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Le Président et les chiffres

La démonstration de notre Président jeudi a été claire, expliquant bien les raisons conduisant à ses décisions de mi-confinement, mi couvre-feu. Je suis toutefois choqué par ses chiffres : quand on est sûr de soi, point besoin de manipuler les chiffres pour convaincre, sinon c’est un aveu de faiblesse.

Cela a très mal commencé : « Hier, 527 de nos compatriotes sont décédés du COVID-19 ». Notre Président avait pourtant les chiffres des dernières 24 heures, de 14h à 14h : 244 décès. Le jour précédant ? 288. La presse annonçait pour l’avant-veille 523 décès, car aux 288 étaient ajoutés les décès en Ehpad, cumul de 4 ou 5 jours. Le Président ne pouvait ignorer cela, c’est donc volontairement qu’il a doublé ce chiffre. 

Personnellement j’aurais donné le bon chiffre, en précisant qu’il correspondait à des patients contaminés il y a 3 semaines, et que comme nous avions actuellement 2 fois plus de cas, ce chiffre des décès va vite doubler, dépassant 500, et plus si rien n’est fait. Même résultat, mais plus honnête et plus crédible car ne pouvant être critiqué dès le lendemain, semant le trouble, mais heureusement que la presse est bien attentionnée.

« Hier, nous avons dénombré près de 3000 personnes en réanimation, soit plus de la moitié des capacités nationales ». Quand on annonce ensuite 9 000 lits de réanimation (12 000 annoncés il y a quelques semaines par le ministre de la santé), là encore on joue sur le fait que les français sont de plus en plus mauvais en calcul, car 3 000, c’est 30% de 9 000, 25% de 12 000, et non 50 à 60%. Le discours pouvait se passer de jouer sur l’incapacité des français à calculer. En ce qui concerne le nombre de lits qui sera disponible, depuis 4 mois, il change tous les 15 jours. En vérité, il sera sans doute, à 500 près, du même ordre qu’en avril-mai. Quant aux 10 000 respirateurs qu’il a annoncé avoir commandé en avril, il a oublié de nous en parler, cela devrait pourtant nous sortir de l’impasse…

Toujours pour faire peur, on évoque la possibilité de 400 000 morts. C’est le chiffre qui a été le plus critiqué. Personnellement je serai moins critique, car avec ce Covid qui déjoue tous les pronostics, même venant des plus compétents, tout est possible. J’aurais simplement évité, d’autant plus que ces chiffres, ce n’est pas ce qui est arrivé dans les pays qui n’ont pas confiné lors de la première vague.

« Nous avons aussi formé près de 7000 infirmiers et médecins pour pouvoir travailler en réanimation.  .. Un effort colossal a été fait de formation ». Là, grosse surprise ! Même notre ministre de la santé n’était pas au courant ! Il y a peu encore, quand on lui reprochait le nombre de lits, il disait que le problème n’était pas les lits, mais le personnel pour les faire tourner. Manifestement il ne savait pas que 7 000 avaient été formés. Le ministère de la santé pas au courant de cet effort colossal ? Quelle coordination. Alors j’ai cherché où, quand, comment, combien. Je n’ai pas été le seul, nombre de journaux ont fait de même, sans trouver. Ils ont interrogé les premiers concernés et au courant : les syndicats d’infirmiers, l’Ordre, la société des médecins anesthésistes, etc… L’un ne savait pas, d’autre a répondu très diplomatiquement : « ils ont sans doute bénéficié. », ou « c’est certainement des infirmiers qui… ». Aucun n’affirme avec détails. Toutefois certains ont pu ou dû recevoir une formation théorique de 14 heures (à l’initiative de certains directeurs prévoyants après la première vague au titre de la formation professionnelle ?), sans directives officielles, quand le Président parle de 5 ans de formation nécessaire.

Une note du ministère de la santé datée du 17 juillet évalue à 16 800 le besoin pour 12 000 lits, et selon Le Figaro, qui le tient de la DGS, ni la DGS, ni le ministère n’ont les éléments pour savoir combien d’embauches dans ce sens ont été faites depuis la première vague. Les enquêtes sur le terrain depuis cette annonce sont tout autres : à Annecy, « des gens sont partis, des postes ne sont pas pourvus, l’absentéisme n’est pas remplacé, il manque deux infirmiers dans le service pour ce soir ». A Sud Santé d’Angers : « Nous abordons cette deuxième vague avec moins de personnel que lors de la première ». Et quand Macron dit : « Nous avons les stocks de médicaments, les respirateurs, les masques, les blouses et les gants, tout le matériel nécessaire parce que nous avons appris de nos insuffisances, de nos manques durant la première vague. », ce n’est pas ce que disent cette semaine des directeurs d’ARS, notamment de Paris Ile de France : « Nous n’avons pas de réserves ». À la Pitié-Salpêtrière, on souligne qu’ « il n’y a pas de marge, l’hôpital fonctionne en flux tendu ». Même chose en libéral : en septembre on a demandé aux professionnels de se constituer à leurs frais leurs propres stocks de matériel, et on a autorisé les pharmacies à leur délivrer encore des masques en octobre, « jusqu’à épuisement des stocks ».

Cette annonce de 7 000 formations et de réserves suffisantes, me rappelle sa première intervention télévisée en mars : en regardant les français droit dans les yeux, il leur a dit « dès demain je fais livrer des masques à la moitié des médecins, le reste sous 48 heures », sachant qu’il n’en avait pas, et 2 mois plus tard les médecins attendaient toujours, vivant dans la débrouille permanente. Et les « 8 milliards par an investis dans l’hôpital » vantés, ce n’est pas aujourd’hui, c’est pour demain. Et combien pour le secteur libéral, qui assume toujours plus de la moitié des soins ?

Les français gobent tout ce qu’on leur dit, ce sera encore le cas. En profiter en manipulant des chiffres qu’ils ne pourront vérifier, n’est pas à la hauteur d’un grand chef d’Etat. C’est devenu une constante chez nos élites, et c’est quelque part un peu méprisant à l’égard de ceux qui n’ont pas les mêmes capacités. J’ai pu constater que c’était une marque de fabrication de la plupart des énarques.

Maintenant sur le fond des mesures, je me suis déjà exprimé la veille du discours, et elles ne sont pas ce que j’espérais. Je proposais une action ciblée sur les principales causes de clusters, informations des brigades Covid et non exploitées, pour réduire la diffusion du virus, et mettre le paquet sur la réanimation pour encaisser la vague sans confiner, reconnaissant que des mois avaient été perdus. 50 à 100 millions d’euros pour 10 000 lits « mobiles » supplémentaires, pour passer à 20 000, réutilisables à chaque épidémie dans les années à venir (permet également de diminuer les lits « fixes », donc économies), à comparer aux 15 milliards de coût estimé du second confinement, sans doute 20. Le lendemain j’ai eu la satisfaction de lire les propos d’un réanimateur d’un grand hôpital parisien, faisant remarquer que les 5 réanimateurs du service, assistés d’autant de médecins assistants rapidement formés en cas de crise, permettait de décupler (je dirais doubler) leur capacité. Il en est de même pour le reste du personnel.

Macron a dit aux français qu’il fallait 10 ans pour former un médecin réanimateur. Oui, si on triche en ajoutant toute la formation du médecin, avant spécialisation, mais pour former un assistant en cas de crise, peu de jours suffisent, et non 10 ans, ce qui fait que c’était possible. Prenez un médecin sachant lire un ECG, apprenez-lui les constantes à surveiller, pourquoi et comment (1/2 journée), apprenez lui l’effet des 5 ou 6 médicaments utilisés sur ces constantes (1/2 journée), apprenez-lui les débits d’un pousse-seringue et le réglage d’un respirateur (1/2 journée), et vous avez un assistant. Certes il ne sera pas apte à prendre les décisions de traitements et mesures, ce qu’on ne lui demande pas, mais apte à les surveiller sous la surveillance d’un « patron », qui pourra ainsi traiter deux fois plus de patients que quand il était seul. Même chose à tous les échelons. N’oublions pas aussi tous les anesthésistes non réanimateurs, infirmiers et infirmières anesthésistes, encore plus aptes et disponibles, car qui dit plan blanc déclenché dans tous les hôpitaux, dit arrêt de toutes les activités non vitales, et nombre de personnels disponibles. Rappelez-vous les témoignages d’urgentistes gênés d’être applaudis tous les jours, car travaillant dans des services vides pendant l’épidémie.

Gérard Maudrux

Gérard Maudrux

85 Commentaires

  1. Revoyez l excellente émission médicale des années 70 où le Pr Jacob expose les résultats de ses recherches sur l importance de ne PAS faire baisser la fièvre dans les infections virales. Ça ne fait QUE 50 ans ….et entre-temps on est passés de l Aspegic au Paracetamol ! Alors double scandale : interdire tout traitement SAUF le Paracetamol,qui est justement délétère !!!

    • Le solde entrées moins sorties en réa est en moyenne de 150/jour depuis 10 jours, positivons. Nous ne sommes pas à 4000, et nous avons 9000 lits. Et ceux qui sortent, s’ils respectent distanciations et masques, pas de problème. Lui même est au contact, il porte un masque et n’est pas touché.

  2. Palme d’or de la stupidité, entendue pas plus tard qu’hier. Par bienveillance, je ne dirai rien sur l’auteur de cette perle.
    « Tout ça, c’est la faute de Raoult parce qu’il a dit qu’il n’y aurait pas de deuxième vague ».
    Récapitulons : en mars, l’IHU de Marseille était prêt avant tout le monde, avec des tests PCR (indispensables à l’époque) et le seul traitement précoce dont le monde médical se soit fendu. Au fil de ses interventions, le professeur a souvent répété que le virus pouvait adopter profil bas en été et se repointer en automne/hiver sous une forme saisonnière. (Comme la grippe, qu’il semble bien remplacer, ni plus ni moins.) Habitué à former des médecins, le professeur – que le Conseil Scientifique et le gouvernement n’ont jamais écouté – n’aurait peut-être pas dû croire que les épidémiologistes de cour auraient l’honnêteté de ne pas confondre « deuxième vague » et « saisonnalité ». (Il est possible en effet que la Covid-19 devienne endémique – pour l’hystérie ambiante, en revanche, c’est sûr). De là à l’accuser de tout, il y a quand même un monde.
    Pensée provocatrice :
    « Quand on entend ça, on se dit qu’il vaudrait mieux se taper une bonne « pandémie de la mort qui tue » histoire de passer très vite à autre chose. »

  3. Il me semble avoir entendu O.Véran dire aux Français de contacter leurs
    médecins en cas de symptômes et non plus d’aller à l’hôpital. C’est nouveau,
    et peut-être bientôt autorisera-t-il ces derniers à soigner? Tout espoir n’est pas perdu!

    • entendu ce matin 500 personnes admises à l’hopital hier. On peut supposer que cela inclut samedi et dimanche…
      Mais encore une fois, qu’a-t-on donné comme traitement à ces personnes avant qu’elles n’aillent à l’hopital ?

  4. Maintenant que l’IHU de Marseille a isolé un certain nombre de génomes du SARS-Cov-2, c’est peut-être le moment où Didier Raoult pourrait cesser l’insoutenable suspens et nous dire ce qu’il pense des affirmations du professeur Jean-Bernard Fourtillan. S’il manquait de temps, en QCM, ça donnerait: 1/Oui 2/Non 3/Peut-être…

    • Je pense que les priorités pour Didier Raoult sont:
      1) faire annuler le refus de l’ANSM pour une RTU de l’HCQ
      3) poursuivre la bithérapie HCQ/AZIT pour les patients atteints par cette nouvelle épidémie, en espérant qu’elle ait la même efficacité que pour la première épidémie puisqu’il s’agirait maintenant d’un nouveau variant (Marseille 4 ou 5 ?)

  5. Allocution du 28/10 : « A ce stade, nous savons que quoi que nous fassions, près de 9000 patients seront en réanimation à la mi-novembre, soit la quasi-totalité des capacités françaises. »

    Au 1/11, nous en sommes officiellement à 3578.
    Pour approcher ce chiffre apocalyptique de 9000 au 15/11, il faudrait donc une croissance moyenne de 387 par jour.
    L’augmentation actuelle est de 140 par jour.
    Les entrées en réa sont en baisse depuis 5 jours.

    Qui vivra verra, mais la prévision semble digne de Nostradamus. Et « quoi que nous fassions ».

    P.S. J’ai comme l’impression qu’ils ont fait les prévisions sur les entrées, en oubliant les sorties.

  6. Suggestion au docteur Maudrux dont l’apport critique à la réflexion commune est intéressant : ne pas négliger pour autant la règle d’orthographe dite des « gentilés »
    Les noms (« gentilés ») désignant les habitants d’un pays, d’une province, d’une localité…. (Note de l’expéditeur : et même donc d’un quartier de grande ville !!! Et aussi d’une fraction de continent, etc. ) prennent la majuscule initiale : les Français* , les Britanniques, les Poitevins, les Parisiens…. les Wambrecitaines et les Wambrecitains. Et encore les Noirs et les Asiatiques.

    Les noms de langues correspondants gardent une minuscule : parler le français, l’anglais, le poitevin…

    L’adjectif garde la minuscule : la population française, la cuisine anglaise, le Marais poitevin, le Bassin parisien, la bonne humeur wambrecitaine ….
    .
    L’usage est incomplètement fixé et les codes typographiques diffèrent quant au traitement de l’attribut : Il est britannique (adjectif) ou Il est Britannique (nom). L’Imprimerie nationale tranche en faveur du nom, comme on le fait par exemple en allemand (Sie ist Franzüsin).
    L’Académie considère que l’on a affaire à un adjectif, que l’on ne dira jamais Elle est Suissesse, mais Elle est suisse, et met donc la minuscule : Ils sont albanais, corses… Elle n’est pas parisienne.
    Enfin, on distingue généralement les noms désignant proprement des habitants de leurs emplois dérivés : les Albigeois aiment leur ville ; la croisade contre les albigeois, Cathares du Midi de la France, au XIIe siècle.

    • Merci pour ces précisions. Je mets parfois, et parfois non, me posant chaque fois la question, sachant que c’est discuté, mais apparemment pas discutable. Donc la population française, mais la population de Français. Vos deux dernières lignes me perturbent, sujettes à me refaire poser la question chaque fois, sans savoir quoi mettre.

    • C’est quand même un peu énorme cette video : je suis peut-être naïf mais a priori les brevets de l’Institut Pasteur concernent des recherches sur des vaccins pour combattre des virus naturels et identifiés, mais pas pour la fabrication de virus artificiels !

      • Il se passe tant de choses anormales que je l ai partager dans le but d avoir un avis. Un brevet pour un virus oui c est peu probable. Surtout a l institut Pasteur ce serait fou. Mais n y connaissant rien j ai partagé le lien. L absurdité du gouvernement m a rendu si mefiant……

    • Ces personnes évoluent dans la mouvance d’extrême droite (Vérifié sur le Net), extrême droite qui est très hétérogène ; Par exemple, si ces professeurs et médecins rejettent les mesures liberticides prises par Macron, RN et Le Pen les approuvent. Si Le Pen affirmait que la terre était ronde, il serait ridicule et malsain d’en douter et de laisser croire qu’elle pourrait être plate, uniquement par crainte d’être assimilé à l’extrême droite. Mais peut-être que parfois cela pourrait être justifié, qui sait, on va le vérifier.

      On peut observer que l’extrême droite a été doublée sur sa droite par l’extrême-centre de Macron et LREM, ainsi que par ce qu’on a appelé à tort la gauche (Du régime et non contre le régime) et la presque totalité de l’extrême gauche ; Par exemple, aujourd’hui du RN au POID, tous les partis participent au consensus sanitaire et totalitaire derrière Macron et LREM, absolument aucun parti politique en France n’a appelé à manifester contre les mesures liberticides imposées par Macron, pire pratiquement tous en redemandent, plus de masques, plus de tests, etc. Tous pratiquent l’autocensure à des degrés divers. Ceci explique cela.

      Cela pour dire que si on tenait compte de ce critère pour écarter toute information que ce courant politique (Ou un autre) pourrait émettre ou relayer, il faudrait alors se passer de la contribution de scientifiques, de professionnels ou d’intellectuels exprimant des idées politiques, et laisser le champ libre aux seuls « experts » mandatés par le régime pour distiller la bonne parole à la plèbe ou accrédités par les médias qui relaient la propagande officielle.

      C’est à chacun de faire la part des choses entre ce qui relève de l’information et ce qui tient de la propagande idéologique ; Exercice d’autant plus périlleux ou risqué, du fait que très peu de personnes possèdent des connaissances et un esprit critique suffisamment aiguisé pour interpréter la situation telle qu’elle est réellement, et non telle qu’elles se l’imaginent à partir d’a priori ou d’intérêts individuels inconscients.

      Si le risque de manipulation existe parce que nous ne possédons pas les connaissances requises pour décrypter chaque information, le risque est encore plus grand qu’on se manipule soi-même en privilégiant les informations officielles qui sont conçues et transmises à la population dans des buts déterminés et inavouables, dans pratiquement chaque discours on peut en déceler l’influence. Si la plupart des gens s’en foutent ou ne vérifieront pas les informations qui leur parviennent, c’est parce qu’ils disposent encore de suffisamment de moyens pour supporter le sort qu’on leur fait subir, l’homo sapiens est une espèce qui s’adapte très bien aux conditions extrêmes…

      Si maintenant une grande partie des données et des analyses, des constats présentant un intérêt viennent de courants de droite ou d’extrême droite, on devrait se demander pourquoi ou comment on en est arrivé-là… J’ai ma petite idée sur la question, mais ce serait trop long à développer ici ou ce n’est pas le lieu idéal.

      • Merci pour de vos éclaircissements. Donc nous allons devoir attendre qu homo sapiens ait faim. Ça risque de ne pas arriver si l on est nourrit de cacahuètes !! 🙂 .

  7. Et maintenant la fermeture partout ( grandes surfaces comprises ) de  » ce qui n’est pas essentiel  » décidée une nouvelle fois dans la précipitation et unilatéralement. Quel est le rapport avec la covid ? quelle est la protection envers notre santé ? quel est le lien avec la  » surcharge des hôpitaux  » d’une telle mesure.? comment une seule personne décide t elle de l’essentiel de chacun d’entre nous .? la folie , l’arbitraire , les non sens , ont remplacé tout esprit de mesure ,de reflexion et de bon sens .
    je suis d’autre part abasourdi par cette volonté d’empêcher les médecins de soigner et de prescrire en faisant appel à leur savoir et leur connaissance. Une plainte collective ne serait elle pas envisageable ?

    • Eh bien, les quilles tombent et les désillusions s’accumulent. Fidèle soutien des soignants, j’en viens à les prendre en… grippe quand j’entends sur leur compte des témoignages accablants. Des anciens stupéfaits que leurs jeunes collègues, face à la maladie (car des malades, il y en a quand même) ne pensent qu’à leur semaine de quatre jours, leurs RTT et leur peu d’envie de travailler le week-end. Voilà ce que nos gouvernements ont fait du service public en quarante ans. Le dévaloriser jusqu’à ce qu’il n’attire plus que des… Bon, restons-en là.
      Et maintenant, les commerçants. A priori, des gens que je soutenais aussi, face à la lourde concurrence de la grande distribution. Mais là, ont-ils conscience de ce qu’ils font ? Plus de livres, de jouets et que sais-je d’autre pour des gens confinés par un gouvernement de fous. Et si les restaurateurs, demain, exigeaient qu’on ne vendent plus que des rutabagas, pour que les cuisinières et les cuisiniers du « dimanche » ne leur fassent pas de concurrence déloyale ?
      Sous la houlette d’un jeune paon, la France pétainiste renaît de ses cendres, avec ses débâcles, son couvre-feu, ses discriminations et peut-être bientôt ses délateurs.
      « La patrie est comme une barque
      Qu’abandonnèrent ses haleurs
      Et je ressemble à ce monarque
      Plus malheureux que le malheur
      Qui restait roi de ses douleurs.
      Vivre n’est plus qu’un stratagème
      Le vent sait mal sécher les pleurs
      Il faut haïr tout ce que j’aime
      Ce que je n’ai plus donnez-leur
      Je reste roi de mes douleurs. »
      Louis Aragon, 1941

      • Merci pour votre sainte colère, merci pour ce poème d’Aragon qui me fend l’âme . Vos remarques complètent toujours fort bien l’article de fond du docteur Maudrux.

      • Allez, je me lance. Je ne connaissais pas ce poème, mais diantre il dit bien ce qu’il veut dire.
        J’ai cru péter un plomb quand j’ai appris la décision de notre gouvernement, qui serait hilarante si elle n’était pas aussi tragique.
        Puis j’ai compris que ce n’était pas moi qui avait pété un plomb, mais la clique à Macron. Une connerie à faire ? Attendez, bougez pas, on est là !
        Comme tu le soulignes, confinés, et en plus privés de tout. Ah, non, au fait: on a le droit de bosser, de s’entasser dans les métros et les trams, car là, c’est bien connu, y a pas de lézard (euh, pas de virus. Il ne peut pas passer les portes des bus ou des bureaux, tout le monde sait ça.)
        Ils nous ont quand même gentiment concédé le droit d’aller nous acheter à bouffer et du PQ (au fait, faut que j’aille faire des réserves, moi!). ET C’EST TOUT.
        Mais que faire ? Tout ça devient bien sombre et désespérant… J’aurais jamais cru arriver à mon âge quasi canonique pour devoir vivre tout ça…

    • Il y a encore d’autres absurdités, p.ex. la fermeture des conservatoires et autres écoles de musique. Les jeunes vont à l’école, au collège et au lycée, mais ils ne peuvent pas aller aux cours de musique, pourtant ce sont des cours individuels où ils sont moins exposés que dans une salle de classe et les claviers sont désinfectés avec une lingette avant et après chaque cours. Pire : au lieu d’aller à leur cours de musique individuel les enfants passent ce temps dans le périscolaire où ils ont bien plus de contacts.

    • C’est difficile de comprendre qu’une revue s’appelant « Prescrire » n’ait pas, sauf erreur, publié un seul article sur l’interdiction faite aux médecins de « prescrire » un médicament connu et « prescrit » depuis des dizaines d’années !

  8. Le chiffres ne sont pas si inquiétant que cela si on les regarde sans a priori. La vague actuelle est beaucoup moins intense que la vague principale. La recrudescence sans doute liée à un effet saisonnier ne l’emporte que de peu sur la montée de l’effet protecteur de l’immunité collective acquise. Le coefficient multiplicateur du nombre de morts d’une semaine sur l’autre ne dépasse pas beaucoup 1 alors qu’au plus fort de la première vague il dépassait 6. Au rythme de l’apparition de nouveaux positifs (qui vont presque tous s’ajouter à la population déjà immunisée), il est fort possible que la vague s’éteigne très vite. J’ai tenté de synthétiser les donnée (issues de GEODES) dans https://jcbwordpresscom.wordpress.com/2020/11/01/covid-19-point-au-31-10/

    • Ce qui se passe, me semble-t-il, était prévisible avec l’arrivée du lot de maladies infectieuses habituelles en hiver. Les « rassuristes » comme les appellent des gens infects, ne se sont pas assez prémunis contre cette évolution logique – en l’annonçant pour désamorcer la bombe – et le camp du Paracétamol saute sur l’occasion. Mais je crois que le pays presque tout entier est plus circonspect que la première fois. Pour que ce confinement désastreux passe, il faudra une vraie catastrophe, ou des bidouilleurs de chiffres géniaux. Rien qu’en pensant à toutes les professions qui font une grosse partie de leurs CA sur la fin d’année (déjà bousillée, quoi qu’il arrive) j’en ai des sueurs froides.

    • Depuis 11 jours, on est sur un rythme moyen de 45 000 nouveaux cas, le plus fort étant le 25/10 avec 52 000. Plus de nouveaux cluster depuis 48 H (mais organisation stoppée par le confinement ?). Est-on sur le sommet de la vague, ayant débuté avant confinement ? Si c’est le cas ils diront que c’est grâce à eux, alors que c’est trop tôt pour l’efficacité du confinement.

  9. Encore merci pour l’important travail réalisé dans ce blog que j’ai d’ailleurs transmis au député de la Dordogne LRM Michel Delpon . Qu’en fera t il ? je n’en sais rien mais a minima il ne pourra ignorer son existence. Je lui ai fait remarquer qu’entre le doliprane et l’hopital le gouvernement n’ouvrait aucune option et muselait les généralistes qui n’osent pas pour la plus part contrarier la doxa.
    Une question : nous parlons, ils parlent de morts mais de quoi ces personnes sont elles mortes, quel âge avaient elles ? avaient elles d’autres pathologies ? Où trouver des infos précises ? Il n’est pas anormal de mourir passé 90 ans même si ce n’est évidemment pas une excuse !! mais comment relativiser ces chiffres trop globaux pour être interprétés. Bruts et sans nuance ils peuvent faire peur mais qu’en est il réellement ,
    Encore merci

    • Il y a beaucoup de décès étiqueté Covid, qui ne devraient pas l’être. J’ai une tante décédée du Covid, à 96 ans. A cet âge, comme vous le dites, il est classique de mourrir. Cela aurait pu être une mauvaise chute, une grippe, un AVC,.. c’était un Covid, et pour la famille une cause comme une autre, ni plus, ni moins. Maintenant il est souvent difficile de donner la première cause : un covid, fragile du coeur et qui fait un infarctus, quelle cause doit être déclarée : infarctus ou Covid ? Peut-être qu’il l’aurait fait sans Covid, peut être que le Covid a accéléré ce qui allait arriver, peut-être qu’il a déclenché. 12 000 morts dans les Ehpad ? Statistiquement ces 12 000 décès auraient eu lieu dans les 3,5 ans, durée de vie moyenne des pensionnaires. Aujourd’hui plus de morts, demain moins, bilan dans 3,5 ans neutre.

      • Pour aller dans votre sens, je lisais hier sur un torchon quelconque (on ne peut plus appeler ça des infos, ni des journalistes ceux qui les écrivent) une liste des personnalités décédées du Covid. Le chanteur Christophe y était, alors que sa famille s’était insurgée contre cette classification, en expliquant qu’il est mort de l’emphysème qu’il traînait depuis des années. Un exemple entre mille…
        Pour ma part, j’attends les chiffres de l’INSEE sur le nombre réel de décès de 2020, qui hélas ne sera pas disponible avant mars 2021, je suppose. On va avoir de sacrées surprises…

    • Canada
      29 Octobre 2020
      Extrait du point de presse du premier ministre François Legault, du ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, et du directeur national de santé publique, Dr Horacio Arruda
      https://twitter.com/i/status/1322541686598324226
      Le directeur de la Santé du Canada est clair et donc en France nous pouvons considérer que le système comptable est identique.

      D’autre part, d’après un reportage sur une chaine d’infos Fr, dans un laboratoire d’analyses de sang, le responsable du centre disait que l’analyse des tests PCR étaient réalisées à 50 cycles.

      La conférence de presse dans son entier :
      https://www.youtube.com/watch?v=p7MnRNa1Qww

    • Vous avez raison, il faut envoyer des arguments aux députés. Je l’ai déjà fait plusieurs fois, si on est des dizaines de milliers à le faire ça peut faire bouger.

    • « Ici, deux hypothèses sont plausibles au regard des éléments que nous venons de présenter et des chiffres de la mortalité : soit il y a un amalgame de toutes les viroses respiratoires aigües qui chaque année font imploser nos hôpitaux, soit les autres pathologies virales ont disparu, sont parties en vacances ou se sont confinées en présence du SARS-Cov-2. A vous de choisir, quelle hypothèse est la plus simple et la plus plausible. »
      >>https://youtu.be/UkbNeXIQ6cc
      cf francesoir.fr/et-si-la-deuxieme-vague-netait-que-la-houle-des-viroses-respiratoires-saisonnieres?

    • Comme j’ai dit dans un autre commentaire, l’INSEE publie les chiffres des dèces annuels, et également les répartitions par cause de la mort, mais pour avoir ces infos pour 2020, il faudra attendre à peu près mars 2021. Le site n’est pas toujours aisé à naviguer, mais tout y est.

  10. En ce jour de la Toussaint, on pourrait s’intéresser à l’article 50 du décret n°2020-1310 du 29 octobre. « Eu égard au risque sanitaire que présente le corps de défunts atteints ou probablement atteints du covid-19 au moment de leur décès: (…) 2° Les défunts atteints ou probablement atteints du covid-19 au moment de leur décès font l’objet d’une mise en bière immédiate. »
    Vous n’êtes pas sans savoir qu’un virus a besoin des cellules hôtes vivantes pour se multiplier, et qu’il est assez rare qu’un mort éternue impoliment au visage de ses proches venus lui dire adieu. De sorte qu’à moins que papy ne roule une longue pelle à mamie défunte en souvenir de la robe légère qu’elle portait à la fin des années folles, le risque de contagion par le SARS-Cov-2 est inexistant. Le but de l’article 50 est donc forcément ailleurs.
    L’article R2213-20 du Code général des collectivités territoriales prévoit qu’ « il est procédé à la fermeture définitive du cercueil », de sorte qu’une ouverture sans autorisation judiciaire se heurterait à la sanction prévue par l’article 225-17 du Code pénal. Il est évident dans ces conditions que la mise en bière immédiate donne le prétexte idoine au directeur de l’hôpital pour faciliter son refus d’une autopsie médicale sur lequel il sera impossible de revenir. Comme on sait qu’une autopsie médico-légale nécessite, elle, la décision du procureur, invariable agent empressé du pouvoir, l’article 50 du décret du 29 octobre fait bien obstacle à ce que les familles puissent vérifier que le décès de leur proche ne soit pas de cause iatrogène: injection létale de Rivotril, intubation forcée non indiquée, surinfection bactérienne sans couverture antibiotique, infection nosocomiale favorisée par des changement de draps peu fréquents, etc.
    On ne pourra que recommander aux familles d’être très vigilantes sur la moralité de l’établissement hospitalier où se trouvent leur proche, particulièrement si les médecins qui y travaillent se sont illustrés en déversant régulièrement sur les ondes la propagande d’une maladie très grave.

  11. Bonjour tout le monde et merci encore Docteur Maudrux. Un des points frappant de votre article est le sacrifice de millards de l economie française contre 50 a 100 millions d euros qu auraient couté des lits supplémentaires. L absurde, la mauvaise volonté, le ridicule domine la France par le biais de ce gouvernement.

  12. A la fin d’année il va falloir s’inspirer de l’ex URSS pour les stats.
    A force de gonfler les morts covid 19, il aura aucun mort cause cancer ou
    cardiovasculaire. EM est un messie!

    • merci mais le lien youtube correspond à votre interview sur le « Le courrier des stratèges  » pas à celle d’Eric Verhaeghe

      • C’est la même, mise par Verhaeghe sur Youtube et sur Face de bouc. La seconde a été censurée après 2 jours.

        • désolé, je croyais qu’il s’agissait d’une autre interview, mais OK sur Youtube la votre est bien accessible, et heureusement !
          et Eric Verhaeghe a aussi interviewé l’avocat Di Vizio à qui D.Raoult a demandé d’intervenir suite au refus de l’ANSM pour la RTU de l’HCQ.
          https://www.youtube.com/watch?v=t7gxc7HJQio

  13. «Un aveu de faiblesse » dites-vous ? C’est bien plus que cela.

    Tout le monde a semble-t-il oublié l’épisode du soir du 10 mai 2017, au cours duquel devant des témoins Macron se fit sermonner par son épouse-mère parce qu’il voulait des chocolats : « Non, je ne veux pas que tu manges ces saloperies ». Obéissant, il lança un « Oh bah merde… Donnez moi de l’eau alors ». Quel pantin !

    C’est une marionnette sans pouvoir ou un monarque sans couronne, ce n’est pas lui qui gouverne. Je ne m’exprimerai pas sur ce sujet. Je constate simplement que chacun rechigne à ne pas désigner ceux qui tirent les ficelles, mais que petit à petit il va y en avoir de plus en plus qui y viendront. Autrefois on disait qu’il fallait appeler un chat un chat, de nos jour on n’ose plus par crainte de réactions violentes venant de toute part. Nombreux sont ceux qui en viennent à s’autocensurer. Céder à cette pratique fait le jeu du totalitarisme.

    Entre nous, c’est quand même une question de vie ou de morts pour des dizaines de milliers de personnes en France, beaucoup plus ailleurs, cela devrait faire réfléchir. On dit aussi qu’il n’y a rien de pire que de ne pas aller au bout d’une analyse qui sème doute et désespoir, et bien pire encore. Quelques éléments pour essayer d’aller de l’avant.

    Discours prononcé par John Swinton, éditorialiste en chef du New York Times, devant ses journalistes au dîner organisé à l’occasion de son départ du journal en 1870. Source du texte anglais : http://en.wikiquote.org/wiki/John_Swinton

    – « La presse indépendante n’existe pas en Amérique en dehors des villes de province. Vous êtes tous des esclaves. Vous le savez, et je le sais. Aucun d’entre vous n’ose honnêtement exprimer son opinion. Si vous l’exprimiez, vous sauriez d’avance qu’elle ne serait jamais publiée. Je suis payé 150 $ pour laisser mes propres opinions à la porte d’entrée du journal pour lequel je travaille. Vous autres également, êtes payés pour faire la même chose. Si je permettais la publication des opinions honnêtes dans un tirage de mon journal, je me retrouverai dans la même situation qu’Othello dans les 24 heures. La personne qui serait assez idiote pour écrire ses propres opinions serait jetée à la rue et devrait se chercher un autre travail. L’activité d’un journaliste de New York consiste à déformer la vérité, à mentir catégoriquement, à pervertir, à diffamer, à se prosterner devant Mammon, à vendre son pays et sa race contre son pain quotidien, ou ce qui revient au même, contre son salaire. Vous savez tout-ceci et je le sais également. Quelle sottise que de porter un toast à la « presse indépendante » ! Nous sommes les instruments et les vassaux des hommes riches qui demeurent dans la coulisse. Nous sommes des marionnettes. Ils tirent les ficelles et nous dansons. Notre temps, nos talents, nos vies, nos capacités, toutes ces choses sont la propriété d’autres hommes. Nous sommes des prostituées intellectuelles ».

    Un peu plus d’un siècle plus tard, en 1991, David Rockefeller déclarera à la Commission Trilatérale :

    – « Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés. »

    La marionnette est complète.

  14. 400 000 morts est un chiffre totalement invraisemblable, Les USA et le Brésil, réunis atteignent aujourd’hui le total de 390 000 morts sur 10 mois d’épidémie avec une population qui fait au total 8 fois la population française. Les US ont aussi connu une flambée de cas sur la deuxième partie de la « vague » mais la mortalité y a été bien inférieure (On voit également le même phénomène au Canada et dans la plupart des pays européens y compris en France). Certes Macron, Véran et Salomon et leurs conseillers sont capables du pire mais à ce point cela parait difficile, par ailleurs le taux de réanimation par rapport aux hospitalisés est bien inférieur à ce qu’il était en mars avril. A noter également que la mortalité à l’hôpital qui était à 26% au pic d’avril se maintient aujourd’hui vers 17% (la maladie est moins grave et/ou on soigne mieux).
    Enfin avec 1/3 de la population, les 3 régions Hauts de France, IDF et Rhône Alpes fournissent plus de la moitié des hospitalisations et des réas

  15. Les « 400 000 morts » me semblent être la partie la plus contestable de toutes. Héritée des modélisations de Neil Fergusson, cette donnée reprise par Macron, Véran et Cie est la source de tous nos malheurs. Sur ce blog, j’ai posté deux ou trois interventions justes sur le fond, mais qui avaient un biais (sur l’utilisation du taux de mortalité). Croyez-moi, j’en ai mal dormi deux ou trois jours, même si l’approche chiffrée de ce genre de choses n’est pas mon métier. Après réflexion et labeur, me voilà en mesure de présenter une thèse qui tient la route.
    1) Pour commencer, reprenons l’exemple du cancer du pancréas, dont le taux de mortalité, sur cinq ans, est proche de 100%. Quelque soit le nombre de cas, le résultat sera le même : 100% de décès, parce qu’à ce jour, il n’y a pas de formes bénignes de la maladie.
    2) La Covid-19, au contraire, est majoritairement composée de cas allant entre bénins et modérés. Du coup, plus le nombre de cas augmente, plus le taux de létalité diminue. De 15% en mars, il est passé à 3,4% aujourd’hui, pour un nombre de cas confirmés multiplié par 5. Pour que cette tendance s’inverse, il faudrait que ce coronavirus garde sa contagiosité et devienne beaucoup plus létal, par exemple jusqu’à 50%, comme le virus Ebola.
    3) Est-il possible de calculer le taux de létalité final ? Précisément, non, mais dans les conditions actuelles (j’insiste sur ce point), il est impossible qu’il soit de 1% le jour où on en serait à 40 000 000 de « contaminés ».
    4) Jusque-là on sait que ce virus a des cibles bien précises. En réalité, il faudrait parler de « terrains favorables » (pour lui), mais ne chipotons pas. Pour arriver à 400 000 morts, il faudrait que la Covid-19 tue environ la moitié des résidents des Ehpad (720 000 personnes), or, nous en sommes encore très loin (autour de 20 000 décès). Dans cet ordre d’idées, l’autorisation de visites (que j’approuve humainement) est une incohérence de plus. Quand on confine des gens jeunes qui ne risquent rien, comment peut-on continuer à exposer les « cibles » prioritaires. D’autant plus que le « strict respect des consignes sanitaires » (dixit Macron) est une illusion, on le voit avec chacune des mesures improductives que prend ce gouvernement.
    Sinon, merci pour cet article, qui met parfaitement les choses au point. En ce qui me concerne, j’estime qu’un Président qui malmène à ce point la réalité pour imposer ses vues est un danger pour ce pays.

    • 2) Vous faites erreur. Si le nombre de cas augmente et que la proportion de cas bénins et graves reste identique il n’y a aucune raison que le taux de létalité diminue quand le nombre de cas augmente. C’est juste mathématique. Alors pourquoi est-on passé de 15 % en mars (en passant à 19 % en Avril) pour diminuer ensuite à 3,4 et même 2,8 aux dernières nouvelles. Tout simplement parce que la base de calcul n’est pas la même. Le taux de létalité c’est le % de décès parmi les malades. Jusqu’en mai ce taux était calculé en rapport avec le nombre de vrais malades, ceux qui avaient des symptômes. Ensuite il a été calculé en fonction du nombre de cas positifs des tests PCR, ce qui n’est pas du tout la même chose vu que ce test ne dit pas si les patients sont malades !!! il ne fait que relever des traces de virus. Ou en inventer, tout dépend du nombre d’amplifications (CT) qui est soigneusement tenu secret. Donc on augmente considérablement la base de calcul avec des gens qui ne sont pas malades, par l’explosion du nombre de tests et par tricherie sur le CT qu’on refuse de nous donner. C’est aussi ce qui fait bondir le taux d’incidence pour justifier les mesures contraignantes. C’est typiquement une escroquerie.

      • J’ajoute concernant le taux final qu’il est sans doute autour de 0,6% ce qu’obtient Raoult avec son traitement. Et lui a toujours utilisé le nombre de vrais malades comme référence.

      • En fait, nous disons très exactement la même chose. La source de confusion, c’est la définition du terme « cas ». Dans mon raisonnement, j’adopte celle du gouvernement. L’important, c’est que la cohorte de gens susceptibles de mourir n’augmente pas en fonction du nombre de dépistés (âge médian 84 ans, comorbidités, etc.) En revanche, votre taux, 0,6% est énorme si vous l’appliquez à 40 000 000 de contaminés (240 000 morts). Dans ce cas, Macron et Véran auraient presque raison. Je suppose donc que vous l’appliquez uniquement aux cas graves, mais comment les déterminez-vous ?
        Cordialement
        PS : Dire qu’on en est réduits à discuter de taux de létalité un dimanche soir… Je ne sais pas si vous avez vu, mais Véran en est déjà aux menaces, si on « ne respecte pas » son foutu re-confinement. Voilà qui confirme mes remontées : après des mois à entendre crier au loup sans raisons, presque tout le monde s’en fout. Avez-vous le même sentiment ? Et d’autres intervenants ?
        L’ennui, c’est qu’à ce rythme et avec ces dingues, nous finirons avec l’armée dans les rues.

        • Non, les 0,6% de décès sont en référence aux vrais malades avec des symptômes, qui viennent consulter parce que ça ne va pas bien. Pas aux contaminés sans symptômes ou aux supposés contaminés.
          Concernant Véran, mon opinion c’est que tout cela est voulu dans le but de réduire fortement notre économie, nos consommations, nos déplacements. On est en pleine idéologie écologique, pour sauver la planète, d’où la même tendance partout dans le monde. Et les idéologies se moquent totalement des dégâts humains. D’ailleurs comme ils disent la surpopulation est un grand danger … donc …
          Bon, les gens commencent à s’organiser, les actions judiciaires pour mise en danger de la vie d’autrui commencent à apparaître. Voir ce que raconte l’avocat de Raoult.

  16. Notre Président a bien entendu les bons chiffres et il est évident que le conseil de défense a du lui rapporter l’ensemble des avis divergents. Je n’arrive donc pas à comprendre ses décisions. Les chiffres annoncés sont en effet faux ou biaisés. Un confinement qui conduit à la ruine des Français et de l’économie nationale.
    Les traitements, peu en parlent. HCQ peu fiable. Peut être mais pourquoi, la bloquer ? Pourquoi déresponsabiliser les généralistes ? Hopital privé pourquoi le mettre de coté ? Indicateurs changés selon les phases de l’épidémie, communication anxiogène, … quel objectif ?
    Personnelllement je tourne en rond et je ne comprends pas. Juste de la corruption ? Limite de la bureaucratie et de l’énarchie ? Mélange des deux ? j’ai personnellement du mal à y croire et je ne peux conclure. Je suis ainsi triste et angoissé faute de réponse. Qui croire ? Est-ce le Great reset ? Merci en tout cas pour votre blog qui a le mérite de présenter vos analyses, vos doutes et interrogations.

    • En dramatisant la situation aujourd’hui il pourra se poser en sauveur de la nation lors de la prochaine campagne électorale : « C’est grâce à mes décisions que la France n’a pas eu 400.000 morts ! ». La manipulation est grossière, mais avec l’appui massif des media et le manque d’information et d’esprit critique de la population elle a toutes les chances de fonctionner.

  17. Son intervention était un pur exercice de communication. Il n’a pas expliqué les vraies raisons de sa décision et je suis persuadé que sa première préoccupation est de se protéger lui-même avant de protéger la population : il a ouvert un parapluie à larges bords et à structure renforcée pour que personne ne puisse lui reprocher plus tard de n’en avoir pas fait assez.

    • Les équipes « faibles jouent la montre ». Dans ce Poker Menteur présidentiel ce sont les français qui assument le coût de la table de jeu aujourd’hui. Ils assumeront le prix du mensonge d’un croupier voleur qui possède une armada de bonimenteurs à sa solde. Sous évaluer l’adversaire est un risque que Macron prend mais qu’il n’assumera pas. Macron a peur. Il prépare sa fuite, pas même sa sortie…un lâche !

  18. Le baratin le plus impressionnant possible sur un sujet dont on ne connaît strictement rien est le nec plus ultra du « grand oral »de sciences po/ENA

    • Merci pour cette bonne analyse. Ceux qui pensent que Dolad plaisante se trompent, c’est malheureusement exact. En 2 ans d’études, stage compris, on ne peut tout apprendre sur tout, alors on apprend à le faire croire, le point culminant étant ce grand oral.

      • Je confirme. Ayant hélas fréquenté quelques énarques, c’est exactement ça. Et c’est de cette façon que Macron aborde une allocution.

    • Exact, rien de nouveau: Macron met en scène « le jugement du fil » de Voltaire. Relisez le, et rappelez vous que c’est lui qui part avec la pièce d’Or.

  19. A propos de chiffres, il est rassurant de comparer la mortalité totale(en rouge), qui a peu changé depuis 2015, avec la mortalité attribuée au covid-19 (en noir).
    https://i.goopics.net/478AZ.jpg
    Une telle illustration (décès mensuel) n’est JAMAIS utilisé par les médias ou par la communication du gouvernement: la panique et la terreur risqueraient de s’amoindrir.

      • Une seule réponse à votre question, le réchauffement climatique, d’ailleurs c’est la même courbe…

      • L’âge avancé de nos baby boomers ? La population vieillie et ça ne lui fait pas du bien….. La vie c’est la mort. 😉

      • Merci pour votre lien.
        J’ai complété ma figure sur les mortalités:
        https://i.goopics.net/dEwNO.png
        https://i.goopics.net/w8Aoy.jpg
        Il faut éviter de se laisser distraire par des différences (anecdotiques pour la mortalité totale) de quelques dizaines de décès, la réalité au 1 novembre 2020 c’est que les décès étiquetés « COVID » correspondent à environ 7% des décès totaux, mais la mortalité en 2020 (janvier-octobre) n’a augmenté que de 3 %.
        La panique (réelle ou jouée) et les mesures extrêmes (délirantes?) que prend notre gouvernement ne me semblent donc pas justifiées.

  20. Sauf que les cas sont en réalité des positifs des tests PCR avec un CT exagéré (autour de 50) qui donne énormément de faux positifs, donc pas de vrais malades. Quant aux vrais positifs, il semble qu’ils le sont aussi avec d’autres coronavirus (les amorces sont larges …), tous les petits rhumes de la saison vont passer covid. Idem pour les hospitalisations et les décès abusivement estampillés covid, les témoignages sont fréquents sur internet. La fameuse seconde vague semble être artificielle pour une bonne partie.
    Et puis toujours ce refus de traitement avec les médicaments connus ce qui contribue à la surcharge des hôpitaux. A quoi bon aller chez le généraliste qui de toute façon va prescrire du paracétamol qu’on a déjà à la maison, autant aller directement à l’hôpital. D’autant plus que c’était déjà le cas avant, au vu du nombre important de tousseurs et cracheurs qui encombraient la salle d’attente quand j’y emmenais mon père âgé après une chute que le généraliste ne pouvait pas prendre en charge ou n’avait pas le temps. Pensez donc, faire des points de suture, on ne fait plus, et puis il a peut-être autre chose … hop aux urgences.

  21. « Le Président et les chiffres » et les mots : « Les soignants à l’hôpital, jouent évidement dans ce contexte un rôle essentiel, mais nous avons besoin des médecins de ville, des infirmiers, des pharmaciens, de tous les acteurs du médicosocial, de tous les professionnels de santé de ville pour assurer une prise en charge précoce des patients dès les premiers symptômes pour éviter que ne se développent des formes complexes. » Discours du 28 octobre 2020.

      • Vous questionniez dans un précédent billet pourquoi ne pas faire confiance aux médecins. Seulement le rôle des autorités n’est pas de faire confiance, les autorités autorisent, obligent ou interdisent, et assurément de façon technicienne, utilitaire, car leur rôle est de gérer les populations dans le cadre de la stratégie qu’elles ont choisie (ou qu’elles appliquent, le pouvoir quel qu’il soit, n’est au fond qu’un moyen). Ces autorités ont donc recours aux médecins quand elles estiment que ceux-ci leur sont utiles dans un cadre bien défini. Par exemple, quand sera venue l’heure, elles autoriseront les médecins à vacciner la population, au moins pour la compter ou servir de relais car un vaccin sera probablement conçu pour être facilement auto-injecté.
        Pour l’instant, il semble qu’il soit très utile aux autorités d’interdire aux médecins de ville de prescrire, chercher des traitements, chercher à soigner les gens, de ne les autoriser qu’à renseigner les fichiers administratifs, à confiner les gens avec du doliprane (pour lequel apparemment les autorités n’ont pas estimé utile d’en faire vérifier le rapport bénéfice/risque), à les faire tester et à les adressés à l’hôpital public, c’est-à-dire administré par elles-mêmes. Je ne vous apprends rien et vous aurez aussi remarquer, au-delà du champ sanitaire, de la santé de chacun d’entre nous, qu’elles gèrent aussi désormais directement (c’est-à-dire qu’elles ont pris le contrôle de) la plupart de l’économie réelle, salaires et revenus d’exploitation, les moyens de subsistance de millions de personnes. Quand estimeront-elles qu’il leur sera utile de prendre le contrôle de notre propriété privée ? Comme contrepartie au moment de « négocier  l’annulation » de la dette collective colossale qu’elles ont conclue avec les banques en notre nom ? Les autorités contrôlent aussi notre liberté de circuler et de nous rencontrer.
        Vous voyez Docteur, les faits nous montrent que les autorités ne font pas plus confiance aux médecins de ville qu’à personne. Si elle n’est exprimée que dans les discours, la confiance étant une réciprocité c’est pour obtenir celle de qui l’écoute, obtenir une adhésion. Les autorités cherchent aussi, par le discours médiatisé, à utiliser la pensée et donc les intentions. Toujours l’utilité. Toujours froide avec des conséquences de plus en plus invasives.
        La question reste. Elle devient juste : pourquoi les autorités décrètent, dans les faits, l’inutilité de l’exercice de la médecine de ville pour soigner une certaine maladie quand elles estiment utile, en même temps, si j’ose dire, d’annoncer en grandes pompes que cette maladie est en train de provoquer une catastrophe sanitaire imminente par manque de capacité humaine et matérielle ? Chacun, comme on peut le lire ici aussi et je vous en remercie, ira de sa spéculation. Personnellement, la question me ramène sur une autre, qui s’intéresse au comment plutôt qu’au pourquoi, une question philosophico-politique, lié au vieux débat liberté vs sécurité. Je ne parle pas de sa traduction juridique interprétable à souhait, le principe de précaution, au nom duquel déjà depuis le printemps 2020, l’individu est considéré responsable d’être un potentiel porteur du coronavirus 2019, ce que nous sommes tous. Je m’interroge : lequel, de notre instinct de liberté ou de notre esprit sécuritaire, domine t-il chez chacun de nous ? Ou plus précisément quels sont ces moments lors desquels l’un prend le pas sur l’autre en nous ?

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