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Confinement ou traitement ? (2)

Première question : bons ou mauvais traitements des cas isolés avant épidémie ?

Suite à de nombreuses constatations et témoignages, tout le monde semble d’accord pour dire que l’épidémie de Covid-19 traînait ici et là dans le monde depuis octobre. Il en est ainsi de tous ces militaires français qui se sont rendus à Wuhan en octobre pour les jeux mondiaux et ont présenté sur place et au retour nombre de pneumonies et épisodes grippaux atypiques. Il en est ainsi de nombreux témoignages de confrères, surtout dans l’Est, qui ont eu à traiter un nombre anormal de pneumonies atypiques et résistantes, depuis 2 mois avant l’épidémie. Ils ont fait le lien par la suite.

Pourquoi ce Covid a traîné ainsi sans trop se faire remarquer, sans faire d’hécatombe ? Tout simplement parce que ces épisodes ont été traités non comme des épisodes grippaux, mais comme des épisodes infectieux pulmonaires, donc par des antibiotiques. Quelle hérésie, quelle incompétence ! Il a fallu que quelques personnes âgées soient hospitalisées et succombent pour que l’on se pose des questions et que l’on découvre cette épidémie, d’abord en Chine. On les a accusés pour le retard, on n’a pas fait mieux.

Certains de mes confrères de l’Est sont formels, ils sont persuadés que cela a commencé à mal tourner quand on a dit « c’est grippal, il ne faut pas traiter, sinon avec du paracétamol », et que les médecins ont suivi. Ont-ils raison ? Ont-ils tort ?

Seconde question : Bon ou mauvais traitements pendant épidémie ?

Pourquoi la maladie, actuellement, est beaucoup moins grave qu’au début ? Je ne parle pas de l’évolution elle-même de l’épidémie, de sa contagiosité, problèmes évoqués il y a 3 jours, mais de l’évolution clinique de chaque cas. Comment évaluer au mieux cette gravité ? Pas par la mortalité, on connaît toutes les lacunes du comptage. Par les hospitalisations ? Un peu mieux, mais quels sont les critères pour hospitaliser, variable d’un médecin à l’autre, d’un hôpital à l’autre. Le mieux, ce sont les hospitalisations en réanimation. Là on recense tous les cas graves. Quelle proportion de malades déclarés passent en réanimation ? Est-ce la même en janvier et en juin, ce qui est logique ? Si non pourquoi ?

Alors regardons les deux courbes : nouveaux cas journaliers, passages en réanimation jour par jour.

Image agrandie
Image agrandie

Ces courbes sont totalement superposables, et le pic de chacune se situe au 1 avril (attention, manque les 3 premières semaines sur la seconde qui ne démarre qu’après confinement).

Sur les 3 premières semaines, du 19 mars au 10 avril, il y a eu 75 339 nouveaux cas détectés et 11 335 passages en réanimation, soit 15,04% de formes graves.

Sur les 6 dernières semaines le rythme moyen est de 3 000 nouveaux cas par semaine, et les admissions en réanimation de 150 par semaine, soit 5% de formes graves, 3 fois moins qu’en début d’épidémie. Pour les 10 derniers jours, c’est 3%.

Pourquoi il y a 3 fois moins de formes graves entre le début et actuellement ?

Une explication : J’ai une hypothèse, basée sur des faits, sur ce que font et racontent les médecins sur le terrain, certains en ont peut-être d’autres, mais sur quelles bases concrètes ? La baisse indiscutable et significative des évolutions graves ne peut s’expliquer, en l’absence de mutation du virus, que par un traitement des cas au début, pour diminuer hospitalisations et réanimation.

Phase 1 : maladie non encore identifiée, traitée surtout par antibiotiques, pas ou peu de formes graves retardant l’épidémie.

Phase 2 : épidémie virale, on arrête de traiter sur ordre, augmentation des formes graves.

Phase 3 : non satisfaits des résultats, la plupart des médecins traitent, diminution des formes graves.

Les preuves matérielles : elles sont données par les autorités et sont indiscutables : le nombre de boîtes de médicaments prescrites et remboursées. Je vous les ai déjà données et voici à nouveau la source, publication de l’Assurance Maladie.

Voyons les courbes de prescriptions d’Azythromycine de Paracétamol :

L’épidémie a commencé à exploser les 10è et 11è semaines, conduisant au confinement en début de 12è semaine.

Le Paracétamol a été prescrit au début, les remboursements augmentant de la 10è à la 12è semaine, puis chute profonde pour tomber bien en dessous des prescriptions 2018 ou 2019.

L’Azythromycine a pris le relai, et a été prescrite en quantités supérieures aux années précédentes, de la 12è à la 15è semaine. Cela n’apparaît pas sur ces courbes, mais en quantité c’est très important, car c’est 100 000 patients qui ont été traités ainsi (page 12) ! Pour l’Hydroxychloroquine, la courbe est la même, sur la même période, dans des volumes moindres, 41 000 patients.

Ces courbes montrent bien qu’il y a eu d’abord prescription de Paracétamol contre le Covid, selon les recommandations, puis abandon pour être remplacé par l’Azythromycine devant son inefficacité, les médecins n’acceptant plus de ne rien faire. 

Ces traitements ont entraîné une cassure dans la courbe de croissance des hospitalisations en réanimation, et un plateau. Certes cette cassure peut être due à la même évolution concomitante des nouveaux cas (due au confinement ou à l’évolution naturelle de la maladie selon les uns ou les autres), mais ce qui est important, c’est la descente plus importante : du 1 au 30 avril, les nouveaux cas ont été divisés par deux, alors que les entrées en réanimation ont été divisées par sept

Les médecins continuent-ils de traiter malgré les injonctions et les menaces ? Je ne peux l’affirmer, les statistiques publiées par l’Assurance Maladie s’arrêtant le 16 avril, mais pour ceux que je connais oui, plus que jamais, et c’est plus que probable expliquant le mail récent du directeur de la santé, demandant de ne plus traiter à l’Azythromycine. S’il le demande après 3 mois, c’est que cela se fait toujours, et non de manière anecdotique. La prochaine publication devrait être moins marquée, car les prescriptions vont porter sur beaucoup moins de cas, ceux-ci diminuant grandement, et la différence avec les prescriptions habituelles se verront moins.

Ainsi, tous les faits et chiffres convergent vers le même résultat : les témoignages des médecins, les courbes de passage en réanimation, les statistiques de délivrances de médicaments, comme toutes les pièces d’un puzzle qui s’emboîtent parfaitement.  Pour quel résultat ? Les traitements interdits pour le Covid marchent ! Pour ceux qui ne le voient pas, il manque une « étude scientifique randomisée » en ambulatoire, que nos autorités bloquent depuis le début. Pourquoi ? Est-ce pour cacher quelque chose ?

Que ceux qui contestent ces résultats, me donnent une explication sur cette baisse indiscutable de la gravité des cas de Covid, explication qui soit cohérente avec les autres faits et chiffres comme les témoignages des médecins sur ce qu’ils font, ce qu’ils constatent, corroboré avec les prescriptions enregistrées par l’Assurance maladie.

Gérard Maudrux

Gérard Maudrux

71 Commentaires

  1. A quelle date la recommandation de ne prescrire que du paracétamol pour le covid 19 a-t-elle été prise ? Quel document ?

    • Il faudrait retrouver les toutes premières déclarations, cela date d’avant le décret chloroquine. Je vais voir si personne ne le sort spontanément.

    • Apparemment c’est un tweet de Véran du 14 mars, l’Ibuprofène étant trop prescrit. On retrouve ce tweet dans la totalité de la presse, radios et télés les jours suivants. https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/03/14/face-au-coronavirus-le-ministre-de-la-sante-recommande-de-ne-pas-prendre-d-ibuprofene_6033095_3224.html .
      Le Haut Conseil ne l’évoquait pas dans ses recommandations du 13 mars, ni la DGS le 14 : https://dgs-urgent.sante.gouv.fr/dgsurgent/inter/detailsMessageBuilder.do?id=30500&cmd=visualiserMessage.

      • Les médecins n’ont jamais reçu de document, genre circulaire, qui leur « recommandait » de ne prescrire que du paracétamol à des patients qui présentaient les symptômes du covid 19 ? En fait cela ne se situe que dans des déclarations relativement floues, mais alors sur quoi vraiment s’appuie cet acharnement contre ceux comme le docteur Erbstein, à part le fait qu’on leur reproche l’utilisation de médicaments qui n’ont pas fait l’objet de tests randomisés avec le covid 19 ?

        • Voici ce qu’on reçu tous les médecins le 14 mars :
          envoyé : 14 mars 2020 à 19:23

          de : dgs-urgent@dgs-urgent.sante.gouv.fr
          
à : undisclosed-recipients:;
objet : [DGS-URGENT] 2020-REC-12
          Actualisation recommandations Covid 19
          Paragraphe 3 : Utilisation d’AINS chez des patients atteints Covid-19. 

Des évènements indésirables graves liés à l’utilisation des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ont été signalés chez des patients atteints de COVID19, cas possibles ou confirmés. Nous rappelons que le traitement d’une fièvre mal tolérée ou de douleurs dans le cadre du COVID19 ou de toute autre virose respiratoire repose sur le paracétamol, sans dépasser la dose de 60 mg/kg/jour et de 3 g/jour. Les AINS doivent être proscrits. 

  2. Bonjour, Dr MAUDRUX, je ne suis pas médecin mais tout de même docteur es science en maladie des plantes et protection des cultures. Le travail que vous faites sur cette épidémie de Covid19 est tout à fait remarquable et j’y apprends beaucoup de notions de base, en santé publique et pratique médicale.

    J’ai un peu étudié l’immunologie animale pour faire des antisérums de détection. Je me suis intéressé à l’épidémie de Covid19 par l’intermédiaire des climato-réalistes et du Pr Raoult. J’ai 82 ans depuis 1,5 mois et n’ai eu que les symptômes d’anosmie et d’agueusie peu après le 25 janvier, jour d’un achat de vins après les avoir goûté dans une foire. Avec des amis nous avons laissé reposer 2 semaines puis nous avons organisé une dégustation environ 2 semaines après. Je ne sentais ni ne goûtais plus rien, j’ai râlé suffisamment pour que tout le monde s’en souvienne quand j’ai appris quelques semaines plus tard que ce symptômes, je n’en ai eu aucun autre étaient tout à fait caractéristiques.

    J’ai alors fait un peu plus de biblio sur le covid et me suis rendu compte que les chinois avaient publié en 2005 et récemment en 2020 sur la sensibilité différentielle aux Covid sras 1 et 2 des groupes sanguins humain. Ceci a été confirmé par une très jolie thèse française de Patrice GUILLON préparée à l’Université et l’ENV de Nantes chez le Pr Le PENDU. Les chinois y font référence bien sûr en 2020.

    Je vous propose quelques cartes difficilement trouvées des sur cette gravité différentielle, en France et dans le monde dans les références suivantes, Covid19 repart mond ABO : https://tinyurl.com/y9jst7hj discuter le cas de la Suède en particulier pour le groupe B (donc anti A) ; Groupes HBO et COVID19 France https://tinyurl.com/ya7hqg3h et pour la France une dernière carte gribouillée à comparer avec les sensibilités dans les diverses régions ; Quelques cartes épid covid 19 en 2020 France https://tinyurl.com/y9swxnu6 .

    Les répartitions françaises date de 1964, c’est un peu loin mais plus général est introuvable. J’aimerais bien savoir si, à postériori et par médecin si ce n’est pas possible autrement, il était possible de relier la maladie et surtout sa gravité avec le groupe sanguin. Merci d’avance

    • Bonjour

      Pour la perte du gout, chez le fils d’un ami, cela a duré 3 mois. Cela va revenir, d’un coup. Pour le groupe sanguin, j’aurais tendance à dire non, mais je suis de plus en plus persuadé que l’origine ethnique (non raciale) a une importance. ¨Pourquoi les asiatiques, les africains sont moins touchés ? Mais ici et la vous avez des noirs, des sud américains et d’autres plus touchés que d’autres. Et c’est valable pour un pays, une région. Certes l’hygiène ou d’autres facteurs peuvent jouer, mais pour moi il y a un facteur ethnique, donc chromosomique, donc pour le groupe, je n’affirmerai pas qu’il ne peut y avoir de rapport. Il y a des gens plus ou moins résistants, même dans la même ethnie, la cause est dans les gènes, et sur ce point, on ne sait pas grand chose, sinon rien. Et quand on ne sait rien, on n’affirme pas que c’est non ou pas possible.

  3. Merci pour ce billet plein d’infos et de bon sens. Je reste persuadé que le paracétamol est un mauvais choix dans les recommandations gouvernementales de traitement de la covid19 car c’est un anti-inflammatoire avec les effets indésirables immunitaires (notamment le blocage des neutrophiles) de cette classe. Cela apporte une explication supplémentaire à la cassure des courbes: quand les médecins de terrain, sauvant l’honneur de la profession, ont désobéi et remplacé le paracétamol par azithromycine et hydroxychloroquine ça a tout changé

  4. Merci pour cette intéressante analyse mais vous faites toutefois des erreurs majeures :

    (1) « La baisse indiscutable et significative des évolutions graves ne peut s’expliquer, en l’absence de mutation du virus, que par un traitement des cas au début, pour diminuer hospitalisations et réanimation. »
    => en fait vous oubliez complètement que l’on a augmenté progressivement le nombre de tests et changé de stratégie de test. Initialement on ne testait que les cas symptomatiques relativement graves. Puis on s’est mis à tester de plus en plus, et depuis le déconfinement les cas confirmés sont même censés comptabiliser tous les cas. L’évolution du rapport entre les admissions en réanimation et le nombre de cas est due essentiellement à ce facteur, et non pas à une évolution de gravité des cas totaux. Oui, les cas confirmés diminuent en gravité mais c’est parce que, au départ, on ne confirmait quasiment que les cas graves!

    (2) « L’Azythromycine a pris le relai [du paracétamol] »
    => quand on voit que les prescriptions de paracétamol ont varié de près de 2 millions, tandis que celles d’Azythromycine ont varié de moins de 50.000, on ne peut pas du tout parler de relai. Les courbes des deux ont d’ailleurs la même forme avec un décalage de juste une semaine de retard pour l’Azythromycine, ce qui s’explique simplement par le fait que la fièvre survient dans les tous premiers jours de la maladie, tandis que l’Azythromycine n’est prescrite en général que quelques jours plus tard quand on se rend compte que le cas est sérieux.

    (3) « Ces traitements ont entraîné une cassure dans la courbe de croissance des hospitalisations en réanimation, et un plateau. »
    => Non, c’est la baisse du nombre de contaminations, de cas, qui a entraîné celle des hospitalisations en réanimation! Ce n’est pas une question de traitement… La baisse des contaminations est due au confinement (cf. la comparaison entre les évolutions avant/après confinement, ou entre zones confinées ou non – en Suède, moins confinée, le nombre de décès hebdomadaires est actuellement de 30,2% du pic, contre 0,3% en Espagne, 3% en Italie, 3,6% en France et 4,6% en Allemagne, étant observé que l’Espagne est le pays qui a déconfiné le plus prudemment, sachant qu’à Madrid, où le confinement avait été mis en place le 14 mars, le déconfinement progressif n’a commencé que le 25 mai et ce n’est que le 25 juin que les rassemblements de plus de 15 personnes y ont été autorisés – )

    Finalement, en enlevant les erreurs, il ne reste pas grand chose de votre démonstration…

    • Bonjour. Je ne suis pas sûr que ces erreurs soient majeures.
      1) Oui le nombre de testés modifie les positifs, mais on a commencé à tester massivement qu’après déconfinement, et encore ! On en annonçait 700 000 / semaine, Après 15 jours on en était à 300 000. Pour combien de dépistés ? 500. Et les Allemands qui ont testé 4 fois plus, n’ont pas eu 4 fois plus de positifs.
      2) Pourquoi voulez vous traiter 2 M de personnes à l’AZM ? Heureusement qu’on en a traité que 50 000 (votre chiffre) ou 100 000 (chiffre assurance maladie). Désolé, les médecins qui traitent à l’AZH n’attendent pas que cela s’aggrave, ils traitent dès le diagnostic.
      3) Oui la baisse des contaminés a entraîné une baisse des entrées en réa, mais c’est le % qui compte, pas le nombre. 15% des contaminés d’un côté passent en réa à une période, 5% des contaminés passent en réa à une autre période. C’est le point clé. Et si maintenant c’est 3% comme je le souligne, ce n’est pas le traitement (il n’a pas changé), c’est parce qu’il y a plus de dépistés, comme vous le soulignez.

      • Gérard, non seulement tu as raison dans ta démonstration, mais elle démontre mieux encore : les médecins de terrain ont repris leur rôle: soigner et fait le tri entre les formes graves et les formes non graves , ils ont été aidés par la possibilité de test . Avec seulement 50000 boites d’azithromycine judicieusement prescrite on a cassé la contamination et effondré les formes graves , qui malgré une augmentation des cas positifs depuis quelques jours ne remontent pas preuve que les médecins traitent et le font bien.
        Thierry Lardenois

      • Autre hypothèse plus probable :
        On a beaucoup mieux protégé les personnes vulnérables donc le pourcentage de forme graves est moins important
        Étude clinique randomisée vous dis je

        • Sauf que n’entrent pas dans les calculs, au début ni testés ni envoyés en réanimation si besoin. Actuellement mieux testés, mais traités (relisez les témoignages de médecins, chute brutale des décès en Ehpad dès que traités). Et si testés augmentant le nombre de positifs, c’est une population à risque (90% des décès), qui devrait réduire le résultat de mes calculs, or il n’est est rien, c’est le contraire qui se passe, car testés, mais traités. Votre raisonnement va dans le mauvais sens.
          Ou ça marche, ou sa marche pas, randomiser ne change rien dans cette constatation…

  5. Je pense que malheureusement les instances n’en sont plus A un mensonge près et considèrent maintenant le corps medical comme des moutons sans cervelle: le 9 juin mail de la DGS affirmant que les coinfections bactériennes sont exceptionnelles ds le covid ( sur quelles etudes?) pour contrindiquer les atb
    Hors le 9 mai , dans un article des annales de la médecine interne , l’auteur JP maltay rapportait les recommandations conjointes des présidents de la thoracic society américaine et de l’infectious disease Society américaine:
     » Toutefois, chez les patients atteints du COVID-19 et présentant des anomalies à leurs radiographies du thorax, l’infection isolée au SARS-CoV-2 est « une hypothèse largement non vérifiée ».
    * Une récente série de cas mortels de COVID-19 a révélé que les signes sérologiques de co-infection bactérienne n’étaient « pas inhabituels ».
    * Chez les patients atteints du COVID-19, les copathogènes bactériens sont probablement les mêmes que chez les patients atteints d’une PC.
    * Utiliser par conséquent les mêmes antibiotiques empiriques que dans le cadre d’une PC
    COVID-19 : des auteurs de lignes directrices fournissent des conseils
    * Metlay JP & al. Ann Intern Med 7 mai 2020
    * Par Jenny Blair, MD Clinical Essentials 19 mai 2020
    *

  6. En découvrant la liste des médecins « achetés » par les laboratoires pharmaceutiques on peut légitimement s’interroger sur leurs déclarations publiques… Comment une telle corruption a-t-elle pu en arriver à interdire aux médecins de soigner « en leur âme et conscience » les malades du Covid-19 ?… Sans le courage du Pr. Raoult, personne ne se serait aperçu de la supercherie… Le Conseil de l’Ordre seraient-il lui aussi vérolé ?… Comment voulez-vous que le patient Lambda ne regarde pas aujourd’hui son médecin traitant d’un drôle d’oeil ? Tout est à revoir dans le monde médical… mais pas seulement !

    • Puisque vous en parlez : http://www.francesoir.fr/societe-sante/top-13-des-revenus-annuels-recents-verses-par-lindustrie-pharmaceutique
      Comment peut-on être professeur, toucher 2 salaires (hôpital et fac), et encaisser 500 000 euros de labos pour faire un travail pour lequel on est payé par la fonction publique ?
      Utiliser une fonction publique pour se faire de l’argent, cela s’appelle aussi un conflit d’intérêt, indépendamment d’un soutien apporté ou non à un labo.
      On devrait retirer de leur paye les sommes qu’ils touchent ailleurs, et Véran devrait mieux regarder qui est dans le Conseil Scientifique qui le « conseille ». En fait, il est parfaitement au courant.

      • C’est tout à fait exact.
        J’ai fait moult expertises pour l’industrie du diagnostic.
        L’argent allait sur un compte géré par la fac et me permettait d’acheter du matériel pour le labo (et aussi payer une fois par an un resto à l’équipe).

        • J’ai aussi vu des services où l’argent des labos allaient dans une association au service de tous, et d’autres où cela allait directement dans la poche, parfois en faisant faire le travail par d’autres, sans dire qu’il était rémunéré.

      • Bonjour
        Je ne suis pas médecin mais je suis effaré de lire sur divers blogs les mêmes commentaires sur cette crise sanitaire
        Il est dommage que l’ ordre des médecins ne vous écoute pas.

        • Oui … l ordre des médecins a failli à son devoir: soigner les malades ! Ses dirigeants ne sont plus légitimes!

  7. Ce sont des vérités qu’il faut révéler avant d’autres victimes. Il y a trop de zones d’ombre dans cette affaire qui feront que les patients n’auront plus confiance en leur médecin !
    Je suis un médecin à la retraite et je ne comprends toujours pas que la liberté de prescription a été retirée aux médecins les laissant démunis.

    • Retirée oui , mais d apres ce que je lis ici ou là , certains ont continué , en douce , à soigner et à éviter l entree en réaction et ses séquelles à leurs patients …Bravo

  8. j’ai déjà exprimé sur ce blog que le paracétamol n’était pas »bon » puisqu’il diminue le premier système de défense pour lutter contre la replication virale qu’est la fièvre.Mais,il fallait bien dire quelque chose aux Français, même si c’était nul, plutôt que de dire: » faîtes confiance aux Médecins (plutôt qu’à nous Enarques,décideurs universels).Dans le cas d’un petit syndrôme viral, abaisser la fièvre n’ira pas loin mais s’il s’agit d’un sujet à risques, abaisser la fièvre fera se multiplier le virus intensément et là,le » cytokin Stream »pourra frapper,ce qui conduit à l’hospitalisation.
    Conclusion:le Premier Ministre n’a pas à donner des conseils aux patients ,ce n’est pas son rôle.

    • A « l’époque » concernant ces propos sur la fièvre et la discussion qui a suivi, j’avais posé la question sur le sauna pour traiter, puisque le virus n’aime pas les température élevées. J’y ai repensé il y a quelques jours avec cet abattoir avec 700 cas. Tout le monde se demande pourquoi. Pourquoi dans les autres activités quelle que soit la proximité des travailleurs, les contacts entre salariés, aucune n’a un tel score de contamination ? Je n’ai trouvé qu’une explication : le froid. Ce n’est pas la viande comme certains ont avancé, mais tous travaillent dans le froid. Autre réflexion : la clim. Elle est accusée de propagation, avec de nombreux exemples, et l’HAS l’évoque dans toutes les consignes sanitaires dans les différentes activités concernées. Et si ce n’est pas la ventilation qui était en cause, mais le froid ?

  9. Merci monsieur maudrux .a vous lire au fil des blogs ainsi que les commentaires on se sent moins seul . Merci à tous ces médecins qui ont respectés leur serment d’Hippocrate et n’ont pas joué à la roulette russe du double aveugle .
    Et maintenant qu’elles vont être les recommandations pour la deuxième vague qui arrivera très probablement cet automne ? J’ose espérer un sursaut de tte la profession pour préserver la liberté de prescription….

  10. Mais pour quelle (dé)raison interdire la prescription de zinc?
    Seraient-ils givrés les parigots pingouins de Paris?
    On trouve le zinc en vente libre à Luxembourg. Peut-être même en Allemagne.
    Les voleurs mafieux au pantalon bleu à bande rouge vont avoir un autre produit à contrôler que le tabac. C’est dire s’ils aiment les trucs absurdes. C’est parce que cela rapporte un max. Si ce n’est pas de la corruption mafieuse, qu’est-ce donc?

  11. Une question que je me pose : Comment se fait-il que la Bretagne qui avait aussi mal commencé que le grand Est mi mars, s’en est mieux sortie avec moins d’hospitalisations, de réas et de décès et a géré bien mieux et plus rapidement ses clusters ? Politique sanitaire régionale différente ? Médecins traitants dans la boucle dès le début ? Moins de carences alimentaires ayant entrainé des cas graves ?

  12. En ce qui concerne l argument qui revient trop souvent d un besoin d étude randomisée à double aveugle et groupe témoin … en cas de pandémie !!!. On peut s interroger sur la categories de personnes et leur motivations à exiger à tout prix ce type d essai ….surtout en cas de pandémie : 1/ des fabricants de médicaments ? : peut être normal pour valider des nouveaux médicaments ..mais la motivation première , pendant une pandémie mais aussi en temps normal , doit toujours être d empêcher les gens de mourrir .non? . donc pourquoi un groupe témoin ? .. et de soigner au mieux avec un minimum d effets secondaires .. donc pourquoi le Remdisivir qui donne des complications rénales importantes ?.. 2/ Des médecins ? Pas normal . Personne n irait voir un médecin qui dirait à son patient “ bon on a un truc qui marche et qui n est pas dangereux mais j aimerais bien faire une petite expérience avec votre santé si vous le permettez ..ou pas“ .”de toutes manières c est simple , soit vous guérissez sans ou avec séquelles soit vous mourrez “ 3/ des patients ? Peu probable ..non plus …personne n a envie de servir de cobaye. .. à moins d être un adepte de la roulette russe ..
    La seule chose qui motive un patient c est de guérir et la seule motivation d un Dr doit être de le guérir .. pas de faire des expériences .. les analyses des différents soins viennent après le soin .. surtout en cas de pandémie ..

  13. L’argument de l’efficacité de ‘l’AZTM est interressant, mais il s’agit d’un argument très indirect(de multiples facteurs peuvent intervenir) et cela a beaucoup moins de valeur qu’une étude clinique randomisée.
    Vous semblez dire qu’il existe un complot de nos dirigeants francais incompétents. Mais je vous rappelle que la pandémie est mondiale
    Il y a bien un pays dans le monde qui arrivera à produire une étude, au moins une, qui montrera le bénéfice de AZTM ou de plaquenil

    • En attendant, faut-il attendre pour traiter, ou suivre les médecins qui racontent leur expérience ? La pandémie est mondiale et nos dirigeants n’en sont pas responsables, qui parle de complot ? Par contre y a-t-il d’autres pays où on ne laisse pas les médecins responsables de soigner au mieux ? Là encore, cela n’a rien d’un complot.

    • En tout cas on est beaucoup moins exigeant avec Remdesivir, une seule étude randomisée pas très significative faite aux US, actant seulement un raccourcissement du délai de guérison et l’agence européenne des médicaments le recommande :
      https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/l-agence-europeenne-des-medicaments-recommande-d-autoriser-la-mise-sur-le-marche-du-remdesivir-pour-les-patients-atteints-de-covid-19_4021635.html.

      On sait depuis longtemps que l’Union Européenne est un paradis des lobbyistes, on serait surpris que Gilead n’y dépense pas quelques dollars…
      Sinon il y a quand même un essai randomisé de l’HCQ qu’on peut juger positif, c’est Recovery, avec 4 fois la dose sur des malades très atteints on peut raisonnablement supposer qu’un certain nombre ont été tué par le traitement, or il n’a pas été constaté de surmortalité, ce qui contrairement à ce qu’en ont conclu les anglais est très positif. Pas sûr que s’ils donnent 4 fois la dose de Remdesivir on obtienne un résultat aussi probant…

      • Chapeau au Pr Raoult qui a abordé du mieux possible à l’IHU de Marseille cette pandémie en priorisant clinique tests imagerie scanner.

  14. Bonjour
    Avez vous des chiffres des Ehpad? Le « compteur » est resté bloqué à 3828 depuis le 1° Juin! Problèmes de remontées de chiffres ou traitement par antibiotiques des pathologies infectieuses pulmonaires?

    • Comme vous je me suis posé la question de ce passage brutal de l’hécatombe à plus rien ou presque. Plusieurs hypothèses. La première, chaque Covid entré dans chaque Ehpad, a touché ceux qu’il devait toucher, cela a duré un bon mois, puis « immunité collective ». Seconde, on n’a pas traité au début, c’est clair, puis sans doute traitement, cf le témoignage cité il y a 2 billets, cela a stoppé les décès. Troisième, au moment du rush, les patients Ehpad étaient refusés dans les hôpitaux, sont-ils acceptés maintenant qu’il y a de la place partout, et certains meurent à l’hôpital ? Hypothèse, je n’ai pas de témoignages, mais possible. Dernière, une cuisine de chiffres. Le décompte est olé olé. Déjà sur Wiki qui relève les chiffres jour après jour, ici, ce n’est qu’une fois par semaine, 30 à 70 décès, 0 les autres jours. Il y a même plusieurs jours négatifs, avec des ressuscités.Il y a manifestement des problèmes de collecte des données. Il y a eu aussi priorité pour beaucoup de tests pour isoler les porteurs, donc moins de contaminés ? Je n’ai pas d’infos pour savoir si les chiffres actuels sont fiables ou non.La vérité est sans doute un mix de ces différentes hypothèses, pas une raison, mais plusieurs.

      • Très, très intéressant. Je ne regardais pas Santé France à cause d’une allergie à l’information officielle.

  15. Une question me  » turlupine  » depuis longtemps. Quand est il de la population qui prend quotidiennement et depuis de nombreuses années, du Plaquénil pour diverses raisons. Ont ils attrapés le Covid et si c’est le cas, sous quelle forme ? Bénigne ou grave ? Merci

  16. Bonjour,
    Votre analyse est stimulante. Du coup, que donne une analyse equivalente sur l’Allemagne et l’Italie ?

    • Bonjour. Difficile de vous répondre, pour l’Allemagne, les médecins sont libres, je n’ai pas leurs témoignages de ce qu’ils font et constatent, je n’ai pas les prescriptions de l’assurance maladie,… Ils font tout mieux que nous, ce qui n’est pas difficile, et le résultat est là. J’ai essayé de faire ici un parallèle France Allemagne le 15 mai. Pour l’Italie, article très documenté de France soir, la comparaison est sur le confinement, mais vous y trouverez une courbe sur l’Italie, avant et après Chloroquine, chiffres source OMS, l’Italie ayant adopté le traitement tardivement ( http://www.francesoir.fr/le-confinement-tout-ce-que-lon-ne-vous-pas-dit-aberration-humaine-sanitaire-economique ).

  17. Merci Dr Maudrux pour vos réflexions. Je les lis et je les partage le plus souvent possible. «  C’est la guerre ! » Oui hélas ! Contre l’incompetence , le mépris … et la corruption .interdire l’Hydroxy Chloroquine aux pauvres cretins que nous sommes, le s généralistes puis essayer de faire de même avec l’Azythromycine , c’est vraiment nous désarmer et mettre à mal la liberté de prescription. Quant au Pr Perronne qui dénonce tout de qu’il a vu et compris , il se retrouve convoque devant le COM . Tout va bien, l’Ordre règne !
    Je suis profondément dégoûtée et très inquiète.

  18. Je ne suis pas médecin mais une question bête me vient à l’esprit.
    Les médecins qui veulent prescrire de l’hydroxychloroquine et de l’azithromycine se le voient interdire au motif qu’il n’y a pas « d’études randomisée » prouvant l’action de ces médicaments sur le covid 19.
    Il doivent prescrire uniquement du paracétamol.
    Mais est-ce qu’il y a des « études randomisées » qui prouvent que le paracétamol est bien adapté à cette nouvelle maladie ?
    Où sont les études avec d’un côté des patients avec du paracétamol et de l’autre un bonbon sans produit actif ?
    Et puis dans les hôpitaux on met les patients sous oxygène !
    Mais est-ce qu’il y a des « études randomisées » qui prouvent que ce traitement est bien adapté à cette nouvelle maladie ?
    Où sont les études avec d’un côté des patients sous oxygène et de l’autre des patients juste avec de l’air (ou rien du tout … ! ).
    J’aimerais bien savoir.

    • Ce n’est pas bien de poser des questions qui dérangent. Vous avez l’esprit mal tourné. Faites ce qu’on vous dit, c’est tout. Vous réfléchissez trop, et si tous les Français font comme vous, ce n’est plus possible !

      • « Réfléchir, c’est commencer à désobéir »
        C’est un patient centenaire qui me l’a appris quand j’ai commencé à traviller, il y a 40 ans !!!

    • Je suis tout à fait d’accord avec le propriétaire de ce blog.
      Pimpin, vous allez avoir des ennuis.
      « Le premier qui dit la Vérité, il doit être … ».
      Comme quoi le bon sens (que vous avez Ô combien) vaut de l’or en médecine (et ailleurs …).

    • Oui il y a des études randomisées qui montrent que le Doliprane diminue la fièvre et les douleurs !!! Ce qui est l’indication du médicament

      • Des études avec le Doliprane dans le cas de covid 19, nouvelle maladie ? Peut-être que le Doliprane amplifie les effets de cette maladie, tant qu’on n’a pas fait d’étude on ne peut pas le savoir…

    • Il y a des décès avec le paracétamol.
      Pour cette raison, il n’y aura jamais d’étude randomisée.
      Si vous voulez donc vous suicider, pas besoin de corde ni de pont ou de rails.

      Un bon cocktail aspirine + paracétamol + somnifère et vous partez à coup sur.

      La seule logique dans la continuation de l’interdiction AZTM+HCQ serait que ces crétins interdisent tout.
      Jetons leur le gant.

  19. j e partage a 100 % votre analyse et les commentaires
    le gouvernement francais a faillit a 1000% dans la gestion de cette epidemie
    ordres contrordres contreverites fausses affirmations mauvaises recommandations de prendre Doliprane et rentrer chez soi immense carnage dans les EPHADS……. micron et sa clique ont FAUX sur tout!!!
    retraité 50 annees industrie pharma et bcp d estime et respect pour ensemble corps medical francais (pas ceux de BFM tv)

  20. Je ne peux que souscrire à cette excellente analyse au vu de mon expérience personnelle.
    J’ai eu une « grippe » fin décembre avec importante fièvre que j’ai traitée sans succès au paracétamol et puis rapidement à la Nivaquine comme tout médecin ayant pratiqué en région équatoriale.
    La symptomatologie s’est transformée en bronchite de type asthmatiforme que j’ai prise pour un infection à mycoplasmes et je me suis soigné à la Vibramycine et par aérosols de Pulmicort. La situation s’est rapidement améliorée. Je précise avoir 67 ans et donné le même traitement à ma mère très âgée que j’avais probablement et inconsciemment contaminée.
    J’ai donc suivi instinctivement le traitement qu’il a fallu des mois et des tas de décès pour que des experts adoptent ce qu’avait instinctivement choisi un chirurgien ORL belge à la retraite

    • Je n’arrive pas à comprendre pourquoi nos « élites » scientifiques et politiques ne veulent pas prendre en compte les témoignages comme le vôtre qui est loin d’être le seul, faisant comme s’il n’existaient pas, comme s’ils étaient faux. Ils pensent être les seuls à savoir, et font de la médecine en ignorant le patient.

      • Bonsoir cher Gérard MAUDRUX.
        Bravo pour votre excellent travail.
        Vous entendez souvent les aveux des criminels ?
        Car celles et ceux qui sont responsables de ces interdictions de prescriptions potentiellement salvatrices … sont des assassins (crimes avec préméditation).
        Sans oublier les euthanasies non choisies dans les Ehpad. Personne ne pourra rien prouver. Y a-t-il eu beaucoup d’autopsies chez ces pauvres handicapé-e-s par l’âge et coûtant trop cher ? …
        Hélas.
        Amitiés.
        Agnès GOUINGUENET
        N.B. Heureusement qu’il y a des médecins et soignants exemplaires; cela remonte le niveau; comme avec les chouettes curés face au curés pédophiles.
        Mais cela va laisser des traces +++.
        Trois fois Hélas.
        Re N.B. Pour les formes graves, au moment de la mort du jeune Docteur Li à Wuhan, j’avais pensé à une charge virale contaminante importante (soit en une fois, soit répétée), laissant l’organisme un peu « sidéré » quant à ses défenses. Mais ce n’est qu’une idée comme ça.

  21. Il manque la courbe sur la même période du nombre de tests ts RT-PCR réalisés. Car on peut imaginer qu’à une période on a testé surtout des malades atteints de pneumonie et à une autre des patients moins graves. Après le pourcentage de patient qui se retrouve en réanimation est bien sûr différent. À partir du moment où le test est inscrit à la nomenclature (NABM) ces données existent. En ligne on trouve des chiffres officiels mais sans doute pas en temps réel et je ne me souvient plus du degré de précision (chiffres mensuels ??). Je n’ai pas le temps de chercher ce matin…

    • Les chiffres sont publiés par année. On a actuellement les chiffres de 2019…

  22. Vous attribuez les différences de gravité clinique de la maladie aux différences, dans le temps, des traitements. Seulement. Or le virus lui-même, individuellement par son génome et ‘en groupe’ par sa reproductibilité, peut avoir permis des signes cliniques différents, hors tout traitement. La charge virale des contaminés n’est en juin plus celle de février. Est-ce dû à l’ensoleillement, donc aux UV à l’extérieur diminuant la nocivité du virus et à la vitamine D à l’intérieur stimulant la réponse immunitaire? C’est possible mais non prouvé. Les comportements aussi ne sont pas les mêmes. Toujours est-il qu’il semble très vraisemblable que la charge infectante et la sévérité soient très liées: https://www.vidal.fr/actualites/25177/un_virus_et_des_anticorps_bien_nez_actualites_sur_la_pathogenese_de_la_covid_19/?cid=eml_000990
    Ce qui expliquerait, en Chine au moins, le tribut payé par les soignants, ce n’est pas seulement la contamination, mais la surcontamination; ainsi le pauvre Dr. Liu, en bonne santé au départ, meurt à 34 ans. Ceci expliquerait aussi pourquoi une propagation à 7-9% de la population est « suffisante » à l’immunité collective.

    • Sachant que les études nous disent que les superpropagateurs n’ont été actifs que quelques semaines en février et en mars vous avez sans doute raison.
      Mais il y a quand même des choses qui montrent que ce virus n’agit pas partout pareil. Par exemple il n’y a eu que 2 contaminations au salon de l’agriculture.

      • Sur la contamination, on ne sait rien, sinon que le R0 ne veut rien dire, variable d’un endroit à un autre, d’une personne à une autre, alors qu’il ne devrait être lié qu’au virus. Le fait qu’on contamine moins quand 95% de la population est réceptive au lieu de 100% (ce qui est quasiment la même chose), votre exemple agricole et d’autres (700 contaminés dans un abattoir) semblent vouloir dire qu’il y a des personnes plus réceptives que d’autres, et/ou des personne plus contaminantes que d’autres. Après avoir dit cela, on a tout dit sur nos connaissances. C’est pourtant important d’en savoir plus, car c’est un facteur essentiel pour la prévention actuelle, ou future.

  23. Mais POUQUOI interdire par circulaire l’AZTM ? Que cherchent alors les « autorités »? Aggraver la crise pour justifier à posteriori toutes les erreurs passées, vous voyez bien que c’était très grave et que l’on a bien agi? Favoriser un traitement big pharma qui n’existe pas encore?
    Quelque chose m’echappe

    • On est loin d’avoir tout compris du Covid, mais ont est aussi loin d’avoir tout compris de nos dirigeants.

  24. La démonstration est parfaite, et vient parfaitement en appui des témoignages rassemblés 2 billets auparavant. Une anecdote personnelle, en Russie où l’épidémie semble relativement bien contrôlée (même si certains contestent les chiffres de mortalité), une personne de la famille de mon épouse fait actuellement un épisode de type COVID19 (non testé) et a été immédiatement placée dès consultation médicale sous azithromycine, avec une nette amélioration après 2 jours de traitement.

  25. Selon certains commentaires lus sur les réseaux sociaux l’épidémie aurait déjà pu avoir déjà tourné sur l’année 2019. Des personnes venant de Chine disent en effet avoir souffert de syndrômes respiratoires atypiques durant le printemps 2019.
    S’il y a déjà eu une saison d’épidémie en 2019, elle ne s’est pas vu. Ça confirmerait votre hypothèse.

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