans le New England Journal of Medicine et reprise ce jour dans toute la presse nationale. Dans le même esprit, je propose une étude HCQ versus Doliprane chez les moins de 10 ans pour démontrer qu’il n’y a aucun avantage à prendre de l’HCQ. C’est en gros ce qu’ils ont fait, avec des jeunes en bonne santé, « patients » sans test diagnostic, « suivis » par internet. Très insidieux comme procédé pour faire passer ses convictions sans preuves.

Gérard Maudrux

Gérard Maudrux

46 Commentaires

  1. QUI A PROGRESSE ? Pas nos Maitres, Pas notre systeme de sante, ni les infos médicales, ni nos dirigeants (mal informés), MAIS NOS CONCITOYENS ALARMES par les conseils de ces propres dirigeants (mal informés) QUI ONT INSTAURES cette mesure de confinement qui sera (peut etre) salutaire ??? In Finum !!!

  2. Tout se rejoint et se dévoile: les dits experts sont, j’imagine, les mêmes que pour le scandale qui a été fait avec l’homéopathie… les méthodes sont les mêmes (mis à l’écart des études qui montrent un intérêt et publication de fausses études et faux commentaires prouvant l’inefficacité, voir la dangerosité de la méthode…) en qualifiant de complotistes et de vendeurs de fake news ceux qui ne sont pas d’accord. C’est le meilleur moyen actuellement de les faire taire !…

  3. Au début de l’épidémie du sida, des professeurs français s’étaient piteusement illustrés en se précipitant dans les médias grands publics après un résultat initial positif sur un seul patient. La suite a été catastrophique pour le patient mais aussi pour les chercheurs, pour les médias.
    Un des celebres chercheurs avait justifié son attitude par l’urgence de la situation sanitaire mondiale. L’impatience l’urgence et la médiatisation ne sont bonnes conseillères scientifiques car le temps nécessaire pour produire un travail de qualité n’est pas lié à l »urgence du problème. On aimerait pouvoir fabriquer un bon vaccin en 15 jours

    • J’ai eu l’occasion quelques mois plus tard de croiser dans une réunion un des protagonistes de cette pantalonnade, le Pr…
      Et bien il ne faisais même pas profil bas.

  4. Même La Callas a mal chanté
    Même Nadal a raté des coups droits faciles
    Meme le Barca fait des matchs mediocres
    Le raté du Lancet fût ahurissant il est vrai. La précipitation de l’actualité ? Le prestige d’un de 3 auteurs bernés par le 4ème?
    Cela doit bien sûr servir de lesson mais cela n’empêche pas que Le Lancet et le NEJM sont les 2 meilleures revues de medecine au monde,dans lesquelles veulent publier tous les meilleurs médecins chercheurs du monde justement en raison de leur exigence.
    Je ne crois pas qu’une autre revue leur conteste cette position, sinon laquelle ?
    La Callas Nadal et le Barca ça reste extraordinaire

    • Malheureusement cela décrédibilise une revue qui avait une réputation de qualité.

    • Oui, même la Callas a mal chanté et Nadal a mal joué. Mais l’un et l’autre ont toujours été des bourreaux de travail, des perfectionnistes dotés d’une immense rigueur professionnelle dans leur domaine.
      Comment appelez-vous Mehra, Ruschitzka et Patel qui ont co-signé l’étude du Lancet ? Ont-ils seulement demandé à voir quelques uns des dossiers électroniques de ces patients pour s’assurer de la cohérence des informations qu’ils étaient censés contenir ? Comment se fait-il qu’ils n’aient demandé à Sapan Desai de leur fournir les « raw data » qu’une fois que les critiques ont été adressées au Lancet ? N’est-ce pas la première chose qu’ils auraient dû faire ? Quand vous dirigez une équipe de recherche, vous vous assurez toujours que les données compilées par vos équipes sont cohérentes avant toute publication.
      Si seulement ils avaient regardé d’à peine un peu plus près, ils auraient compris que les données étaient invérifiables. En l’espèce, ces 3 éminents professeurs de médecine ont des données qui leur sont apportées par une société qui n’a pas vraiment pignon sur rue et ils les prennent pour argent comptant et signent une étude sur laquelle ils engagent leur réputation … Une étude qui précise d’ailleurs « The corresponding author and coauthor ANP had full access to all the data in the study and had final responsibility for the decision to submit for publication. », signifiant qu’Amit N Patel avait un total accès aux données ! ! ! Incroyable que ces 3 auteurs viennent après dire qu’ils n’ont finalement pas vu les données sur lesquelles ils ont fondé leur étude ! ! ! C’est beaucoup plus grave qu’un manque de discernement, c’est un manque TOTAL de professionnalisme. J’espère que Mehra, Ruschitzka et Patel prennent au moins connaissance des dossiers de leurs propres patients avant de les traiter, à supposer évidemment que ces trois pontes aient des patients et qu’ils ne se limitent pas seulement à publier des travaux faits pour eux par d’autres sans qu’ils aient même pas pris le temps de les analyser correctement …
      Et comment appelez-vous les « reviewers » du Lancet qui ont laissé passer une telle étude sans même analyser d’un peu plus près les données communiquées, ni demandé si les dossiers des 96.000 patients avaient tous été revus ne serait-ce que 5 minutes par dossier? Rien que la répartition par groupe ethnique est foireuse, car de telles données ethniques ne peuvent être officiellement disponibles que pour les hôpitaux des Etats-Unis, les autres pays n’ayant pas de classification sur la base de ce critère dans leurs dossiers médicaux. Donc, quand on regarde comment les patients ont été répartis dans les groupes ethniques, on s’aperçoit rapidement que tous les patients des hôpitaux européens ont été classés comme « White » (or on sait que les minorités ethnique ont été particulièrement touchées dans les pays européens, notamment en France et en GB, donc que tous les patients européens n’étaient pas Blancs, loin s’en faut) et tous les patients des hôpitaux africains on été classés comme « Blacks » (or une bonne partie de ces patients ne pouvait que provenir des hôpitaux d’Afrique du Nord et d’Afrique du Sud, vraisemblablement les seuls à avoir suffisamment de cas et de données informatiques susceptibles d’être remontées à Surgisphère, et donc la classification de « Blacks » pour la totalité de ces patients est strictement incorrecte, puisque les Arabes sont des populations de type caucasien, de même que les Blancs d’Afrique du Sud, probablement plus nombreux dans les hôpitaux de ce pays que les Noirs, en raison des disparités économiques). Où est donc la rigueur scientifique du classement ethnique de l’étude, puisque tous les patients hors USA auraient dû être classés comme « Other » dans le critère racial puisqu’il était impossible de les classer dans une autre catégorie, or la catégorie « Other » ne comprend que 2,3% du total de la cohorte, alors que les patients hors Amérique du Nord représentent 34% du total ? Cela n’aurait pas été très grave si les auteurs n’avaient pas tiré de savants calculs de « propensity scores » et de « tipping point analysis », notamment sur la base de ces critères ethniques … Le seul fait que les auteurs indiquaient avoir effectué ces calculs-là alors que l’exactitude du critère de classement ethnique était plus qu’approximative permettait de mettre en doute le sérieux de l’étude. Des « reviewers » sérieux auraient déjà dû demander de requalifier toute une partie de la cohorte dans la catégorie « Other » avant publication …
      Donc, non ni Mehra, Ruschitzka et Patel, ni les « reviewers » du Lancet ne sont des Callas ou des Nadal, et c’est faire injure à ces deux grands artistes que de comparer leurs quelques baisses de régime ou défaillances temporaires aux énormes manquements des signataires de l’étude et de ses « reviewers ».
      Et s’il est une seule personne depuis le début qui est à la hauteur du travail, du professionnalisme et du talent de la Callas ou d’un Nadal, ne vous en déplaise, c’est bien Didier Raoult, dont les études, même si elles ne sont pas parfaites, parce que simplement observationnelles, ont le mérite d’avoir été réalisées sur de VRAIS cas, tous VUS et SOIGNES par ses équipes et discutées avec lui pendant leurs réunions de concertation quotidiennes.
      Comme la Callas, comme Nadal, Raoult n’est pas parfait, mais quand on a un tel talent, les imperfections font partie du charme. Et à tout prendre, je préfère confier ma santé à Raoult putôt qu’à Mehra ou aux « reviewers » du Lancet.

  5. La presse fait parfois appel à des personnes compétentes:
    Le Dr Gerard Delépine et Xavier Azalbert ont écrit l’article :
    Le confinement, tout ce que l’on ne vous a pas dit : aberration humaine, sanitaire, économique.
    http://www.francesoir.fr/le-confinement-tout-ce-que-lon-ne-vous-pas-dit-aberration-humaine-sanitaire-economique

    Pour les éminences décisionnaires, il est à craindre que de nombreuses études mettent à la lumière le dessous du tapis, l’envers du décors, la nudité du roi.

  6. L’instrumentalisation de la science par les poli-technocrates et les lobbies des industries n’est pas nouvelle malheureusement (il suffit d’une pomme pourrie pour pourrir tout un tas), elle prend une proportion et une tournure plus marquées ces derniers temps avec l’accès facile à l’information scientifique par une classe moyenne de plus en plus instruite et informée, et par la crise actuelle dont la montée en mayonnaise est bien utile à de nombreux groupes d’intérêts.
    Ne serait-il pas temps « d’enforcer » bien plus fortement les conflits d’intérêts et leurs enfreintes? Et leur absence irresponsable de relai par des media qui vont à la soupe?
    Par ailleurs, quand on voit le nombre pléthorique d’articles que certains chercheurs publient périodiquement car partiellement et progressivement sur un même sujet, on a parfois l’impression que certains articles n’apportent rien de vraiment nouveau tout en étant incomplets, justifiant ainsi une prochaine publication. En clair certains « spread thin » et encombrent l’espace scientifique avec des articles de substances inégales.
    Ne devrait-on pas réfléchir à un système de notation des chercheurs et de leurs articles pour en noter la sincérité et la substance? Ne devrait-on pas réfléchir à une sorte de publi-score/scienti-score des travaux scientifiques ? Un tel développement ne pourrait-il être mené par des scientifiques indépendants regroupés dans une ONG s’appuyant sur un financement participatif citoyen ? L’objectif préliminaire serait d’évaluer la faisabilité d’un tel concept en analysant l’état de l’art en matière de big-data et d’intelligence artificielle pour modéliser un tel système de notation au regard de ce qu’est et devrait être une pratique éthique de publication scientifique.
    Les citoyens ont besoin d’avoir une science fiable et indépendante.

  7. On le savait mais la démonstration est faite : Véran a oublié qu’il était médecin, il n’est plus qu’un politicien au même niveau que les autres : très bas.

    • Il n’a pas oublié. Quand on fait médecine à Grenoble, puis SciencePo à Paris, c’est qu’on ne veut pas faire médecine et qu’on a une autre vocation.

      • Très bien comme mélange des genres.
        Mais alors à quand des médecin-avocats pour défendre le citoyen et le médecin qui soigne, des abus de l’administration de santé sous influence de ceux qui font commerce de maladie et de peur, embauchés par des associations de citoyens-patients-contribuable et redevables?

  8. Nouvel échec de la chloroquine
    Recovery : Nouvelle étude randomisée négative interrompue pour la chloroquine en raison de l’absence de bénéfice de cette dernière.sur 10000 patient . Pas de bénéfice chez les patients hospitalisés em monothérapie .Pas de société offshore en cause cette fois ci ,ni énarque parisien
    Après l’étude du Minnesota qui n’avait pas montré de bénéfice en prenvention chez les personnes exposées
    Bien sûr, il reste d’autres situations comme les patients malades non hospitalisés ou en association avec d’autres molécules, ou autres situations particulières. Mais on attend toujours la première étude randomisée positive pour la chloroquine

      • Bien répondu, tout est dit dans cet article. Encore et toujours des séries hospitalières, sur des patients particulièrement choisis pour leur fragilité, pour démontrer l’inefficacité de HCQ et brandies dès parution (ici avant parution) par les partisans du Doliprane. En plus ici, les doses prescrites relèvent de l’assassinat et du pénal.

        • Une question que je me pose : comment est-il possible dans une étude randomisée avec 6 branches de traitement testées et 1 branche de traitement standard, d’avoir 1542 patients dans la branche, dopée à l’HCQ et 3132 dans la branche de traitements standard sur 11000 patients ? Quand aux 5 autres branches elles totalisent seulement les 6326 patients qui restent, l’aléatoire est aussi étrange que la cuisine chez les anglais, à moins qu’il lui ressemble…

          • Triste constat avec ce covid, on découvre la « qualité » de toutes les études et articles médicaux. Et c’est avec ça qu’on soigne après. Les patients doivent être horrifiés.

        • C’est certain que filer des doses de cheval à des malades très mal en point c’est quasi de l’euthanasie.
          Je ne comprends même pas comment ils ont pu partir dans un tel délire.

          • L’intéressant dans cette histoire est que l’on sait ouvertement que pour certains prof, chercheurs, etc…
            Le malade est un objet d’étude, un rat de laboratoire, un hamster.
            Désolé, si je suis malade j’ai pas envie d’entrer dans cette cette catégorie, d’ailleurs ces pontes le refuseraient pour eux et leurs proches.

        • Je suis tout-à-fait d’accord avec l’article sur le suicide de l’étude Recovery : une étude foireuse de plus, faite sur des patients hospitalisés et gravement malades (25% de mortalité), à qui on administre le 1er jour 2400 mg d’hydroxychloroquine ! On ne s’y prendrait pas autrement si on voulait prouver que ce médicament est dangereux.

        • Dose suicide ?
          Vous voulez dire meurtrière ?
          C’est un peu violent pour les experts d »Oxford qui ont probablement quelques compétences.
          Et il semble qu’il n’ont tué personne puisqu’il n »y a aucun bénéfice mais aucune mortalité supplémentaire dans le groupe chloroquine par rapport au groupe placebo
          En attendant la première étude clinique randomisée favorable à la chloroquine…

      • Vous avez peut-être raison
        Mais c’est une nouvelle étude clinique randomisée qui ne montre aucun bénéfice de la chloroquine alors qu’il n’y a toujours pas une seule étude clinique randomisée qui ait montré le bénéfice de cette dernière .
        Quand à l’article de france soir, qui n’est pas tout à fait ma référence, si je l’ai bien compris, il évoquerait un complot international entre, Harvard,le Lancet,Oxford,le gouvernement etc.
        Attendons la confirmation d’une presse plus sur, le Figaro,le Monde, Mediapart qui voit pourtant des complots partout ou le Quotidien du médecin qui vous accueille.

        • Une presse plus sûre ? le Figaro, le Monde, parce qu’il y a des journalistes peut-être ? alors qu’à France Soir c’est vrai, il n’y en a pas. Il se trouve que je suis abonné au Figaro numérique, ce qui fait qu’aujourd’hui encore je peux lire à « la une » de mon smartphone et depuis plus de 17 jours l’article du docteur Mascret qui nous explique que l’article du Lancet enterre définitivement la chloroquine. Cette article est aujourd’hui complété par celui de l’étude « randomisée » des anglais qui chante le requiem (un journaliste « scientifisque » cette fois). Dans aucun de ces articles il n’y a une analyse critique des études en question. Ce n’est donc pas là qu’on apprendra les quelques doutes sur l’essai Recovery qui malgré la randomisation qui vous est chère, pose quand même de nombreuses questions. Un exemple comme vous vous informez sur les journaux de références vous connaissez surement la différence qu’il y a entre la mortalité du groupe témoin de l’étude qui a validé le Remdesivir aux Etats Unis (et donc en Angleterre) et celui qui a condamné la Chloroquine en Angleterre : 11,9% pour le Remdesivir et 23,5% contre l’Hydroxychloroquine. Bref donnez des doses léthales d’HCQ (c’est le professeur Christian Perronne habitué à le prescrire dans diverses indications, lui, qui le dit) et vous ne ressusciterez pas les morts même dans un essai randomisé, d’autant qu’il est probable que les cardiaques ne sont probablement pas exclus de ce traitement. Bref mon diagnostic reste le même pour vous : dissonance cognitive aggravée par la lecture de la presse « sûre », et insuffisamment traitée par la lecture du blog du docteur Maudrux.

          • Quand je vois tous ces articles de grandes revues que certains prennent pour argent comptant, je suis effaré de tous les travers, les vices cachés, les cachoteries, pour faire passer des messages à partir de bases plus que douteuses. Ces séries où on donne de préférence HCQ aux cas les plus graves, ces séries où on prescrit à des jeunes non malades et on s’étonne du non résultat, ces séries où on donne des doses quasi létales pour montrer que le produit est dangereux, et tout cela est publié, repris par la presse non spécialisée qui a du mal à s’y retrouver, on ne peut leur en vouloir. Certains ne font pas que reprendre, mais font de vraies études, documentées, avec sources, et font écrire par des spécialistes comme le dernier de France Soir que j’ai signalé il y a 1 semaine, signé par un docteur en microbiologie, et qui cite 37 articles sur lesquels elle base sa démonstration.
            Il y a fort longtemps j’avais opéré un ministre. En passant dans sa chambre je m’étonnais de ses lectures : l’humanité, Minute, Le figaro,.. Il m’expliquait que le meilleur moyen d’être bien informé, était de ne pas lire qu’un seule opinion, mais toutes.

  9. je suis accablé que les membres de l’OMS et du conseil scientifique n’aient fait que lire les conclusions et pas analysé la publication elle même (à défaut des données brutes non disponibles) avant de prendre une décision. Que Veran se défausse sur le conseil scientifique montre que lui non plus ne sait pas lire une étude. Ça en dit long sur la compétence des gens qui décident et jette le doute sur leurs motivations, éventuellement orientées par des liens d’intérèt. Pourtant un peu de bon sens aurait suffit. Je précise que pour le moment, à mon avis, Raoult a démontré une seule chose (En dehors d’un énorme ego) : On peut utiliser HCQ sans tuer personne en respectant les contre indications. Il me semble que, vu le faible taux de mortalité, il faudrait une étude de très grande ampleur pour montrer une différence statistiquement significative de mortalité avec le protocole Raoult , ou une étude ciblant les personnes agées. De ce point de vue, je pense que l’étude sur les médecins eut été surement intéressante mais elle a été refusée par les mêmes incompétents…

  10. Et si on cessait de parler d’incompétence. Il serait temps, non ? Ça n’a rien à voir avec de « l’incompétence ». Ce serait trop facile.

    Le problème, c’est que tout est bon, y compris le prétexte le plus bidon (tel que cette prétendue étude), pour valider une politique, toujours la même, celle qui est menée depuis le début. Et que plus les décisions sont néfastes et foireuses, plus ça passe, plus ça continue, sans que rien ne change, sans que la masse des Français se bouge pour les virer, non, « ils » restent pénardement en place : TOUT, absolument TOUT EST ACCEPTÉ comme tel.
    Il est là le problème.
    De la même manière, les Français ont voulu des masques ? réclamés à corps et à cris. Les voilà : « on » les leur a enfin balancés, avec trois mois de retard, et « on » les rend obligatoires pour la forme ; les Français sont contents, ils ont leur hochet, ils se trimballent partout avec leur masque, en font porter à leurs enfants – une vraie mode – maintenant que le virus a disparu depuis déjà 3-4 semaines… « On » amuse les foules, « on » distrait leur attention, comme ça « on » est sûr d’avoir la paix.
    Et ça marche !
    Voilà le lamentable spectacle auquel on assiste.

    • Exact. Ce n’est pas de l’incompétence mais l’exploitation politique cynique et préméditée d’une épidémie d’infection respiratoire ordinaire. Ceci sera compris plus largement quand, dans les prochains jours, l’état d’urgence sanitaire sera de nouveau prolongé sans raison jusqu’à la fin de l’été.

  11. Coucou cher Gérard MAUDRUX.
    On se demande si une telle impéritie (je suis très fière d’avoir récemment enrichi mon vocabulaire !) est possible au plus haut niveau de l’Etat !
    Les mouettes marseillaises peuvent se moquer des corbeaux parisiens …
    Quels c … s !
    Bravo à DR pour son humour et son flegme, signes d’une saine confiance en sa science de terrain, confrontée à la réalité.
    Amitiés.
    Agnès GOUINGUENET.

  12. un peu à contre courant, mais didier raoult se vante systematiquement d etre celui qui a le plus publié, et que donc, il est une reference…
    et j adore les commentaires de certains (je ne parle pas de gerard maudrux)qui, avec les données connues aujourd’hui,nous expliquent comment il fallait soigner hier…

  13. Et maintenant le grand circus parade du Ségur de la santé . Pensez vous que l’on pourrait logiquement conclure que les ARS n’ayant servi à rien ,on pourrait les supprimer ?que nenni . Ce sont les libéraux qui vont se voir appliquer encore quelques mesures coercitives . Et des tonnes de directives continuent de tomber pour bien enfoncer le clou : on est là ,on y reste , les manants de libéraux peuvent toujours s’attaquer au château fort ,il est imprenable.

  14. On a vraiment pris les Médecins généralistes pour de simples chamanes dans cette affaire ! Ils soignent leurs patients en prenant avis de spécialistes le cas échéant mais là , on leur interdit de prescrire . Un voisin , généraliste m’a en tous cas assuré qui s’il avait à soigner sa famille n il n’hésiterait pas à appliquer la méthode RAOULT !

  15. Comme disait mon grand père paternel : <> ce qui dans sa langue maternelle donnait : <>

  16. L’histoire de la directrice marketing qui serait également actrice sur un site porno est semble t’il une infox comme je l’ai lu dans l’article d’un journal québécois sur Surgisphere. Il faut toujours se méfier de ces rumeurs croustillantes. De plus ça n’apporte rien à la démonstration qui est assez parlante.

    • Vous pourriez vous intéresser également à un article validé par l’assco sur le traitement du cancer du rectum , contre une étude publiée par le professeur Conroy … mai 2020

  17. Merci pour cet article qui amène plusieurs remarques :
    1/ pas de démission, de mise au placard des incompétents (ministre en tête) qui ont pris des décisions autoritaires de limitation d’acces aux soins sur la base de telles informations !
    2/ Gros problème pour notre état car le Covid-19 démontre que la solution était dans la médecine de premier recours (sans doute une partie de l’explication des bons résultats allemand) et que l’hospitalo-centrisme n’était pas adapté. Aîe c’est exactement ce que ne veulent pas nos technocrates.
    3/ Le silence assourdissant du Conseil de l’Ordre des médecins alors que le ministre se présente comme médecin et dépend donc du CNOM.
    Pour aider : ARTICLE R.4127-13 du CSP
    Lorsque le médecin participe à une action d’information du public de
    caractère éducatif et sanitaire, quel qu’en soit le moyen de diffusion, il doit
    ne faire état que de données confirmées, faire preuve de prudence et avoir
    le souci des répercussions de ses propos auprès du public. Il doit se garder à cette occasion de toute attitude publicitaire, soit personnelle, soit en faveur des organismes où il exerce ou auxquels il prête son concours, soit en faveur d’une cause qui ne soit pas d’intérêt général. »

    • Je serais encore plus « expéditif » . Tout ce que l’on voit maintenant montre qu’il fallait utiliser tout de suite la médecine de premier recours , et qu’après un mois d’observation et d’analyse sur le terrain , elle avait les moyens de minimiser au maximum les aggravations : traiter tôt ; AB + ou – HCL ; ou 2° AB ; potentialisateur Zinc ; Anticoagulants précoces en fonction de l’évolution . Mais les dogmes administratifs : hospitalo-centrisme + recherche du médicament-miracle (qui n’existera jamais) ont abouti à un non-traitement précoce généralisé et à la multiplication des cas graves . On peut penser que cette attitude nous a coûté 10 ou 15 000 morts de trop et un confinement – donc une crise économique – inutiles (ce n’est que mon avis) . Ceci mériterait une enquête scientifique (si ce mot a encore un sens) et judiciaire approfondie .

    • Pouquoi citez-vous cet article R.4127-13 du CSP ? Gilbert Deray avec d’autres médecins ont signé le manifeste du lien ci-dessous s’appuyant sur cet article 13 pour reprocher (implicitement) à Didier Raoult d’avoir communiqué de façon indue sur le traitement qu’il propose : « pour nous médecin, un seul choix s’est imposé, non pas à communiquer à tout va avec des donnés peu fiables et collectés dans la précipitation … »
      https://twitter.com/nathanpsmad/status/1268501193728438273/photo/1
      Si cet article 13 conduit à un blocage de la médecine observationnelle, doit-il être révisé ?
      Ex : Les pédiatres sont passés de la pratique du coucher sur le dos des nouveaux-nés au coucher à plat-ventre après avoir observé qu’il y avait moins de mort subite du nourrisson dans le second cas. Pourtant, il n’y a pas eu d’études « scientifiques » qui en apportent la preuve irréfutable. L’article 13 n’exigerait-il pas une telle étude (éthiquement irrecevable !) avant d’adopter le changement de pratique ?

  18. Et il paraitrait que ce qui nous sert de « gouvernement » serait conseillé par un comité « d’experts scientifiques »
    J’ai vraiment le sentiment que ce comité d’experts n’est là que pour servir de caution au monarque/président
    D’interdire aux médecins de prescrire tel ou tel produit pour des raisons uniquement politiques me hérisse le poil …
    A la différence des politiques j’ai une conscience, une cervelle et j’ai le sens de mes responsabilités … et c’est ce qui dérange

  19. Lancet c’est une chose, le pire est le relais sans condition qui est fait des articles que publie Lancet. Les journalistes ou les politiques ne se posent aucune question.
    Je vais vous faire un aveux, et il y a prescription, dans ma carrière, j’ai rédigé (en tant que nègre) pas moins de 2 thèses pour des doctorants, dont une sur le droit commercial, le tout reçu avec les honneurs.
    J’ai, il y a 20 ans, fait passé l’ISO à une de mes entreprises en recopiant la trame d’un dossier et en changeant les quelques variables, le tout en 1 semaine chrono la ou l’APAVE me demandait une fortune et prévoyait une année sinon plus.
    Ce monde est un mensonge.

  20. Qui est le plus foireux? Cette étude ou les gens qui sont incapables de le voir, soit par incompétence, soit par idéologie. Dans les 2 cas, ils devraient démissionner de leur poste. Toujours pas d’excuses, de sanction, de communique de la part de cette clique qui prétend assurer la santé des français.

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