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Chloroquine : un long fleuve tranquille.

« Si quelqu’un t’a offensé, ne cherche pas à te venger. Assieds toi au bord de la rivière, un jour tu verras passer le corps de ton ennemi » (Lao Tseu). Il en est ainsi de la chloroquine, très vieille dame comme je vais vous l’expliquer, dernièrement offensée, et qui attend patiemment son heure. Elle aura cette année 200 ans, et en 200 ans, aucun médicament au monde n’aura (avec la pénicilline ?), sauvé autant de vies.

Depuis des mois nous assistons à un spectacle ahurissant qui montre la médecine administrée et les experts scientifiques du monde entier, sous un jour qui n’est pas fait pour nous rassurer en ce qui concerne notre future santé. La médecine a progressé depuis des siècles en toute liberté, mais administrée, réglementée, contrôlée et diffusée par des « hautes autorités scientifiques » nationales et internationales, n’est-elle pas en train de régresser ?

Pourquoi, dans certains pays, cette frénésie à vouloir abattre un vieux médicament qui a sauvé depuis sa naissance des millions de vies ? On a assisté à un florilège d’études bidons, orientées, manipulatrices, dangereuses. On a vu des politiques, des autorités scientifiques se précipiter pour montrer leur incompétence en vantant les mérites de ces études à charge qui n’avaient rien de scientifiques. On a vu la plus haute autorité du pays, le Ministre de la Santé, conseiller aux élus de mieux se renseigner en lisant un article que manifestement il n’avait pas lu lui-même, sinon il aurait pu lire que l’hydroxychloroquine, qu’il voulait interdire, avait été administrée aux cas les plus graves, telle une extrême onction ! Il est ensuite, toujours avec précipitation, immédiatement et sans réfléchir, tombé dans le panneau du LancetGate, ayant pris une étude publicitaire montée de toutes pièces, pour une étude scientifique de très haut niveau. La plus haute autorité internationale, l’OMS, a fait de même. Pire, elle a autorisé des études avec doses (volontairement ?) létales, pour « prouver » la dangerosité d’un médicalement, de plus dans de mauvaises indications, à un stade où il n’y a plus de virus mais ses complications létales, sur lesquelles n’importe quel ignare est capable de comprendre l’inutilité du traitement testé. The Lancet, soi-disant plus haute publication scientifique internationale devant apporter toutes les garanties de sérieux des publications a montré le niveau zéro de ses contrôles, jetant un doute sur toutes ses publications. A qui peut-on se fier maintenant, confier notre vie ?

Si on résume, en caricaturant à peine, le peuple a appris que des autorités sont capables d’interdire de traiter, en attendant le résultat d’études, dont on donnera les résultats quand il n’y aura plus besoin de traiter, où l’on exige de tirer au sort des patients, une moitié devant ne pas être traitée face à une maladie mortelle, l’autre moitié devant recevoir un traitement inutile, à des doses pouvant être mortelles. Est-ce cela la médecine de demain ? En tous cas c’est une partie de celle d’aujourd’hui, et aucun des responsables ne pense avoir tort, restant en place pour continuer. Et que dire de leurs propres études, ils critiquent celles des autres mais sont incapables de sortir Discovery, après avoir promis des résultats préliminaires pour il y a 4 mois ? Des difficultés pour manipuler les chiffres ? Les résultats ne leur plaisent pas et ils attendent l’effet de notre manque de mémoire collective ? Tous les doutes sont permis, car les patients de l’étude sont tous sortis, debout ou pieds devant, depuis bien longtemps.

En marge de tout cela, la chloroquine poursuit son petit bonhomme de chemin. Après la tempête organisée, arrive le calme. Nombre d’études plus sérieuses commencent à sortir, venant confirmer la première, celle de l’IHU de Marseille, comportant maintenant 3 737 cas, avec diminution plus que significative de la mortalité, que les intellectuellement aveugles ne veulent pas voir. Les 26 juin et 3 juillet, ce sont des études Portugaise et Chinoise, la première portant sur 26 815 patients traités par HCQ pour lupus, PR et autres affections auto-immunes, la seconde sur 6 223 PR, les deux montrant que ces patients voient leur risque de contacter la Covid divisé par deux.

Le 29 juin, c’est La Fondation Henri Ford qui possède de nombreux hôpitaux, et qui a traité dans 6 de ses hôpitaux à Detroit 2 541 patient avec HCQ+AZI, le taux de décès est diminué de 71%, aucun effet secondaire. Le 30 juin c’est une autre étude, dans 8 hôpitaux de New York, 6 493 patients dont 3 708 hospitalisés, avec encore division par 2 du nombre de décès, toujours sans effets secondaires. Cela complète les 88 patients français (« Laissez les prescrire », avec les 700 non publiés) et tous les exemples déjà cités.  Avez-vous vu tout cela à la une des journaux, toujours prompts à publier les études douteuses dans l’autre sens ?

Et puis il y a encore ces pays qui traitent largement depuis le début, sans polémique, sans se poser de questions, comme le Sénégal, 8 morts par million d’habitants, ou plus près de chez nous la Grèce, 18 morts/million, contre 447 pour la France.

En fait on assiste à un conflit entre soignants, qui traitent, publient sans faire de chichis, en disant : voilà ce que j’ai fait, voilà ce que j’ai vu, et les scientifiques non soignants, dont on a vu qu’ils disaient et faisaient n’importe quoi. Lesquels faut-il croire à votre avis. Ceux qui constatent sont-ils tous menteurs ? Il en est maintenant de cette médecine, dans laquelle je ne me retrouve pas, comme de la justice : on cherche le vice de forme qui permet d’ignorer ensuite les faits qui deviennent inexistants. 

Il y a aussi l’histoire que l’on renie, ce qui conduit immanquablement à reproduire les mêmes erreurs. La quinine est connue depuis le XVIè siècle, certainement avant chez les indiens d’Amérique du Sud, où l’arbre quiquina a été découvert au Pérou, son écorce étant réputée contre la fièvre et certains parasites. Savez-vous que la chloroquine, un dérivé, avait été utilisée contre la grippe espagnole ? Qu’elle est utilisée dans de nombreux pays contre la grippe, depuis plus d’un siècle (et dans plus de 60% des pays actuellement contre la Covid) ? Voici une affiche de 1889 vantant ses mérites dans la grippe et influenza.

Egalement un article du journal « Le Matin », du 22 octobre 1918 qui relate une enquête « prouvant » que les paludéens sont moins atteints par la grippe espagnole grâce à la quinine, dont « la valeur curative contre la grippe est incontestable et incontestée ». Déjà, selon un article du » Petit Parisien » du 20 décembre 1889, la Faculté conseillait le chlorhydrate de quinine pour la grippe, et « L’intransigeant » du 4 novembre 1918 : « La quinine à faible dose… sont des adjuvants utiles… Traités de la sorte, la plupart des patients guérissent vite et sans complications. »

La quinine a été officiellement découverte en 1820 par deux chimistes, Joseph Pelletier et Joseph Caventou qui ont extrait le principe actif de l’écorce du quinquina. Pourquoi n’est-elle pas mieux défendue ? Le journal « Le Constitutionnel » du 12 aout 1845 relate qu’ils ont refusé de « prendre un brevet d’invention qui eut fait leur fortune, ils ont doté gratuitement le monde entier d’un remède héroïque…. Leur désintéressement les a jetés dans l’oubli ; leur richesse aurait popularisé leur nom et leur découverte ».

Prémonitoire ? Histoire de gros sous ? En ce qui concerne les enjeux financiers, je vous invite à lire Laurent Mucchielli (un autre billet est en préparation sur l’action Gilead), ou encore cela, sur ce concurrent miracle de la chloroquine, qui, dans les différentes publications, n’a pas dû sauver plus de 10 vies au total dans le monde entier, pour avoir les faveurs financières de nos « élites ».

Gérard Maudrux

Gérard Maudrux

43 Commentaires

  1. L’ aspect du problème qu’il ne faut pas perdre de vue pour comprendre:
    4.17€ la boite de plaquenil, 2.341 € le remdesivir.

  2. Depuis que les études démontrent un peu partout que le protocole Raoult fonctionne, les chaines de désinfos sont passées à autre chose, elles se sont jetées sur l’artcicle pourri du Lancet.
    Tous les détracteurs médiatiques de Raoult et de l’IHU devraient avoi(r au moins reconnaitre qu’ils ont raconté n’importe quoi et n’ont pas été professionnels.

  3. On ne comprend pas cet acharnement de certains « pontes » à vouloir à tout prix faire des essais randomisés en double aveugle avec placebo.
    En période de « guerre » comme dit quelqu’un, le temps manque pour faire de tels essais. C’est en outre criminel de proposer un placebo à un malade qui joue sa vie. Le décret du Ministère de la Santé qui autorisait l’HCQ pratiquement chez des moribonds est proprement hallucinant: on sait que l’HCQ à ce stade ne sert à rien et est en outre toxique (myocardite virale et hypokaliémie par atteinte virale).
    Cet épisode aura montré l’incompétence et l’aveuglement des autorités qui pilotent un système devenu incontrôlable.

  4. Bonjour,
    Remerciements encore, je m’excuse de vous solliciter encore, mais je trouverais intéressant d’avoir votre regard sur la « sociologie » du corps médicale dans cette affaire ; y a t il un parallèle à faire avec l’homéopathie qui semble aussi diviser les médecins ? Que représente anti-fake med ? Y a t’il un clivage campagne / hôpitaux ? Si tous les médecins partagent et servent la même science il ne devrait pas y avoir tant de haine ; )
    Respectueusement Guillo B.

    • Vous posez une bonne question, pour laquelle je fais le même constat et n’ai pas toutes les réponses. Oui c’est un peu comme le débat homéopathie. Ici je ne pense pas que l’opposition soit hôpital/ville, même si cette opposition existe et a toujours existé. Je l’ai connu externe, interne et assistant, avec des patrons odieux avec le privé, qui transmettaient aux jeunes. Je l’ai connu ensuite en exerçant dans le privé, sans en avoir trop souffert à titre personnel, mais l’ambiance n’est pas ce qu’elle devrait être, car nous sommes égaux, même formation, mêmes diplômes, mêmes maîtres, il y a juste le mode d’exercice, qui de plus est choisi par chacun. Nous sommes complémentaires et offrons un libre choix au patient.
      Pour le (je ne me fais pas au la) Covid, quelqu’un l’a déjà évoqué ici, on peut penser à un conflit de génération. J’ai effectivement l’impression qu’il y a les anciens, qui traitent, et les jeunes qui ne traitent pas, plus formés aux protocoles et directives, que ne supportent pas les anciens.(Ne pas généraliser non plus)
      Très peu ici, mais surtout sur les sites médicaux, c’est parfois violent, haineux comme vous le dites. Pourquoi tant d’agressivité alors que les pros HCQ/AZI n’obligent pas les contre à en prendre ? Chacun devrait être libre et ne pas obliger l’autre, or les contre veulent obliger les pour à suivre leur choix. Là on entre dans le domaine de l’intolérance, et je constate que chaque fois l’intolérance n’est que d’un côté. A ceux-là, j’ai envie de dire : si ton voisin prend de l’HCQ, où est ton problème ? Même chose pour l’homéopathie, je n’ai jamais pris une gélule, mais pourquoi empêcherais-je ceux qui en ont besoin et en sont contents ?
      Ma position sur l’homéopathie : https://blog.gerardmaudrux.lequotidiendumedecin.fr/2019/07/11/deremboursement-de-lhomeopathie-la-science-a-ses-raisons-que-la-raison-ignore/
      Cordialement

  5. Si j’ai bien compris vous dites qu’il y a un complot international contre le traitement du gourou de Marseille.
    Si j’ai bien compris, également, aucune des « nombreuses  » études que vous citez n’est randomisée. C’est pourtant le BA BA en thérapeutique medicale depuis 40 ans pour prouver clairement l’efficacité clinique et non pas théorique d’un traitement

    • Cela m’aurait bien étonné que vous ne contestiez pas ces publications ! Où avez vous lu que je parlais de complot ? D’incompétences, oui, mais complots ? Normal qu’avec une telle lecture de ce qui est écrit vous ne soyez jamais d’accord. Oui il y a des études randomisées, et, ce que vous méprisez, des études observationnelles. Il y a des dizaines et dizaines d’hôpitaux, réputés, des milliers de médecins, qui traitent, observent et disent ce qu’ils constatent, et vous vous pensez qu’ils racontent n’importe quoi, ne savent pas décrire ce qu’ils observent, sans doute abusés par leurs patients, et qu’il faut donc balayer tout cela. Des études randomisées ? Je dis qu’elles ne sont pas adaptées à une situation d’urgence conduisant à un confinement. Regardez Discovery, modèle de ce qu’il faut faire pour vous, qui arrivera bien après la bataille malgré des procédures accélérées. Et pour vous, ce serait une garantie ? Comme celles du médiator ?

    • Tiens, vous venez vous balader là aussi pour défendre le ministère de la Santé et les incompétents qui s’autoproclament scientifiques?
      Scientifiques pour qui faire « un bras » placebo, au risque certain de laisser mourir nombre de malades à 90%, ne fait même pas remuer un poil de sourcil?

      Le Quotidien du Médecin ne vous suffit pas?

    • La théorie du complot est toujours celle que l on agite quand on veut discréditer les propos des personnes qui décident d avoir un esprit critique, au sens scientifique du terme, sur l information globale .Pour ce qui est des essais randomisés à double aveugle avec groupe témoins qui sont la base apparement des essais thérapeutiques médicales depuis 40 ans …quitte àbafouer allègrement les droits du patient d être soigner au mieux .. force est de saluer votre dévouement pour cette méthode .. ce qui est aussi tout à fait rassurant de pouvoir compter sur des personnes comme vous et votre famille qui sont favorables à ces méthodes , en tant que volontaires si la France décide de conduire des tests sur l efficacité du Remdesivir par exemple ..C est tout à votre honneur

    • Depuis 40 ans en effet.
      Mais depuis la nuit des temps, la médecine avance sur l’observation clinique et les « découvertes » sur le terrain et non grâce aux études !

  6. Le Pr. Raoult a agi en scientifique en démontant le mécanisme par lequel le SARS-CoV-2 pouvait causer la maladie chez certains contaminés et s’est comporté en Médecin en montrant que chaque phase de la maladie devait bénéficier d’un traitement adapté . En l’absence d’un médicament spécifique connu il a à juste titre utilisé un médicament bien connu et efficace dans certaines pathologies qui semblaient avoir une analogie avec ce qui se passe au début du déclenchement du processus Cov-19 . C’était donc logique , ça aurait pu ne pas marcher ….mais ça semble plus efficace que le Paracétamol ! Aucune étude CREDIBLE n’a démontré le contraire ! En plus , fait très important , il a démontré que des lésions pouvaient exister avant l’apparition de signes cliniques perçus par le malade …donc renvoyer chez eux des contaminés en leur demandant d’attendre d’être essoufflés pour appeler le 15 …! Merci Dr. Maudrux …!

  7. merci de nous remettre la tête à l’endroit en cette trop longue période où les messages officiels, les docteurs de la télé et les médias merdiques passent leur temps (et le nôtre) à nous angoisser. J’apprécie tout particulièrement les messages qui complètent vos études, c’est vraiment très stimulant alors je partage sur FB pour la famille et les amis.

  8. https://www.youtube.com/watch?v=Y2ABYlK7n4o&feature=shar
    Écoutez bien ce que dit Raoult aux autorités sanitaires de Guyane le 1 juillet 2020 .
    L’azythromycine est plus efficace seule que l’HCQ seule , mais la potentialisation est importante si on ajoute HCQ .
    Il ne sait pas pourquoi cela fonctionne bien sur le virus avec l’azithro, ? Des hypothèses sont avancées en rapport à l’action des macrolide sur le blocage du fonctionnement de la lecture Par le ribosome, de l’ARN messager de la bactérie .
    Beaucoup d’obstacles et peu de commentaires sur cette molécule dont l’effet anti viral est connu.

  9. BONJOUR,
    EXCELLENT !!!! CONTINUEZ A NOUS ÉCLAIRER
    MERCI et CORDIALES SALUTATIONS CONFRATERNELLES

  10. Excellent analyse de votre part, merci pour votre regard acéré. En dehors de ces conflits d’intérêts, à présent très difficiles à cacher, il me semble de plus en plus évident que le principal obstacle à une action efficace chez nous est la main mise, dans tous les domaines, d’un énarchie aussi omniprésente qu’incompétente. Huit morts par million d’habitant au Sénégal? Osons une hypothèse : c’est parce qu’ils n’ont pas d’HAS, d’ARS, de HCSP (je ne savais même pas que ça existait) et autres organisations de fonctionnaires dont la lourdeur nous empêche de vivre et de travailler. Un vrai boulet. Les Sénégalais ont fait les choses directement, comme le Prof Raoult ou d’autres, et le résultat est là. Tous ces technocrates, sans parler des politiques, nous ont cassé les oreilles pendant des années à l’hôpital en nous disant que nous devions être plus « efficients », c’est à dire faire plus et mieux avec moins de moyens. A présent nous pouvons leur retourner le message : dégraissez vos rangs, soyez plus « efficients » et surtout fichez nous la paix, nous savons mieux que vous comment traiter nos patients.

  11. Merci pour cette synthèse intéressante.
    Ce qui me fait peur c’est le pouvoir qu’on ces groupes obscures et malfaisant car, il faut bien le constater, pour l’instant ce sont eux qui gagnent aujourd’hui si on fait le bilan : 29.025 morts de trop référencés.
    Un document avec les données brutes en temps réel.
    Les chiffres sont sans appel
    https://cutt.ly/Covid_19_FR

  12. La plus grande la plus précieuse déclaration que je garderai toujours en tête celle d’un gynécologue chinois « Mais je ne sais pas si lorsque je prescris un médicament telle la simple aspirine vous n’en mourrez pas !! »
    Cela a pour moi l’echo de l’humilite que tout médecin devrait avoir ! Celui avant tout de sauver la vie mais aussi de ne pas se prendre pour Dieu et prier tout simplement qu’avec l’aide de la science et l’ecoute de son patient cela réussisse
    La médecine c’est une combinaison de : un patient un diagnostique un médicament et la chance pour les uns et Dieu pour les autres !!

  13. Malgré tout ça, l’Agence Européenne du Médicament vient d’autoriser la mise sur le marché du fameux « concurrent » et l’Etat français s’est empressé d’en acheter un stock – en espérant, au moins, qu’ont ait vérifié les dates de péremption.
    Depuis le début de cette crise, on entend tout et n’importe quoi. Un exemple ? En février, curiosité titillée, je me suis intéressé au nombre de morts annuels dus à la grippe. Toutes les sources (dont l’Insee) donnaient entre 10 000 et 15 000 décès, avec des pics à 20 000 les mauvaises années. Aujourd’hui, on prétend que la Covid-19 serait sept fois plus mortelle que la grippe (0,01 contre 0,07). Je vous laisse le plaisir de multiplier par 7 les chiffres ci-dessus…
    Un autre exemple ? Les détracteurs de Raoult (à ce stade, il faudrait parler de délateurs) l’accusent d’avoir soigné des « gens bien portants » puisque 97% des malades guérissent tout seuls. En mentionnant très vite qu’on ne peut pas être qualifié de « bien portant » lorsqu’on est infecté par un virus potentiellement mortel (y compris si sa létalité est faible) comment justifier que ces mêmes détracteurs défendent le confinement en arguant de l’extrême dangerosité de la maladie ? Hélas, je ne parle pas de ma concierge (d’ailleurs, je n’en ai pas) mais de professeurs de médecine et de « grands » scientifiques.
    Face à ce délire, une question s’impose, mais très peu de gens ont conscience qu’elle est capitale. Qu’est-ce qui a poussé les gouvernements mondiaux à s’affoler – et à continuer alors qu’on connaît aujourd’hui la maladie, sa létalité et ses cibles privilégiées ?
    Soit ces gens savent (ou croient savoir) sur le virus quelque chose qu’ils refusent de rendre public, soit ils ont été roulés dans la farine par l’Imperial College et ses modélisations délirantes. Dans les deux cas, c’est intolérable, car nous sommes en droit, citoyens adultes et responsables, de choisir notre vie et éventuellement notre mort. Au rythme où vont les choses, ce ne sera bientôt plus une question philosophique mais une affaire très concrète.

    • Merci de m’avoir permis de lire attentivement le blog de Laurent Mucchielli . Il est vraiment bien documenté et très intéressant et éclairant ! A mon tour j’en recommande la lecture à tous ceux qui n’arrivent pas à comprendre pourquoi le Pr. Raoult est aussi violemment critiqué !

    • Je ne vois l’intérêt de rajouter un fake dans son blog à propos de la réforme des retraites (par ailleurs très mal conçue) en disant que c’est une réforme par capitalisation. Gérard Maudrux doit s’énerver en lisant ça !!

      • Desolee , l’implication de black rock ds la réforme des retraites n’est pas une fake . Son représentant à méme ete décoré de la légion d’honneur par Emmanuel Macron…..
        Mais ceci est une autre problematique

  14. Excellent comme d’habitude. Et il faut rappeler que l’hydroxychloroquine a non seulement une activité antivirale mais aussi anti-inflammatoire et antithrombotique. Elle ciblerait justement les mecanismes inflammatoires majeurs survenant dans le Covid-19, dont certains seraient déclencheurs de thrombose.

    • Ce Covid nous aura fait découvrir que la chloroquine, oubliée chez nous sauf des rhumatologues, est une super aspirine, avec « spectre » beaucoup plus large, plus efficace, et largement utilisée dans nombre de pays. Je me souviens au tout début de l’épidémie et des premières publications, de ces confrères ayant pratiqué en Afrique, qui témoignaient avoir toujours traité, entre autres, les grippes avec la chloroquine.

  15. Bravo, cher collègue, pour cet excellent billet. J’avoue qu’il y a quelques jours j’étais encore plutôt sceptique sur l’efficacité de l’hydroxychloroquine, mais j’ai maintenant le sentiment que le vent tourne en sa faveur et c’est tant mieux!

    • Je ne suis pas sûr que cela apporte autant d’espoirs que certains veulent lui attribuer, ayant toujours pour défaut de douter, même de moi-même, mais l’espoir fait vivre, et faute de mieux, j’adopte. Dans mon exercice de médecin, devant les cas difficiles, hésitants, pour décider, j’avais toujours pour habitude de me poser la question : pour tes proches, que ferais-tu ? Ici, pour moi cela a toujours été très clair, et si cela ne fait rien, au moins on aura essayé, sans regret.Cordialement.

      • En tout cas, entre « prise en charge et soins » et « doliprane et autodiagnostic chez soi », je n’hésiterais pas une seconde. Pour avoir eu, hélas, par deux fois la preuve des dégâts irréversibles dus à une prise en charge absente ou médiocre, je suis très remonté dès qu’on aborde ce sujet. C’est tout l’enjeu du combat entre la médecine et la méthodologie aveugle.

  16. Juste un petit détail… 1889 pour la première affiche, vous êtes sûr ? Ça me paraît plutôt dater de 1915/1920, question style.

    • Vous n’avez peut-être pas entièrement tort, j’ai relevé dessus le « since 1889 », ainsi que les antécédents de la chloroquine qui ne démentent pas ces dates. Un spécialiste en affiches, ce que je ne suis pas, pourra sans doute la dater comme vous postérieurement, tout comme la 1664 ne date pas de 1664, mais de l’année en cours.

  17. Une fois de plus entièrement d’accord avec votre analyse. La question qui se pose est pourquoi une telle omerta face à des traitements simples et peu coûteux , connus, avec bien sur utilisation de tout moyens utiles pour discréditer ceux qui rapportent leurs expériences ( cf le monde de ce we qui tente une analyse sociologique de bazar particulièrement indigne sur les pro raoult – le monde est financé par Bill Gates-)
    Quelles sont donc ces pressions qui poussent nos instances a nier les évidences à émettre des injonctions ineptes . Ce sont en principe des gens honorables donc que cherchent ils A masquer? La perte de souveraineté nationale?

  18. Ebauche de bilan médical dans l’épidémie Covid 2019 Pour nous médecins hospitaliers ou libéraux quels premiers enseignements pouvons nous tirer de cette épidémie ?
    En premier un constat : un seul centre hospitalier en France avait anticipé la crise et était prêt à l’affronter : l’IHU de Marseille. C’est le seul qui a pu fonctionner dès le tout début de l’épidémie avec la structure, le matériel, les tests, les habits de protections (charlottes, masques, lunettes, blouses, bottes….etc, etc) C’est un fait indiscutable qui s’impose.
    Il est intéressant de voir comment cela a été permis grâce aux efforts considérables d’anticipation de toute l’équipe dans ce centre.
    Il aurait pu servir d’exemples à tous.

    Notre serment d’Hippocrate, comme l’a indiqué le responsable de l’INH dès le début, a été respecté « Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. »
    Les bonnes pratiques médicales, enseignées dans toutes nos facultés,: diagnostiquer, traiter et prendre en charge les patients. ont elles été appliquées ?
    Il y a bien d’autres centres hospitaliers qui auraient souhaité et qui avaient les capacités médicales de faire de même. Mais ils ont été « freinés » ou empêchés par l’impossibilité d’avoir les moyens nécessaires.
    Moyens que la lourdeur administrative et la centralisation empêchaient de se procurer rapidement.
    C’est ainsi qu’est apparu une polémique à partir de querelles d’ego avec ses relais multiples dans la presse et les médias…
    Cette polémique va-t’elle caché les causes exactes du problème ?

    Il est intéressant de refaire la chronologie des événements depuis la fin de l’année 2019 jusqu’à aujourd’hui, pour souligner la gravité des mesures « exceptionnelles » prises à l’encontre du corps médical.
    En particulier la première fois dans notre histoire médicale le médecin de base s’est vu interdire de prescrire un médicament de prescription courante depuis plusieurs dizaines d’années. (un ajustement de cette prescription était probablement possible et suffisante)
    Les « bras » des études randomisées axés uniquement sur des médicaments ayant déjà fait preuve de leur insuffisance pour d’autres épidémies.
    Les médecins savent que nous avons aucun médicament efficace contre le virus (à la différence des antibiotiques dans les infections bactériennes). De plus ces anti viraux potentiels ne peuvent avoir une efficacité que au début de la maladie (exemple pour la grippe du Oseltamivir TamifluR )
    Le rôle exclusif des centres hospitaliers agréés à l’exclusion des « petits » centre hospitaliers, des cliniques privées, des médecins de terrain.
    Exclusion des laboratoires de ville et des laboratoires vétérinaires, etc, etc…

    Le médecin ne se substitue pas ni au droit ni au politique. Chacun est responsable dans son domaine et le respect doit être mutuel. Toutes les polémiques apparues à l’occasion de cette épidémie sont contre-productives.
    Pourquoi ont elles étaient si visibles ?

    Il ne revient pas aux médecins de juger les responsables puisqu’il y a une Justice dans notre pays. Mais nous pouvons constater où sont les dysfonctionnement évidents et tenter de les prévenir dans l’avenir

    • Mais ce n’est pas la première fois que les médecins sont contraints dans leur activité. Certains médecins ont pour mets favori la couleuvre.
      Ils ont avalé sans trop de difficulté celle de l’obligation, ils avaleront de même celle de l’interdiction, pourtant les deux sont une atteinte à la liberté de prescription. Pour l’obligation, même le CNGE avait dit que cela ne reposait sur aucune base scientifique « https://www.lequotidiendumedecin.fr/liberal/exercice/pour-le-cnge-lobligation-vaccinale-est-une-reponse-simpliste-et-inadaptee ».
      Obligation/interdiction même combat.

  19. « L’homme est de glace aux vérités, Il est de feu pour les mensonges ».
    Un amis contemporain de La Fontaine avait d’ailleurs décrit les Diafoirus parisiens … et déjà mortels.
    Au niveau mondial, la Covid-19 reste une maladie dont l’importance est partiellement imaginaire (pour l’instant, comparable à Influenza)

  20. Plus on avance dans cette crise sanitaire, plus on se pose de questions quant à la sincérité de nos dirigeants, qu’ils soient politiques, conseillers scientifiques, voire les deux..en même temps.
    Et à force de se les poser, on en deviendrait complotiste, l’injure suprême. Pourtant, les éléments s’accumulent.
    Ça rappelle l’histoire du mari jaloux, qui, doutant de la fidélité de sa femme, engage un détective.
    A l’issue de la filature, l’enquêteur rend compte : 2 fois par semaine, madame rencontre un homme. Ils se tiennent la main au restaurant, puis montent dans une chambre d’hôtel, se déshabillent et s’embrassent longuement.
    Et après, demande le mari ?
    Après je ne sais pas, l’homme tire les rideaux et je ne vois plus.
    Ah s’écrie l’époux : le doute, le doute…

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