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COVID : lits de réanimation, retour à la situation de janvier.

On assiste pour les lits de réanimation, comme pour tous les autres sujets, à des discours contradictoires d’un jour à l’autre de la part des autorités.

Il y a 2 mois, on nous disait qu’il n’y avait aucune crainte en cas de deuxième vague, tout était prêt, avec 12 000 lits de réanimation mobilisables.

Ces derniers jours, c’est alerte rouge, on craint la saturation des services, occupés à 30% avec 1 400 malades Covid. Désolé, si la saturation de début mars était bien à 5 000 patients, aujourd’hui avec 12 000 lits annoncés pour l’automne par le Ministre en aout, nous en sommes très très loin.

Après avoir annoncé ces 12 000 lits, on a eu droit à des annonces disant qu’il n’y avait pas de problème de lits, mais de personnel qualifié pour les faire fonctionner. Il y a deux jours, c’est le Président, devant l’hôpital Rothschild, qui dit que ce n’est pas un problème de lits ou de personnel, mais d’organisation vidéo. On ne sait plus où on en est, car ceux qui organisent ne semblent pas le savoir eux-mêmes.

En fait, on reproduit les mêmes erreurs que début janvier : rien n’est organisé, on refuse de faire appel, sauf en dernière minute et en catastrophe, aux capacités de l’hospitalisation privée. Ignorés, méprisés depuis le premier jour, cela continue. A Lyon, deux grandes cliniques attendent depuis fort longtemps l’autorisation de 20 lits de réanimation chacune, les demandes restent toujours lettre morte.

Rappelons que dans tous les établissements privés il y a des blocs opératoires disposant de respirateurs pouvant être déplacés, même chose dans les salles de réveil, ainsi que dans des unités de soins intensifs ou réanimation. La clinique où j’exerçais avait 15 lits. Si 1 000 établissements peuvent dégager en moyenne 10 lits, cela fait 10 000 lits mobilisables immédiatement avec du personnel qualifié. 10 000 lits privés + 5 000 hospitaliers et autant également mobilisables comme dans le privé, cela fait 20 000 lits pour accueillir les 1 400 hospitalisés actuels. Nous sommes très loin de la saturation annoncée pour entretenir la crainte. Signalons au passage que depuis 4 jours ce nombre est stable, voire en légère baisse. 152 admissions le 5 octobre, 168 le 6 oct, 143 le 7 oct et 114 le 8 oct. Toutefois n’oublions pas le décalage de 2-3 semaines entre contaminés qui augmentent, et passage en réanimation, ces chiffres devraient doubler). Au rythme de 150 par jour, il faut 70 jours pour arriver à saturer les 12 000 lits annoncés, plus en tenant compte des sorties, le solde entrées moins sortie étant plus important. S’il y a 50% de décès, à 300 entrées par jour (et 150 sorties), il faut toujours 70 jours pour saturer.

Au fait, Monsieur Macron, où sont les 10 000 respirateurs commandés et livrables pour mai ? A un moment on a entendu qu’il y avait des erreurs dans la commande, pas adaptés, puis black-out total sur cette commande des autorités.

Malgré la crise, malgré le besoin de soignants en première ligne, le gouvernement continue dans la même voie du mépris à l’égard du secteur libéral. Très motivant pour soigner dans des conditions difficiles, dans ces conditions, je crois que les départs en retraite vont s’accélérer. 

Il y a 15 jours, on a décidé de ne plus fournir de masques aux soignants libéraux qui devront se constituer un stock de 3 semaines, les soignants hospitaliers devront-ils aussi acheter leurs masques ? Cette semaine lors des négociations conventionnelles, les médecins ont appris que le C bloqué depuis des années à 25 euros le sera encore quelques années. Dans le Projet de Loi de Financement de la SS pour l’an prochain, alors qu’on distribue partout des milliards, ce sera 150 millions pour la médecine libérale, 300 pour l’ensemble des professions libérales, contre 28 milliards pour l’hôpital sur 5 ans.

11 octobre, complément : entrées en réanimation :
5 oct : 152
6 oct : 168
7 oct : 143
8 oct : 114
9 oct : 150
10 oct : 110
Le solde entrées – sorties donne + 21 hospitalisés en plus le 9 oct, + 17 le 10 oct. Avec 1 456 hospitalisés en réanimation à ce jour, un rythme de + 20/jour donne une saturation des lits dans 6 mois (si 5 000 lits, et dans 1 an et demi si 12 000 lits mobilisables). On peut accepter un doublement voire un triplement des entrées en réanimation sans problème. Il y a discordance entre le discours officiel et les chiffres.

13 octobre : doublement des entrées (+/- prévisible), rendant les prévisions ci-dessus moins optimistes si continue d’augmenter.

Gérard Maudrux

Gérard Maudrux

34 Commentaires

  1. Cher Docteur,
    Tous ces chiffres sont justes et éclairants. Merci. Toutefois vous ne suggérez pas l’ombre d’une hypothèse, sur laquelle nous vous avions pourtant déjà interrogé et pour laquelle nous aimerions une enquête: Les critères d’entrée en réanimation d’aujourd’hui sont-ils les mêmes qu’en mars? La députée Wonner, si honnie, a mentionné que ces critères n’étaient plus les mêmes. Il y a pourtant, pour quantifier ces critères, des chiffres « objectifs » comme le taux d’oxygène insufflé, le débit en litres/minute, la durée dans la journée d’oxygénothérapie. Ces chiffres sont-ils constants entre mars et octobre pour décider d’un passage en réanimation? Si oui, les hospitalisations actuelles sont comparables à celles de la crise. Si non, ce qui semble être le cas (M.Wonner parle de seuil à 6l/mn), alors on ne peut rien dire d’autre que ce que dit le docteur Fouché cité ici: peu importe le nombre de réanimations, ce qui compte c’est la gestion des entrées ET sorties, ce que l’on fait tous les jours, puisque les services de réanimation ont vocation à être quasiment pleins. Tout le temps. Or gérer les sorties, en l’état actuel de l’épidémie, est facile.
    Il dit aussi, comme les italiens (et certains américains) en avril, c’est l’intubation qui tue (relativement) et nous l’évitons par l’oxigénothérapie plus intense+ anticoagulants. Ce qui peut se faire dans le privé, mais même à domicile.

  2. Si seule la France avait fait passer le viol des libertés individuelles pour une mesure de santé publique, on aurait pu croire à des incompétences ou à une convergence d’intérêts particuliers. Mais quand il y a simultanéité dans la plupart des pays occidentaux et criminalisation accrue des populations prétendument malades par la faute de leur obéissance insuffisante, être raisonnable consiste à reconnaître sereinement l’existence d’un complot politique. Le néologisme « complotisme » a précisément été inventé pour inhiber la raison. Sa pharmacodynamie est la même que celle du Largactil, dont on promettait du reste d’excellents résultats contre le Covid au coeur de l’épidémie… Le complotisme, cela n’existe pas. Les complots, eux, ont rempli les manuels d’histoire.

    • Des forces obscures, encore en partie indéfinies, tirent effectivement avantage de cette crise. Ce qui ne veut pas dire qu’elles l’ont provoquée. Tout comme les nazis, par exemple, n’avaient pas organisé l’incendie du Reichstag, qu’ils ont en revanche sur instrumentaliser.
      En matière de complot, les explications les plus simples, celles qui tombent sous le sens, sont souvent les plus… fausses. Et ces « vérités incontournables » empêchent en général de se poser les bonnes questions. Voilà pourquoi je suis très prudent dès qu’il s’agit de complot.

    • Juste pour pas passer par MMM à cause des trolls, expliquez à la députée MW que l’atmosphère n’est pas un corps gris dans son ensemble.
      Que tous les calculs qui en découlent sont bidons.

    • Il faut bien constater que tout est fait pour aggraver la crise ou pour faire croire qu’elle saggrave.
      La question est pourquoi un gouvernement ferait cela alors que logiquement il ne peut pas avoir d’autres objectifs que de relancer l’économie, de la faire tourner, de la faire croitre. C’est l’opinion de beaucoup de gens. Ils se trompent !

      Il faut remarquer que du côté gauche écolos qui a largement le pouvoir de peser sur les gouvernement, cette opinion est radicalement différente . Il faut remarquer les actions incessantes pour expliquer que l’activité humaine est trop importante, qu’on vit au dessus des capacités de la planète, qu’en juin on a déjà consommé tout ce qu’elle peut produire annuellement, que nos activités tuent la planète, qu’il faut réduire nos dépenses d’énergie, l’activité aérienne, etc. … Certains disent même qu’on est trop nombreux et qu’il faudrait réduire la population …

      Ils ont tenté de jouer le côté réchauffement climatique, attention si on continue on va tous cuire … sans succès, juste un petit ralentissement de l’activité ces 10 dernières années. A noter la forte implication de l’UE dans ce domaine ! il faut réduire le CO2, donc l’activité !

      Et puis le Sars cov 2 est arrivé et le covid 19 qui va avec !!! Et voilà qu’en quelques mois on fait ce qu’ils n’ont pas réussi à imposer en plusieurs dizaines d’années d’effort ! Réduction drastique de l’activité ! Au sol les avions pollueurs montrés du doigt depuis des années. Il y en a qui doivent faire la fête chez les gauche-écolos.

      Il faudrait croire que ces gens voudraient que l’activité reprenne ? Allons donc … ils feront tout, ils font tout pour que cela n’arrive pas ! Là on comprend la logique.

      Reste la question, est-ce de l’opportunisme ? le virus arrive par hasard, tant mieux, et comme ils disent c’est la planète qui se venge ! profitons-en !
      Ou alors les Chinois ont donné un coup de pouce … Après tout le virus vient de chez eux. Ils s’en sont débarrassés très vite, très peu de victimes, c’est à creuser.
      Et puis voir ici , le covid n’est qu’un outil pour détruire l’économie. 32:08 la grande réinitialisation ! Clin d’oeil à 47:35 : https://www.youtube.com/watch?v=mL3Tf2I3Kxg&feature=youtu.be

    • Merci pour ce lien. C’est lumineux, et le docteur Fouché est le genre de médecin qu’on voudrait avoir à son chevet. C’est quand même dingue : pour avoir des infos précises, pas de l’enfumage, l’IHU de Marseille est la meilleure source (parmi les institutionnels, sinon, ici aussi, on est très bien servi). Plus ça s’affirme, et plus les insultes fusent dans le camp d’en face.
      Folie collective ?

  3. Sur le plan strictement sanitaire, cette crise nous donne une leçon qui a de quoi glacer les sangs. Notre système hospitalier, qui entend occuper tout l’espace thérapeutique, est dramatiquement sous-dimensionné, et il n’est pas question que ça change. Il y a quelques jours, je discutais avec un membre du personnel soignant. Les lits et le matériel ? Pas le véritable problème, ça. Mais où trouver le personnel qui manque ? Sûrement pas à l’étranger, puisque ces gens sont « mauvais ». (Une contrevérité, si on se fie à des géants réussis comme Gustave Roussy.) Alors que faire ?
    Rien. Savoir que quelques centaines de patients font tout exploser, et croiser les doigts pour qu’il n’y ait pas un jour une véritable pandémie (avec un taux de mortalité salé) ou une catastrophe naturelle géante. En attendant, à cause de ce sous-dimensionnement (et des avancées techniques qui, dans la pénurie, se retournent contre nous) nous voilà condamnés à résister moins bien qu’il y a cinquante ans. Ce sous le regard ravi d’irresponsables comme Eric Caumes, tout content d’annoncer que « le masque, il y en aura peut-être pour des années ».
    Les dinosaures ont disparu à cause de météorites, disait-on dans ma lointaine enfance. L’humanité se suicidera-t-elle à cause de la grippe ?

  4. Lorsque vous dites « Au rythme de 150 par jour, il faut 70 jours pour arriver à saturer les 12 000 lits annoncés, plus en tenant compte des sorties. »
    Il se trouve que je surveillait depuis quelques temps déjà l’augmentation des réanimations (tenant compte des entrées est des sorties) glissante sur une semaine qui est passée par un pic de 278 (40 par jour donc bien loin des 150 donc) le 25 septembre et qui baisse presque régulièrement depuis pour tomber aujourd’hui même à 159 soit (22 par jour sur les 7 derniers jours) si cette tendance se poursuit (12 « seulement » aujourd’hui) on devrait non seulement ne pas monter beaucoup plus haut que l’état actuel, mais très bientôt diminuer, contrairement à ce que prédit le gouvernement et que redoutent les médecins réanimateurs hospitaliers. Il est de plus notable que cette décrue commence (comme les marseillais l’avaient signalé) avant toutes les mesures de durcissement qui ont été décidées à Marseille puis Paris et enfin presque toute la France ce jour, et dont très certainement le gouvernement se glorifiera lorsque d’ici une quinzaine de jour la décrue pourrait apparaître plus évidente.

  5. Très instructif vos articles à chaque fois et on est atterrés.
    Qui tire les ficelles? Big Pharma qui veut le vaccin à tout prix?
    C’est ce que semble dire le Pr Peronne

    • Qui tire les ficelles ? Tout le monde peut constater ici que je ne suis jamais tombé dans le complotisme, quel qu’il soit. Je n’imagine pas que quelqu’un tire une quelconque ficelle, même si tous cherchent à en profiter d’une manière ou d’une autre, que ce soit honorifique ou financier. Pour moi c’est plus simple : l’incompétence de nos dirigeants. Pour moi dirigeants n’est pas que politiques, mais tous ceux qui font les textes, ordonnent aux ministres, ces centaines et centaines de hauts fonctionnaires, qui après 2 ans d’études dans une école où ils ne font qu’apprendre à parler ( à embobiner), et qui en sortent en se prenant tous pour des petits dieux, qui savent tout sur tout, mieux que ceux qui ont de l’expérience dont ils n’ont aucunement besoin. Ils tiennent tout, et pratiquent le népotisme et le despotisme, sans se cacher. Beaux parleurs, mais incompétents. C’est eux qui tirent les ficelles. Parmi ces ficelles, celles de nos pantins d’élus. Parmi ces élus il y en a qui sont sincères, qui se battent, mais la majorité est satisfaite de son sort, avec comme premier objectif une réélection.

      • Comme vous, je n’ai aucune tendance au complotisme. Pas d’Illuminati ou de martiens pour tirer les ficelles, nous sommes d’accord. Mais aux intérêts que vous citez, financiers ou honorifiques, s’ajoutent des intérêts idéologiques. En d’autres termes, des mouvements qui, sans l’avoir provoquée, entendent tirer partie de la crise. Les collapsologues, par exemple, heureux de trouver dans la réalité un écho à leurs fantasmes apocalyptiques. (Je ne nie pas qu’il y ait un problème, ce que je conteste radicalement, c’est l’approche « Thunberg ».) Une partie des écologistes, partisans d’une « décroissance » excessive. Les hygiénistes puritains, dont Véran et son entourage semblent de très bons représentants, l’OMS étant une bête immonde dont le ventre n’a jamais été si féconds. Les néo-féministes qui cherchent à faire éclater le corps social (là encore, vive la cause des femmes, mais pas de ces femmes-là). En cherchant, on trouvera aisément d’autres mouvances, par exemple religieuses, pour lesquelles la Covid-19 est une bénédiction.
        Dans la population, ces extrémismes trouvent le soutien des divers malades mentaux que j’évoquais dans un autre post. Aux seins des médias, ils lèvent des armées de totalitaristes d’un nouveau genre. Et ce d’autant plus facilement que l’intolérance et l’arrogance coulent dans le sang d’une majorité de journalistes et d’éditorialistes.
        On aurait tort, je crois, de négliger ces « convergences de menaces ». En tout cas, si on ne veut pas se réveiller un jour dans un monde cauchemardesque.

  6. Mon Cher Docteur
    Merci pour votre critique : vaste pagaille ! Ecoutons le Dr REINER FUELLMICH qui tire les conséquences de droit pénal international Art 7 CPInt et plaide pour une class action ;on parle de fraude corona …….de crime contre l’ humanité cf youtube passons de la statistique à la médecine et au droit pénal: nous épargnerons notre temps à tous
    Votre courage vous honore mais nous sommes face à un scandale international bien loin de la médecine honorable ! R GAUTHIER Docteur en droit Ingénieur Economiste

  7. Toute cette incompétence a l’air d’être parfaitement huilée pour à terme détruire la France en tant qu’Etat-nation. A une époque où on osait encore parler le français, on aurait dit complot, coup d’Etat, guerre mondiale d’un modèle inédit, lutte des classes… Ce qui est sûr, c’est qu’on aurait conclu bravement que nous subissons une attaque en règle de nature politico-économique de la part du pouvoir. Rien à voir avec une controverse médicale.

  8. Ils veulent tuer tout ce qui est libéral, et ça ne date pas d’hier. Et s’ils n’aiment pas les libéraux cela veut dire qu’ils n’aiment pas la liberté…. des autres. C’est assez clair finalement.

  9. Ils ne veulent pas ouvrir des lits de réanimation en privé car après le covid , l’utilisation de ces lits (que l’on ne pourait supprimer) serait délétère pour la SS?

  10. Article qui dit tout ce qui il y à dire. Je n’aurais jamais cru ça possible, mais je commence à prendre en grippe l’hôpital public et ses porte-parole, qu’ils soient gouvernementaux ou syndicaux. Que penserait-on de pompiers qui se plaignent parce qu’il y a trop d’incendie ?
    En attendant, ne lâchons pas l’affaire Discovery. Docteur Maudrux, en savez-vous plus long ? Pour moi, il n’y a pas de doute : on a arrêté le bras HCQ alors que c’était la seule molécule active (malgré l’absence d’antibiotique). Si ça s’avère, Véran n’aura plus qu’à démissionner.

      • Est-ce que ce n’était le Lancet ? Je n’ai pas vérifié les dates (on ne sait pas quand tombe le J29, d’autant plus qu’il est différent pour chaque patient). C’est le souvenir que j’ai, mais je peux me tromper.

        • Oui il y a sûrement un lien. mais je ne sais pas non plus retrouver les dates des J29. L’article du Lancet date du 22 mais et a été rétracté 18 jours plus tard. Un jour il faudra bien que les données de Discovery soient publiées avec toute la chronologie des essais.

        • Il y a pas mal d’information ici :
          https://www.chu-lyon.fr/fr/covid-19-essai-discovery
          Notamment entre le 23 mars et le 7 avril (16 jours) il y a eu inclusion de 530 patients et au 12 mai le nombre de patients est de seulement 750 (probablement dû au ralentissement de l’épidémie)
          Le tableau d’analyse montrant l’état à 15 et 29 jours représente seulement 598 patients soit seulement 68 de plus que le 7 avril soit 2 jours d’inclusion supplémentaires par rapport au rythme des 16 premiers jours. alors que le pic de l’épidémie n’est pas atteint, et qu’il n’y a donc aucune raison pour que ce rythme baisse, on peut donc estimer que D29 sur 600 patients est atteint aux environs du 9 mai.
          « Suite à la réunion du 11 mai 2020, le DSMB s’est prononcé pour la poursuite de Discovery sur les 4 bras thérapeutiques après avoir examiné les données de 700 patients »

          Le Lancet tombe le 22 mai et Véran stoppe l’inclusion le 26 mai, alors que visiblement le bras HCQ est le meilleur.

          Et au 4 juin :
          « Suite à ces deux réunions, le comité directeur de Discovery, en lien avec les autorités compétentes dans les pays où se déroulent l’essai (en premier lieu l’ANSM), va envisager de reprendre les inclusions dans le bras HCQ »

          Pourquoi donc Véran maintient-il sa décision contre l’avis des responsables de Discovery avec un traitement qui montre un bilan meilleurs que les autres bras ?

          • Un petit complément ; il y avait 5 bras dans Discovery donc le tableau qui en inclut que 4 correspond bien à l’étape du 11 mai qui porte sur 750 patients…

    • Rappelons que dans Discovery l’HCQ n’avait de toute façon aucune vertu à être efficace car on était dans le cas de figure des patients de réa uniquement, à la phase inflammatoire majeure donc et non la phase de réplication virale pendant laquelle l’HCQ (+AZTR) est efficace.
      L’HCQ+AZTR sont recommandés et efficaces au tout début de la maladie pour limiter la contagiosité et éviter la phase inflammatoire majeure en diminuant la charge virale selon l’IHU et d’autres.
      CQFD…

      • Vous avez raison de rappeler que Discovery n’a pas appliqué strictement le protocole de l’IHU pour le traitement HCQ, mais dans le graphique Discovery montré par Raoult il y a deux types de patients: « moderate disease » et « severe disease », une partie n’était donc pas en réa. et il semble bien que c’est pour le groupe « moderate disease » que l’évolution soit la plus favorable pour HCQ: augmentation du « vert » et diminution du « rouge ». Mais tout ceci devra être détaillé dans un rapport final que les responsables de Discovery devront bien publier un jour……

  11. Ils ne peuvent pas je crois se permettre qu’il n’y ait pas de deuxième vague. Le « plan blanc » la prouve.
    Depuis le début, cette histoire ou plutôt son traitement n’a rien de sanitaire.
    Stresser les gens à les rendre fous (hier, une femme promenait son chien en pleine forêt masquée, et jusqu’aux yeux, encore!), leur seriner sur tous les tons qu’il n’y a pas de traitement, les masquer en tous lieux, empêcher toute joie, se débrouiller pour avoir des milliers de faux positifs, de faux malades via des tests parfaitement non-fiables, laisser l’hôpital dans le même état qu’en fev/mars, et j’en passe, ça ne peut pas être des erreurs. On dépasse largement le seuil statistique du hasard des malchances en avalanche.
    Tant que les médecins ne taperont pas du poing sur la table comme Fouché l’a fait il y a 2 jours à l’IHU, il ne se passera rien d’autre que ce que les labos et consorts ont prévu. Et deux médecins qui s’énerveront ne suffira pas. Voir ce qui arrive à Perronne. Il faut une coalition de gens honnêtes, une avalanche de témoignages. Je vous en prie, parlez. Moi, je m’en fous, je suis vieille, mais je ne supporte pas ce qui est fait aux enfants.
    Je ne vois pas qui d’autre peut, sans violence contrer ce qui se met en place, et qui va coûter des centaines de vies, comme le confinement en aura coûté des milliers.
    La question est donc : combien de médecins intègres et soucieux de la vie avons-nous en France?

    • Chère Clotilde, il y en a encore des médecins soucieux de vérité et de justice et j’en suis. Ma voix porte jour après jour dans mon cabinet les quelques mots simples aux patients désireux de savoir et comprendre ce qui se passe. Et je peux vous dire que le bon sens est de la partie et que pas un seul n’arrive à gober les mensonges débités quotidiennement par la plupart des medias. Je constate que nous en arrivons au stade de l’impuissance qui est un facteur de stress intense comme nous le savons tous. Émerge souvent de nos dialogues le souhait de voir venir enfin des hommes et des femmes intègres pour balayer la troupe des incompétents au pouvoir. Ce n’est que patience à avoir. L’étincelle finira par venir.

  12. Le silence des cliniques privées manque dans le débat. Sont elles trop petites, pas assez fédérées…pourtant public et privé doivent co- exister pour le bien de tous d’ autant plus que cette situation risque de se répéter.

  13. Question : hypothèse : je rentre pour une appendicite, je suis testé positif alors que je n’ai aucun symptôme par un test PCR dont on ne connaît pas le CT donc pas crédible, je suis pris en charge avec une procédure covid, donc je passe dans les statistiques comme covid ? idem si réanimation, idem si décès ?
    Question subsidiaire : c’est vrai que les hôpitaux touchent 4000 euros par patient covid ?

  14. Je comprends, mais cela donne « corps » à ce qu’il faut bien appeler un scandale. Il faut des chiffres, des noms d’établissements. Il faudrait que les patrons privés se fassent enfin entendre également.

    Déjà en mars, nous avions eu des infos mais noyées dans le flot. Déjà en mars, le gvt avait fait le coup du « transport » à grand spectacle de dizaines de patients en TGV… alors que les cliniques privées autour étaient vides.

    Mais on est passé à autre chose, les gens n’ont pas percuté. Et les médias bien entendu n’ont pas embrayé.

    Bref, si on veut synthétiser la situation : ils se foutent de nous. Excuse my french.

    Votre papier tombe bien car ça vient de sortir : « déclenchement du plan blanc dans tous les établissements de santé d’Île-de-France
    Le directeur général de l’ARS d’Île-de-France a pris jeudi cette décision «au vu de la pression sur les lits de réanimation et d’hospitalisation conventionnelle dans la région. »

    On voit bien la mécanique à l’oeuvre : fausse pression en raison du refus obstiné de prendre en compte le privé = panique = « plan blanc » = davantage de panique = davantage de restrictions.

    Pour reprendre l’expression de Macron : nous sommes en guerre, bel et bien… Mais pas contre le virus… Contre le gouvernement.

  15. A ce niveau d’inaction (et de mensonge) est-ce encore de l’incompétence (tant de grands esprits ! tant d’expertise confirmée par diplômes !….) ou du sabotage ?
    M

  16. Une fois, c’est du « mépris ». Ou de la stupidité. Ou de l’idéologie (salopards du privé).

    Deux fois, ce n’est plus du « mépris »… mais c’est une « fonction »… pensée, réfléchie.

    On y revient toujours : ils font toutes les « erreurs » possibles… et maintenant à répétition.

    Ca ne tient pas debout.

    Ignorer délibérement le privé, permet de faire grossir artificiellement la « menace » du virus.

    C’est une volonté permanente des autorités. Déjà en mars. Encore aujourd’hui.

    C’est la seule explication rationnelle, plus de 6 mois après de le début de la covidémence…

    PS : vous devriez donner davantage de détails sur Lyon, et les 2 cliniques privées (nom etc.). Il faut faire sortir les infos et les données, pour casser les reins de Véran et de tous ses complices.

    • Des noms ? De gros établissements issus de fusions. Cela m’a été donné par un élu ordinal de Lyon qui exerce en clinique. Je ne me sens pas de publier des infos privées sans l’accord des cliniques, et ne voudrait pas que cela leur nuise en publiant leurs discussions avec les autorités. Si mon ami, lecteur assidu de ce blog sent pouvoir le faire, il le fera. Pour être complet, ces demandes d’autorisations ne sont pas liées au Covid, mais nous payons aujourd’hui le refus d’accès du secteur libéral à la réanimation, que l’établissement s’appelle Pierre Paul ou Jacques.

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