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La prescription d’hydroxychloroquine élargie ?

La presse, si prompte à mettre en avant les informations anti chloroquine, ne semble pas avoir remarqué que la prescription de Plaquénil semble avoir été assouplie en catimini par le gouvernement. Un de nos lecteur a soulevé le problème.

Face à ce qui semble être une évidence, en premier lieu les témoignages des médecins prescripteurs, les très nombreux pays qui dans le monde l’utilisent de plus en plus, les études qui sortent montrant la diminution des cas graves traités par HCQ et AZI,.. je me demandais comment, après tout ce qu’il a affirmé, le gouvernement allait faire marche arrière, et s’il le ferait.

Voilà qui est peut-être fait.

Un arrêté a été pris le 10 juillet, publié au JO le 11 juillet, « prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans les territoires sortis de l’état d’urgence sanitaire et dans ceux où il a été prorogé ». Caché au Chapitre 13 : « Mise en quarantaine et placement à l’isolement », on trouve un article 36 rédigé ainsi : « L’arrêté du 23 mars 2020 prescrivant les mesures d’organisation et de fonctionnement du système de santé nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire est abrogé. »

Est-ce que cette abrogation ne concerne que les dispositions visées au chapitre 13 ? Eh bien non, c’est juste pour être discret, car si on retourne sur le décret du 23 mars, il a bien été abrogé dans toutes ses dispositions, ainsi pour l’article 6-2 qui concerne le plaquénil, le JO précise bien l’abrogation : 

«  les préparations à base d’hydroxychloroquine ne peuvent être dispensées par les pharmacies d’officine que dans le cadre d’une prescription initiale émanant exclusivement de spécialistes en rhumatologie, médecine interne, dermatologie, néphrologie, neurologie ou pédiatrie «  est donc abrogé.

Maintenant quid du décret du 25 mars complétant celui du 23, en réservant sa prescription aux hôpitaux, dans la mesure où il devient autorisé (sous conditions) partout ?

Reste toutefois le respect des indications de l’autorisation de mise sur le marché, qui lui n’est pas abrogé.

Rappelons que le praticien bénéficie en principe d’une liberté totale de prescription, article R. 4127-8 du code de la santé publique, mais :  « Les médecins ne peuvent proposer aux malades ou à leur entourage comme salutaire ou sans danger un remède ou un procédé illusoire ou insuffisamment éprouvé ». Cette possibilité de prescription hors AMM a été validée plusieurs fois par le Conseil d’Etat et la Cour de Cassation.

La loi n° 2011-2012 du 29 décembre 2011 relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé (JO du 30 décembre 2011), dans son Article L 5121-12-1 le précise : « Une spécialité pharmaceutique peut faire l’objet d’une prescription non conforme à son autorisation de mise sur le marché ».

Cette prescription n’est autorisée que s’il n’existe pas d’alternative médicamenteuse bénéficiant d’une AMM ou d’une autorisation temporaire d’utilisation (ATU) , que le prescripteur informe le patient de l’absence d’AMM, de l’absence d’alternative thérapeutique, des bénéfices attendus et des risques ou contraintes du médicament et des conditions de prise en charge par l’assurance maladie. L’ordonnance doit préciser « hors AMM ».

Par ailleurs, il aurait été préférable de donner des consignes claires, afin que cela ne conduise pas à occulter l’Azithromycine, primordiale dans le traitement actuel (compte tenu de l’absence de médicament possédant l’AMM pour la Covid-19).

Gérard Maudrux

Gérard Maudrux

86 Commentaires

  1. Les médias en France se moquent du nombre de décès aux USA de Donald TRUMP et au Brésil de Jaïr BOLSONARO

    Sauf que le « Taux de mortalité » est bien plus élevé en France. La France est même dans le peloton de tête. Si non la première.
    Pour comprendre il suffit de faire une « règle de 3 »

    Pour ce calcul, … Utiliser le nombre total de la population totale d’un pays n’est pas non plus correcte.
    Ainsi, … Si nous prenons les chiffres de la Chine avec une population de 1 412 741 224 d’habitants pour 4 634 décès (Officiel), nous obtenons un taux de mortalité de 4634 / 1412741224 x 100 = 0,000328 %

    Pour être au plus prés de la réalité. Nous devons utiliser le nombre de décès comparé au nombre de personnes contaminées.
    Cas Confirmés 84 292, … Nombre de décès 4634
    Taux de mortalité (4634 / 84292 x 100) = 5,49%

    Pour les USA … Chiffres du 30 juillet 2020
    Cas Confirmés 4 577 862 , … Nombre de décès 154 249
    Taux de mortalité (154249 / 4577862 x 100) = 3,36%

    Pour le Brésil … Chiffres du 30 juillet 2020
    Cas Confirmés 2 613 789, … Nombre de décès 91 377
    Taux de mortalité (91377 / 2613789 x 100) = 3,49%

    Pour l’Europe … Chiffres du 30 juillet 2020
    Cas Confirmés 3 020 256 , … Nombre de décès 208 217
    Taux de mortalité (208217 / 3020256 x 100) = 6,89%

    Pour la France … Chiffres du 30 juillet 2020
    Cas Confirmés 186 573, … Nombre de décès 30 254
    Taux de mortalité (30254 / 186573 x 100) = 16,21%
    P.S. Si nous rajoutons les 10000 morts à domicile (non encore comptabilisés), … Le taux de mortalité pour la France monte à 20,47%
    Ce qui en fait le taux le plus élevé dans le monde.

    Pour l’Italie … Chiffres du 30 juillet 2020
    Cas Confirmés 247 158 , … Nombre de décès 35 132
    Taux de mortalité (35132 / 247158 x 100) = 14,21%

    Pour l’Espagne … Chiffres du 30 juillet 2020
    Cas Confirmés 285 430 , … Nombre de décès 28443
    Taux de mortalité (28443 / 285430 x 100) = 9,96%

    Pour le Monde entier … Chiffres du 30 juillet 2020
    Cas Confirmés 17 297 296 , … Nombre de décès 673 223
    Taux de mortalité (673223 / 17297296 x 100) = 3,89%

    Pour l’Allemagne … Chiffres du 30 juillet 2020
    Cas Confirmés 209 653 , … Nombre de décès 9 221
    Taux de mortalité (9221 / 209653 x 100) = 4,39%

    Pour l’IHU Mediterranée Infections … Chiffres du 30 juillet 2020
    Cas Confirmés 3 567 , … Nombre de décès 18
    Taux de mortalité (18 / 3567 x 100) = 0,50%

    https://www.coronavirus-statistiques.com/stats-continent/coronavirus-nombre-de-cas-europe/

    https://www.mediterranee-infection.com/covid-19/

    https://www.google.com/search?ei=2-IjX6L9KMOAjLsP2p-yqAM&q=europe+coronavirus+deces&oq=Europe+coronavirus&gs_lcp=CgZwc3ktYWIQARgCMgUIABCxAzICCAAyAggAMgIIADICCAAyAggAMgIIADICCAAyAggAMgIIADoKCAAQsQMQsAMQQzoFCAAQsAM6BAgAEA06BggAEAgQHlCu8glY1aMKYIS5CmgBcAB4AIABUogB5weSAQIxNJgBAKABAaoBB2d3cy13aXrAAQE&sclient=psy-ab

  2. Mais c’est toujours autant la foire aux neuneus par ici. L’HCQ n’a jamais apporté de résultats clairs et probants, ça fait 5 mois maintenant que ça tourne en boucle et on est tjs au même point. Nous aurions bien aimé précocement avoir un outil thérapeutique performant hein, c’est pas un débat pour ou contre, ou un problème avec la sacro sainte liberté de prescrire, c’est juste que ça n’apporte rien. On va passer sur les écarts en tout genre du « créateur de ce protocole » mais je cherche à comprendre pourquoi vous êtes tous bloqué sur cette molécule. Éclairez moi donc, où sont les papiers et les stats montrant un effet significatif de l’HCQ? On dirait des mecs qui viennent de se faire larguer tous, n’arrivant pas à passer à autre chose, et sans daigner désormais aller de l’avant pour apporter du concret à la prise en charge des patients, c’est triste. Et ça se dit médecin. Je vous souhaite de retrouver le chemin de la rigueur scientifique à un moment. Lisez, analysez et prenez du recul, et arrêtez ce conspirationisme à outrance. Cordialement, Thomas.

  3. Merci pour cette excellente nouvelle, son explication et l’analyse des conséquences induites.
    Concernant la prescription hors AMM.
    Peut-on considérer que le Remdesivir, qui lui dispose lui d’une AMM, est un traitement du Covid-19 ?
    Dans ce cas n’interdit-il pas de fait la prescription de l’Hydroxychloroquine sauf à le justifier ?
    Cordialement

    • Réponse, fin du billet suivant. « Autorisation », hors indication ATU du Remdesivir (assez limitée), si on applique strictement les textes. Ce dernier n’étant pas autorisé en ville, il y a cet espace de liberté.

  4. Le 20-07 SOS Médecins est venu chez moi car j’ai des symptômes évocateurs de Covid. Outre le test PCR et un test sérologique, il m’a prescrit du Zythromax. Quand je lui ai demandé le lendemain (aujourd’hui) pourquoi l’hydroxychloroquine n’avait pas été associée puisque c’est l’association zythromax + plaquénil qui marche, réponse : interdit… je lui ai dit que l’arrêté d’interdiction de prescription par les généralistes avait été abrogé réponse : il m’a raccroché au nez… Malgré la lecture de tous les coms et bien qu’il semble qu’en effet la prescription d’hydroxychloroquine soit possible, ça paraît toujours confus

  5. Bonjour Docteur,

    J’aurais bien aimé avoir de votre part une synthèse très claire sur le décret du 10 juillet 2020 et abordable pour le modeste internaute lambda que je suis…

    À savoir : finalement, est-ce que les médecins de ville (tous les médecins de famille de France), peuvent de nouveaux (et sous ordonnance, bien sûr), prescrire tout à fait librement et donc sans restriction aucune, de l’hydroxychloroquine et de l’azithromycine, notamment à leurs patients qu’ils soupçonneraient d’être atteint du Covid-19 ?
    Et si oui, dans ce cas, quand est-il de l’obligation de délivrance de ces mêmes médicaments par les pharmaciens ?

    Pardonnez-moi, docteur, si ma question vous paraît simpliste, mais n’étant pas juriste, ni médecin, j’aimerais bien cependant y voir plus clair… face à la complexité actuelle des lois et décrets…

    En vous remerciant par avance de l’intérêt que vous voudrez bien porter à ma question…

    Bien cordialement à vous et encore merci de tous vos éclaircissements.
    Michel VANDENINDE

    • Herté07 vient de faire une réponse à un autre commentaire. Je vais voir avec pour faire en commun une synthèse claire, qui passe par un historique chronologique avec contenu de chaque texte.

    • Bonjour, J’avoue ne pas encore avoir la reponse exacte a mon questionnement, mais le texte instituant la restriction criminelle de l’hydroxychloroquine est definie par LE DECRET du 23 mars 2020. Or le texte du 10 juillet fais lui reference a l’abrogation de L’ARRETE du 23 Mars 2020 … S’agit-il d’un texte different ?

      • En fait le décret légiférant sur l’utilisation du Plaquenil est le Décret n° 2020-293 du 23 mars 2020. L’arrêté traitant du même sujet est pris en fonction d’un autre décret le n° 2020-291 du 23 mars 2020 qui ne sert qu’à permettre une décision par arrêté.
        D’où ma conclusion :
        A partir du 26 mars l’usage du plaquenil est limité par modification du décret 2020-293 du 23 mars article 12-2, le 11 mai cet article est abrogé.
        Le 27 mai par modification de l’arrêté du 23 mars l’usage du plaquenil est à nouveau restreint article 6-2, le 11 juillet cet article est abrogé.

        • Merci pour cela. Donc pour resumer, 23 mars non, 26 mars, non sauf hopitaux et etablissements publics avec encadrement, 11 mai c’est bon, 27 mai restraint a nouveau, et 11 juillet c’est a nouveau de se faire prescrire du Plaquenil/Hydrpxychloroquine. C’est cela ? Merci encore.

          • Des explications claires et documentées arrivent, billet suivant.

  6. Que masque un masque ?
    Bon, ben moi je suis une brave petite française qui reste attachée à ce que m’a dit, expliqué et répété le Haut Conseil Scientifique, Mme Lacombe, Mr le Ministre Véran, et même mon Président. Toutes ces éminentes personnes ne peuvent mentir, nous en conviendrons tous, n’est-ce pas ?
    Donc, depuis janvier jusqu’en avril déconfiné le masque était inutile. Nous étions alors au feu de l’épidémie, oups, pardon, de la pandémie. Le masque n’était utile qu’aux « soignants » et encore, ça dépendait lesquels.
    Au déconfinement, il en fallait pour tout le monde, c’était indispensable pour contrer l’inévitable deuxième vague qui allait déferler sur le légendairement indiscipliné peuple gaulois. Pas de deuxième vague. Pas non plus de deuxième vague après les manifestations des gilets jaunes, des soutiens à Adama Traoré, et autres fêtes de la musique. Il y a des cas, ça accélère ! On ne va pas en réa mais c’est sûr que si ça continue on va y aller, c’est sûr.
    Donc finalement, c’est pas avec les aoutiens qu’on met le masque, c’est une semaine avant.
    C’est bien sûr pour notre santé. Je n’ai aucun doute là-dessus.
    Tout ceci n’a rien à voir avec un vaccin qui passe en phase trois d’expérimentation, en zappant la phase deux et considérant que les maux de ventre, de tête etc des cobayes de la phase 1 ne sont pas d’authentiques effets secondaires à prendre en compte. Bien sûr que non, cette concomitance n’est qu’un hasard du calendrier, et toute autre idée est tout simplement saugrenue.
    Le masque « artisanal » ou chirurgical comme de bien entendu protège le porteur d’attraper le virus de l’affreux postillonneur qu’il croise malencontreusement en allant faire un petit pipi au resto, et le remettre entre deux gorgées de bière n’a pas pour seul but de vous permettre de roter discrètement. Non non, c’est sanitaire, tout le monde en est bien persuadé.
    Le masque permet aussi de ne pas voir le sourire de l’inconnu que l’on croise dans les allées du jardiland local, et du coup, fin des mini conversations entre clients, l’heure est grave, il n’est pas question de rigoler, ho, hé ! C’est pareil, on ne répondra pas d’un sourire à une risette enfantine. Façons, c’est pervers de sourire à un enfant, tout le monde sait ça. Quant aux enfants, ils ne sourient guère aux visages masqués. Ce qui est très bien, il n’est pas bon qu’un enfant sourie au premier venu, dééfois qu’il lui offre des bonbons, on sait jamais, hein. Donc, le masque, en plus de son intérêt sanitaire met en place de salubres attitudes de distance entre les inconnus. On ne partage pas son plaisir d’être, à la limite si on y réfléchit bien c’est presque de l’exhibitionnisme. C’est vrai quoi, de quel droit, dans une France endeuillée et qui se doit de rester « sur ses gardes » est-ce que j’irais clamer à la face de tout le monde que la montagne est belle et que le printemps est revenu ? Obscène, vous dis-je.
    Tout en étant bien sûr convaincue de la validité de cette nouvelle obligation, il reste que je suis assez surprise. Il y a eu des médecins divers qui sont restés tout au long sur le même discours : si vous n’êtes ni malade ni en contact très rapproché avec des très malades et des très fragiles, ôtez le masque, et surtout en cas de nécessité ne le gardez pas trop longtemps : ça devient un nid à cochonneries. Au bout de 4 heures, on le JETTE. Mais ils glissent. Il y a encore des menaces ? Même sur les slips remixés? Serait-il illégal d’émettre un doute ? Lorsqu’en septembre on attendra la deuxième vague, ou la troisième, qui sait, et qu’on laissera les facultés fermées (ce qui est déjà acté, et vivent les amphis sur internet…) qu’on ordonnera aux gosses de 11 ans – dont on connaît l’extrême dangerosité concernant la transmission du covid à leurs pépés – de passer leurs journées en bâillon, profs et médecins entérineront ?
    Je ne sais pas… En 1975, je me souviens qu’on discutait de la peine de mort, en cours de français, et dans les journaux aussi. C’est devenu illégal, dans le pays des droits de l’homme de remettre en question une loi ??? Au fait, loi, amendement ou décret les « grands médias » n’ont pas précisé. Va encore falloir que le clampin lambda fasse leur boulot.
    Donc je ne m’affublerai pas d’une serviette hygiénique comme l’a fait une consœur en guise de protestation. J’utiliserai le masque comme support à quelques petites remarques lancées à la cantonade. Rien de pervers, ni écolo qui proteste sur les millions de litres de désinfectant s’en allant dans les sols et les nappes phréatiques, ni « giletjaunesque ».
    Genre : 97 millions de vietnamiens, zéro mort // Hydroxichloroquine, NON Rivotril, OUI// Grèce, 200 morts// T2A ? Merci Castex // 2019 1 masque 5cts ; 2020 1 masque 1 euro. Merci Véran // etc. Si il y a beaucoup de ce type de masque, cela permettra peut-être un sourire ou deux, rien qu’avec les yeux.
    J’envisage aussi : Hôpital Paris 40% meurent Hôpital Marseille 99,5% vivent. J’hésite, c’est peut-être un peu méchant pour mes malheureux congénères d’île de France…
    Que l’été vous soit doux, le soleil caressant et la lune envoûtante, monsieur Maudrux

    • Bravo Cothilde pour votre magnifique commentaire qui résume tout. Vous avez tout compris en profondeur. Vous avez l’esprit sain. Bravo.

  7. Un avis juridique sur le sujet :
    http://www.francesoir.fr/societe-sante/interview-les-medecins-peuvent-ils-prescrire-le-plaquenil-me-krikorian-repond
    Nota : le décret paru le 27 mai dont il est question est le n° 2020-628 du 26 mai 2020 relatif à l’entrée en vigueur immédiate d’un arrêté paru le même jour : Arrêté du 26 mai 2020 complétant l’arrêté du 23 mars 2020 prescrivant les mesures d’organisation et de fonctionnement du système de santé nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire introduisant la limitation de délivrance du Plaquénil.

  8. Le remdesivir a obtenu une ATU, malgré une efficacité douteuse et un risque pour la fonction rénale. Il est vrai que cette très coûteuse molécule est fabriquée par un laboratoire dont le nom revient souvent sur le site transparence-santé, au chapitre versements. Il est anormal qu’un médecin ne puisse se prescrire pour lui-même le protocole Raoult, pourtant conforté par deux études parue aux EU. Faudra-t-il se faire soigner à Marseille si l’on est testé positif?

    • Je vais faire un billet sur le Remdesivir, son autorisation me paraît assez scandaleuse comparée aux reproches faites à l’HCQ, tant dans l’efficacité que dans les effets secondaires. Ces effets semblent avoir été minimisés pour ne pas dire occultés, le rapport bénéfice risque ne me semble pas là. Vers un nouveau Médiator, sur fond d’enjeux financiers ?

      • Hélas ! De l’art d’aggraver la catastrophe nationale …
        Il est intéressant de regarder un peu les chiffres de la létalité (nombre de morts Covid-19 / nombre de cas Covid-19) selon les pays.
        Source :
        https://www.bloomberg.com/graphics/2020-coronavirus-cases-world-map/?sref=fo6OHuy7
        Nous sommes au 4 ème rang mondial des pires, avec une létalité à 14,24 % (30 155 décès pour 211 943 cas en ce 18 juillet 2020).
        Devant nous, Belgique (15,43 %), UK (15,37 %) et Italie (14,36 %).
        Evidemment, tout est relatif, mais tout de même !
        Létalité Allemagne = 4,5 %
        Létalité USA = 3,82 %
        Létalité Brésil = 3,80 %
        Bon courage pour votre travail sur le Remdesivir, que nous sommes très nombreux-euses à attendre avec impatience.
        Remerciements amicaux.
        Agnès GOUINGUENET.

      • Bonsoir DR. Il est fait mention de l’abrigation de L’ARRETE du 23 Mars 2020. Or le texte « regissant » la restriction de prescription est le DECRET du 23 Mars 2020. S’agit-il du meme texte ?

  9. Bonjour,
    je viens de lire sur le site de l’Ordre National des Pharmaciens cette info datée d’aujourd’hui:
    http://www.ordre.pharmacien.fr/layout/set/print/layout/set/print/Les-pharmaciens/Champs-d-activites/Covid-19/Foire-aux-questions-Pharmaciens-d-officine

    Certaines mesures d’organisation et de fonctionnement du système de santé nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire ont pris fin le 10 juillet 2020 au soir , à savoir :
    – la totalité des renouvellements exceptionnels dérogatoires à l’officine (y compris des TSO) ;
    – l’encadrement de la dispensation du paracétamol sans ordonnance, des substituts nicotiniques, de l’hydroxychloroquine hors AMM et des médicaments de l’IVG aux patientes.
    – la suspension de le vente en ligne des spécialités à base de paracétamol, ibuprofène, aspirine et de la nicotine.
    Donc l’HCQ peut à nouveau être prescrit depuis le 11 Juillet ?
    En tout cas l’HCQ a disparu du tableau des médicaments encadrés, mis à jour également le 17/7, alors qu’il était présent dans une version datée du 12 Juin:
    http://www.cespharm.fr/fr/Prevention-sante/Catalogue/Covid-19-Medicaments-et-produits-de-sante-a-l-officine-dispensations-derogatoires-ou-encadrees-recommandations
    qu’en pensez-vous ?

    • Cela confirme la fin de l’encadrement de la prescription de l’HCQ hors AMM. Le médecin ne pouvait plus la prescrire « hors AMM », il peut de nouveau, dans le cadre de la loi, « si aucun médicament de possède d’AMM ou ATU ». Maintenant le Remdesivir bénéficiant d’une ATU, on ne peut toutefois plus prescrire l’HCQ !.. Ceci dit si le Remdesivir est réservé dans certaines indications, (hospitalisation, oxygène…, cela libère l’HCQ dans les autres indications. Je n’ai pas vu les commentaires accompagnant l’ATU avec ses indications et restrictions qui vont conditionner les prescription d’HCQ. C’est comme je l’ai mis en titre un élargissement des conditions, pas une liberté au sens où on le souhaiterait.

  10. Merci d’informer clairement alors que nous nous trouvons dans une situation
    qui ne met pas en valeur notre systeme de santé et nos médecins.

  11. Je ne suis pas médecin, mon commentaire n’a pas de valeur médicale. C’est juste mon observation des pratiques ici en Grèce.
    Les généralistes sont mobilisés. Ils établissent un tableau des symptômes basés sur ce qu’on connait de la maladie (état grippal, perte de goût et odorat) mais surtout ils mesurent le taux d’oxygène dans le sang (par saturomètre de poche). En cas de forte suspicion on administre le protocole du Dr Raoult et on envoie des échantillons pour test Covid à Athènes ou un centre régional plus proche.
    Afin de protéger les autres patients patients covid confirmés ne doivent pas être admis dans les hopitaux, dispensaires, centre gériatriques ou cliniques privées mais dans des hopitaux spécifiques dédiés à la maladie (l’hôpital des officiers à Athènes).

    Masques ou protection type visière obligatoires dans les transports, commerces, lieux de santé pour le personnel et la plupart du temps pour le public.
    Le nombre de cas a lègèrement cru avec le début de la saison touristique, mais dans l’ensemble la Grèce parvient à contrôler la situation sanitaire en dépit de la situation déplorable des finances de l’hopital public.
    L’objectif fixé dès le début par le gouvernement est de préserver les personnes âgées.

    • Bonne gestion. La logique des hôpitaux dédiés s’est faite dans plusieurs pays, c’est du bon sens. 6 fois moins d’habitants, 193 morts, soit 150 fois moins ! Est-ce que vous ne voulez pas qu’on vous envoie quelques énarques pour vous donner des leçons ? On s’en débarrasserait volontiers.

  12. « Une spécialité pharmaceutique peut faire l’objet d’une prescription non conforme à son autorisation de mise sur le marché ».
    Si le médecin autorise la prescription hors AMM de l’HCQ via une ordonnance, la pharmacie qui le délivre peut-elle refuser de le vendre?

    • Cf commentaire de Bertrand L, juste en dessous, concernant les consignes aux pharmaciens. Si le médecin ne met pas hors AMM, il peut être poursuivi (par la SS et l’Ordre), s’il met hors AMM, le pharmacien a aussi des obligations. Maintenant si je dis au pharmacien que je veux un boîte pour partir en Afrique…. Pour l’AZI, c’est plus facile, c’est déconseillé (par le directeur de la Santé), mais pas interdit. Maintenant devant un problème infectieux, vous avez le droit de penser qu’il est préférable de donner des antibiotiques à votre patient, et avez le choix de cet antibiotique.

  13. En fait dans ce feuilleton délirant , il ressort que c’est l’atteinte à la liberté de prescription qui a fait le plus de mal . N’en déplaise aux tenants des etudes contre Placebo que je remercie au passage de leur volontariat dans de telles études . Ils doivent parfaitement souscrire aux thèses de la bioethicienne parus ds le monde du 15 juillet comme quoi  » meme quand on lui explique les vrais enjeux , le patient a tendance à croire que l’essai clinique vise à le soigner et non à collecter des donnees qui bénéficieront à d’autres » . C’est beau de mourir pour la science !!!!
    Je suppose que ces memes personnes prompts à invectiver les autres ont regarde sans sourciller mourir leurs proches âgés , « non reanimatoires « et les ont peut être aidés !
    Sans ces directives ineptes , peut être ou peut être pas aurions nous évite une bonne partie de ces morts . Cela n’aurait nui en aucune façon aux traitements hospitaliers mais évite la saturation des hôpitaux et la médiatisation à outrance du débat medical qui devrait intégrer et respecter les etudes observationelles . On ne fait pas de Placebo face à une maladie potentiellement mortelle!!!!
    Ne laissons pas les tenants de la pensée unique salir la profession

  14. Bonsoir,
    Sur ce site de l’Ordre des Pharmaciens:
    http://www.ordre.pharmacien.fr/layout/set/print/layout/set/print/Les-pharmaciens/Champs-d-activites/Covid-19/Foire-aux-questions-Pharmaciens-d-officine
    j’ai trouvé un tableau (datant du 12 Juin) donnant les infos suivantes pour le plaquénil, applicables jusqu’au 10 Juillet :
    1) MEDICAMENT
    Hydrochloroquine: Plaquenil® et préparations magistrales
    (jusqu’au 10 juillet 2020)
    2) DISPOSITIONS COVID-19
    Dispensation autorisée uniquement pour les indications de l’AMM
    (polyarthrite rhumatoïde, lupus ou prévention des lucites)
    3) CONDITIONS D’APPLICATION
    – sur prescription initiale de rhumatologues, internistes,
    dermatologues, néphrologues, neurologues et pédiatres
    – en renouvellement de prescription émanant de tout médecin.
    4) REMARQUES
    – Suspension des essais cliniques et abrogation de la dispensation de ces médicaments hors AMM pour la prise en charge de patients atteints par le
    Covid-19 par les PUI
    – En aucun cas ces médicaments ne doivent être utilisés ni en automédication, ni sur prescription d’un médecin de ville, ni en auto-prescription d’un médecin pour lui-même, pour le traitement du
    COVID-19

    • La dernière ligne, avec l’interdiction qui va jusqu’au choix personnel du médecin pour lui-même, me laisse pantois.

      • Oui cela me laisse pantois aussi !
        Sur cette page du site de l’Ordre des Pharmaciens , qui date du 28/05 je viens de lire que les restrictions de prescription du plaquénil sont maintenues, avec ref. à l’arrêté du 26 Mai (contenant l’article 6-2) que vous avez déja évoqué:
        http://www.ordre.pharmacien.fr/Communications/Les-actualites/COVID-19-Informations-des-dernieres-24h-27-mai-2020
        Donc ce n’est pas près de changer…..
        Une autre idée de contournement: un neurologue pourrait prescrire de l’HCQ, pour un patient ayant une perte du goût ou de l’odorat, qui sont les troubles apparaissant le plus souvent en phase précoce de l’infection…..

  15. C’est incroyable de voir après la publication de dizaines d’articles concluant tous que l’hydroxychloroquine n’avait aucun intérêt qu’il a encore des gens qui s’accrochent à une telle prescription! Et pourquoi pas l’homéopathie!

    • Vous croyez les études falsifiées ! Et vous ne tenez pas compte des résultats incontestables d’un des plus grands iinfectiologues. On marche sur la tête. La France est le pays qui a eu le taux de mortalité le plus élevé ! Pourquoi ? Pas de masques, pas de tests, hôpitaux publics débordés, pas de liberté de prescription, sans oublier le confinement ! Chercher l’erreur!

      • Madame, avec tout mon respect, vous ne connaissez rien à la médecine scientifique .
        Même le professeur Raoult a déclaré qu’il n »avait jamais « recommandé » la chloroquine dans le covid, bien conscient de la faiblesse de ses études non randomisées, BA BA de la validation d’un traitement depuis 40 ans
        A ce jour ,5 millions de malades dans le monde. 0 etude clinique randomisée en faveur de chloroquine ou de AZTM, seules ou en association
        Mais peut-être une étude sortira t elle un jour…

        • Moi je ne suis pas médecin, je suis un patient !
          Si je suis diagnostiqué covid 3 médecins vont avoir des comportements différents.
          Le premier, respectueux des consignes, dit qu’il faut que je prenne du paracétamol, que je rentre chez moi, et que si ça s’aggrave je dois aller dans un hôpital pour me mettre sous oxygène avec une chance de survie de 50 %.
          Le deuxième adepte de la médecine scientifique dit qu’il fait une étude randomisée, qu’il va me donner quelque chose, ça sera au hasard soit un médicament dont on ne connaît pas vraiment l’efficacité, soit un bonbon sans principe actif.
          Le troisième me dit qu’il n’a pas de traitement spécifique covid, mais qu’en fonction de mon état il va me donner des médicaments connus depuis longtemps qu’il prescrit d’habitude pour des symptômes identiques aux miens et qu’il va suivre attentivement l’évolution de mon état pour adapter le traitement si nécessaire.
          A votre avis, quel médecin un patient normal va-t-il choisir ? Celui qui a oublié ses années d’études de médecine, le randomisateur ou celui qui fait son boulot de médecin ?

          • Très bon résumé, et rappel à l’ordre d’un patient aux médecins, pour qu’ils n’oublient pas que ce ne sont pas des virus qu’ils ont à traiter, mais d’abord des patients. Il y a la théorie et la pratique, la pratique, c’est le patient.

        • « Cher DAVID S », la discussion avec vous est toujours enrichissante, et comme vous aimez les belles études randomisées, en voici une nouvelle publiée le 16 juillet 2020 qui devrait vous intéresser (elle m’a été indiquée par mon fils qui pense un peu comme vous, personne n’est parfait):
          https://academic.oup.com/cid/article/doi/10.1093/cid/ciaa1009/5872589
          Enfin le sujet qui nous intéresse (il manque juste l’azithromicyne mais peut-être l’ont-ils donné dans le groupe de contrôle) : Hydroxychloroquine for Early Treatment of Adults with Mild Covid-19: A Randomized-Controlled Trial
          Sa conclusion devrait vous faire plaisir puisqu’elle confirme votre commentaire :
          In patients with mild Covid-19, no benefit was observed with HCQ beyond the usual care.

          Malheureusement et comme d’habitude pour les études anti HCQ cette belle étude randomisée est une arnaque de plus qui associe les espagnols pour l’étude et les anglais pour la publication, je vous laisse le soin d’aller le constater vous-même (et surtout n’oubliez pas d’aller voir le « matériel supplémentaire ». 33% d’hospitalisé en trop (8 au lieu de 6) dans le bras Hydroxychloroquine, c’est pas rien, ces « honnêtes scientifiques » ont « oublié » de supprimer les patients exclus au cours de l’étude, du tableau de résultat final, mais ils ont quand même donné le bon tableau dans le matériel supplémentaire (un remord peut-être) Ensuite vous découvrirez que le traitement a été modifié en cours d’étude (c’est d’ailleurs « honnêtement » signalé comme un biais possible, mais pas dans l’abstract) : la moitié des patients traités ont été traité avec une association HCQ + Darunavir apparemment efficace sur la charge virale d’après le tableau de comparaison, mais mauvaise sur l’hospitalisation (comme le groupe de contrôle), association finalement abandonnée pour HCQ seul (!!!) qui semble avoir au final annulé ce bon résultat intermédiaire sur la réduction de charge virale (!!! là j’ai pas pu trouvé l’arnaque mais beaucoup d’information sont insuffisantes pour vérifier tout cela, notamment le traitement du groupe de contrôle : pas d’antiviraux c’est un peu court) mais par contre HCQ seul s’est traduit ensuite par 2 fois moins d’hospitalisation ! Si l’on ajoute que l’étude ne voit pas de différence significative entre 10 jours de symptômes et 12 jours (on a pourtant validé le Remdesivir pour à peine mieux), et encore quelques autres anomalies critiquables: Moi à votre place je dirais plutôt que je n’ai pas encore vu sur ce sujet (je ne sais pas sur les autres) une seule étude randomisée honnête, et cela ne semble toujours pas vous déranger, ni vous empêcher de traiter les autres d’incompétents en médecine scientifique.

    • Toutes les études faites chez des patients hospitalisés montrent qu’il n’y a pas d’intérêt, nous sommes d’accord. Par contre la quasi totalité des études faites en ambulatoire montrent un intérêt. Tout dépend de ce qu’on lit et de ce qu’on veut lire.

      • Pardon vous savez qu’AUCUNE étude clinique randomisée n’a montré le bénéfice de chloroquine ou Aztm seuls ou en association QUELQUE SOIT le stade de la maladie. A ce jour en tout cas. .

      • Ajoutons, si vous me le permettez, que les études portant sur d’autres molécules n’ont rien démontré non plus. Pourtant, on a accordé une AMM à une médicament plus que douteux. A l’évidence, une fois atteint le stade de l’hospitalisation, il semble très difficile de combattre cette maladie, sauf par des méthodes bien connues et éprouvées de soutien puis de réanimation. Tout l’intérêt du protocole de Marseille semble être d’éviter d’en arriver là.
        En passant, il devient insupportable de voir des « scientifiques » s’envoyer des études à la figure. « La tienne est pourrie », « Non, c’est la tienne », « Va donc te faire voir, espèce de biaisé! » C’est un défaut que nous avons un peu, je le concède, mais dans le camp d’en face, ils ne reculent devant rien alors qu’ils ont défendu l’escroquerie du Lancet – qu’ils font d’ailleurs mine d’oublier, certains continuant à s’appuyer en douce sur ses conclusions.
        Cette foire d’empoigne déshonore et décrédibilise la science dans son ensemble. Ayant découvert et regardé avec intérêt les interventions et les cours du Pr Raoult et de ses collègues (avant et hors Covid-19) je dois dire qu’ils font montre en ce domaine de retenue et d’humour, ce qui n’est pas le cas de tout le monde.
        Bref, une occasion ratée, pour le monde scientifique, de se distinguer de la triste incompétence des politiques (quasiment tous) et des journalistes (presque sans exception, hélas).
        Plus sérieusement, n’est-il pas temps aujourd’hui d’ouvrir le procès de la « médecine par la preuve » qui paraît de plus en plus ne rien prouver du tout ? Une étude en double aveugle avec un bras placébo, ça revient à dire qu’un médecin ne sait pas qui il soigne ou non, ni avec quoi ou à quelle dose. Pour une crème contre les boutons sur le nez, je veux bien, mais quand il y a un risque vital…
        Un dernier point : les mêmes qui défendent le confinement et la panique institutionnelle à cause de la létalité de la maladie la prétendent éligible aux études de ce type à cause de sa « faible létalité ». A un moment, il faut cesser de prendre les gens pour des billes.

    • Mais qu’est-ce que vous tentez d’enfoncer des portes ouvertes?
      De la provocation de bas étage?
      L’HCQ en conjonction avec de l’AZT donne de bon résultats en début d’infection, pas quand les défenses immunitaires sont déréglées.

    • Si l’hydroxychloroquine n’avait vraiment aucun intérêt il n’y aurait certainement pas cet acharnement contre ce médicament ! Pensez donc, un médicament à quelques euros qui ne sert à rien …

    • Première fois depuis des semaines que je reviens sur ce blog, et je n’en reviens pas: pas une étude sérieuse positive, mais Saint Raoult a encore des fidèles (quoique, pour la sanctification, il manque quand même les miracles…).
      Alors bravo d’essayer encore de convaincre des croyants. C’est malheureusement voué à l’échec. J’ai abandonné: c’est un peu frustrant, mais c’est reposant.
      La bonne nouvelle, c’est que, parait-il, ils sont et restent très minoritaires. Laissons-les débattre (s’ébattre) entre eux, et passons à autre chose.

  16. Après une après midi de travail sur legifrance, voici mes conclusions :
    A partir du 26 mars l’usage du plaquenil est limité par modification du décret du 23 mars article 12-2, le 11 mai cet article est abrogé.
    Le 27 mai par modification de l’arrêté du 23 mars l’usage du plaquenil est à nouveau restreint article 6-2, le 11 juillet cet article est abrogé.

  17. L’Allemagne aurait acheté 5 tonnes de Favipiravir en février en prévention de l’épidémie. Ce médicament est un antigrippal, qui a été utilisé avec succès contre le SRAS de 2003 et contre le MERS. Les médecins allemands ont sans doute été renseignés sur ce médicament pour pouvoir le prescrire en priorité pour des cas de covid.
    La réussite de l’Allemagne vient peut être aussi de là. Une réponse thérapeutique cohérente, axé sur l’expérience des épidémies précédentes.

  18. Bonjour Cher Confrère,
    À propos de l’abrogation des mesures d’organisation relatives à l’état d’urgence sanitaire qu’en est-il de l’autorisation de la téléconsultation en MG?

    • Désolé, je n’avais pas répondu de suite pour chercher l’info, et j’y repense seulement en faisant mon dernier papier sur les textes. La téléconsultation ayant été mise en place par les décrets et arrêté du 23 mars, ceux-ci ayant été abrogés le 10 juillet, sans texte les prolongeant, fin des remboursements à compter du 11 juillet (date de parution au JO).

  19. Un article de FranceSoir montre l’impact sur la mortalité en Suisse et en France de l’interdiction temporaire de l’hydroxychloroquine après la publication foireuse du Lancet. (+10%)
    Irréfutable ! https://cutt.ly/qp60mIr

    • L’OFSP (Suisse), aurait les 9 et 16 juin, déclaré des décès correctifs , dont certains datant de mars et non publiés. Nous avons connu cela en France avec les décès Ehpad et des organismes testant, publiés 1 mois plus tard concernant les cas positifs. Intéressant, même principe qu’un de mes derniers mail démontrant la même chose (confinement ou traitement 2), mais à voir de plus près.

    • En fait je viens de vérifier le fichier récapitulatif du COVID de l’OFSP et les chiffres des morts sur les 3 périodes annoncés par France Soir (13, 35,9) sont faux car les chiffres officiels sont respectivement (2, 5 ,2), ce qui rend le reste de l’article très douteux.

  20. Personnellement, j’ai fait un Covid 19 en avril dernier, du moins supposé car il n’y avait pas de test. Mes symptômes : rhume, toux, diarrhées, nausées, légère fièvre et douleurs ganglionnaires. Après avoir trainé 15 jours en piteux état avec pour seule réponse du SAMU : doliprane, un vieux médecin de campagne qui parait-il faisait des miracles sur les malades Covid m’a été conseillé par un ami infirmier. Le vieux médecin m’a prescrit de la pyostacyne, un antibiotique cousin de l’azythromycine d’après ce qu’il m’a dit. Je pense qu’il ne prescrivait pas l’azythromycine pour ne pas attirer l’attention sur lui.
    24h après, je ne toussais presque plus, 5 jours plus tard, je n’avais plus rien.
    Maintenant, effectivement, il n’y a aucune preuve que c’était le Covid, mais quand même une forte suspicion.

    • les médecins en son donc réduit a prescrire tel produit plutôt que tel autre pour :  » ne pas attirer l’attention sur lui.  »
      et tout semble normal !

  21. Un membre de l’équipe de Raoult est venu hier devant les télés pour poser une devinette: « Combien a-t-on dénombré de morts en excès par rapport aux tables de référence, à Marseille, sur la période janvier-juin 2020 comparée à la même période de 2019 ? »
    Réponse: QUATRE.
    Si c’est vrai, ça va commencer à devenir compliqué de continuer à dire que la méthode Raoult ne marche pas…

    • Un article montre l’impact que l’interdiction de l’hydroxychloroquine après la publication du Lancet a eu sur la surmortalité en Suisse et en France (+10%).
      C’est absolument irréfutable.
      https://cutt.ly/qp60mIr

  22. Coucou cher Gérard MAUDRUX.
    Bravo et merci d’avoir ainsi tout décortiqué. J’avais lu un commentaire sur MDP informant de cette abrogation, passant inaperçue « dans la torpeur estivale ».
    Mais vous avez très bien fait d’informer sur la complexification des lois.
    Eh oui, en résumé, les consignes officielles : surtout du paracétamol + éviter l’antibiothérapie donc l’AZT + surtout pas l’HCQ.
    Sans oublier la consigne du début : les masques, ça ne sert à rien pour la population.
    Ni l’effarant récent : masque obligatoire dans les lieux clos où il y a du monde, mais pas tout de suite.
    C’est quoi ? De l’incompétence, du j’m’en foutisme, de l’irresponsabilté, du crime organisé pour tuer le plus de vieux possible et remettre leur argent dans le circuit des vivants donc des marchés, du trouble du comportement psychiatrique ?
    Très cordialement.
    Agnès GOUINGUENET.

    • Merci de votre clairvoyance et opiniâtreté si peu répandue.
      comment comprendre que Macron fasse savoir qu il ne prendrait en aucun cas de HCQ, COMMUNICATION SUICIDAIRE OU IDIOTE ?

  23. Et concernant l’azithromycine ? Et finalement, en pratique que peut prescrire le généraliste en cas de diagnostic Covid 19 ?

    • Oui ils peuvent prescrire, même si le médecin déguisé en croquemort tous les soirs, leur a envoyé à tous une note le 9 juin, disant « Le HCSP recommande, de manière générale, qu’aucune antibiothérapie ne soit prescrite chez un patient présentant des symptômes rattachés à un Covid-19 confirmé «  Déconseillé, mais pas interdit. Je suis persuadé que c’est pour cela qu’alors que le nombre de cas diagnostiqués augmente depuis un certain temps, les formes graves continuent de baisser (hospitalisations, réanimation et décès). La mortalité/cas confirmés a été divisée par 20 entre le début de l’épidémie et maintenant. Ce n’est pas uniquement dû aux tests plus fréquents. Il n’y a presque plus de formes graves.

      • Ce que vous dites est terrible car très probablement vrai. Les généralistes traitent mieux au tout début, donc évitent les terribles possibles complications.

      • Il faudrait peut-être prendre en compte aussi un phénomène connu : celui de l’atténuation virale, par lequel un nouveau virus voit sa virulence décroître quelques temps après avoir franchi une barrière inter-espèces, à la faveur d’une adaptation à ses nouveau hôtes.
        voir (https://jdmichel.blog.tdg.ch/index-1.html)

  24. Chapitre 7 : Dispositions relatives à la mise à disposition de médicaments (abrogé)
    Article 12-2 (abrogé) En savoir plus sur cet article…
    Modifié par Décret n°2020-337 du 26 mars 2020 – art. 1
    Abrogé par Décret n°2020-545 du 11 mai 2020 – art. 26

    Donc le décret du 26 mars modifie l’article 12-2 du 23 mars et celui-ci est abrogé par le décret 11 mai 2020;
    depuis cette date il n’y a plus de restriction spécifique sur le Plaquenil. Il me semble l’avoir signalé sur ce blog

    • Il n’y a pas d’article 12-2 dans l’Arrêté du 23 mars (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041746744&categorieLien=id ), sinon un article 12 précisant que le présent Arrêté sera publié au JO !
      C’est le décret du 2020-314 du 25 mars (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=DFB679D8DF43FC756CD6CDB0C00449CD.tplgfr30s_3?cidTexte=JORFTEXT000041755775&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000041755510 ) qui ajoute un 12-2 concernant le Plaquénil, non à l’arrêté, mais au décret du 23 mars. (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041746694&categorieLien=id ), l’article 12 ne parlant que des masques, et l’ensemble du décret ne parlant pas de Plaquénil, ne parlant uniquement de dispositions matérielles.
      Le Décret 2020-337 du 26 mars ((https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041759437&categorieLien=id) ), vient « compléter le 2020-293 du 23 mars », dans son 3° modifie le 12-2 du du 23 mars, qui concerne le Plaquénil, les décisions collégiales, l’AMM,…
      Le décret 2020-545 du 11 mai (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041858681&categorieLien=id ), dans son article 26 abroge effectivement le décret 2020-293 du 23 mars, et non l’arrêté du 23 mars.
      Si le décret du 23 mars a bien été abrogé avant, l’arrêté du 23 mars parlant du Plaquénil dans son 6-2, vient de l’être, et la date d’abrogation du 11 juillet est bien notée sur le texte du 23 mars, qui limitait le Plaquénil aux indications antérieures hors Covid, et qui lui était toujours en vigueur. C’est son autorisation en hôpital, dans le décret complétif, qui avait été abrogée le 11 mai.

      Ceci dit, c’est ma lecture, et la lecture de ces textes est infernale, dur de s’y retrouver, facile de faire des erreurs. A la Carmf, les services juridiques avaient de plus en plus de mal avec les modifications de textes qui renvoient sans cesse à d’autres textes. Pour appliquer la loi sans erreur, ils ne pouvaient se contenter de la lecture de la dernière parution du code de la SS, mais devaient posséder toutes les versions antérieures, pour accéder aux renvois et comprendre et savoir comment interpréter les nouveaux textes. C’est un problème propre à la France, bien qu’à chaque élection, on nous promet une simplification administrative.

      • Vous avez raison!
        Cependant, normalement il y a une hiérarchie des textes législatifs : loi > décret > arrêté
        un décret précise une loi qui est indiqué en début de décret  » vue la loi du » idem pour l’arrêté « vue le décret du » donc en théorie si un texte est abrogé, tout les textes pris en considération de celui-ci devraient être abrogés si aucun texte ne vient remplacer le texte source.
        Mais c’est de plus en plus « foutoir » Voir le texte du syndicat de la magistrature sur l’état d’urgence (http://www.syndicat-magistrature.org/Observations-sur-la-loi-organisant-la-sortie-de-l-etat-d-urgence-sanitaire.html)

        • Je dois dire que pour vous répondre, pas sûr de ma réponse, j’ai passé plus qu’un certains temps avec ces foutus textes, revenant sans cesse en arrière avec des erreurs, a un moment je pensais que vous aviez raison, et j’ai découvert qu’il y avait un arrêté et un décret à la même date, sur le même sujet.

          • J’ai fait le même travail et j’ai mis directement en commentaire de votre article mes conclusions. J’ai collecté toutes (du moins je l’espère) la réglementation concernant le plaquenil.
            En fait le décret légiférant sur l’utilisation du Plaquenil est le Décret n° 2020-293 du 23 mars 2020. l’arrêté traitant du même sujet est pris en fonction d’un autre décret le n° 2020-291 du 23 mars 2020
            D’où ma conclusion :
            A partir du 26 mars l’usage du plaquenil est limité par modification du décret 2020-293 du 23 mars article 12-2, le 11 mai cet article est abrogé.
            Le 27 mai par modification de l’arrêté du 23 mars l’usage du plaquenil est à nouveau restreint article 6-2, le 11 juillet cet article est abrogé.

      • Bonjour Docteur, pour bien comprendre la situation, et éclairer les esprits, pourrait-on faire une sorte de fresque chronologique qui montre comment évoluent les autorisations et la communication des autorités sanitaires sur l’hydroxychloroquine et les antibactériens ? On verra la succession des états légaux, mis en avant ou discrets : vente libre, …. et parallèlement les messages de la communication générale, officielle ou pas, du Ministre et des autorités vers les médecins. Cela permettra, peut-être, de formuler des hypothèses, ou des questions précises, sur la conduite et les motivations des autorités sanitaires.

  25. Que comprendre de tout cela ? Ces gens qui prétendre gérer notre santé, et tout le reste, ne sont-ils que des guignols, ou faut-il voir autre chose derrière ?

  26. Interprétation rigide de la Loi, pas fausse, si la tolérance hors AMM (ou ATU) saute s’il existe un produit autorisé (AMM) ou accepté (ATU).

  27. N’y a-t-il pas une ATU sur le remdesevir sous le nom de Veklury® au niveau européen? il suffit que le gouvernement valide cette mise sur le marché pour que tout autre médicament soit de fait interdit!

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